- OudemiaBon génie
J'ai terminé Que reviennent ceux qui sont loin, de Pierre Adrian, que je mets en 12, pour la Bretagne :le narrateur a passé tant de temps dans cette maison de vacances, qui a été celle de sa mère, de ses grands-parents, qu'il se sent du pays, bien différent des "Parisiens" et, encore plus, des "touristes". Il pense aux années de son adolescence, en cet été où il passe de la catégorie de cousin à celle d'oncle. On ne sait pas grand-chose de lui, en dehors de son attachement à la maison, aux souvenirs. Il s'ajoute un élément dramatique pas indispensable, mais qui rappelle que la vie est fragile.
Je n'ai pas été assidue à relever les titres présentés ce dernier mois, et en ce moment je n'ai pas le temps de rattraper le retard
Mais je tiens à jour de nouveau la liste depuis le 25 juin, pour le 7e mois du Défi
Je n'ai pas été assidue à relever les titres présentés ce dernier mois, et en ce moment je n'ai pas le temps de rattraper le retard
Mais je tiens à jour de nouveau la liste depuis le 25 juin, pour le 7e mois du Défi
- *Ombre*Grand sage
nicole 86 a écrit:*Ombre* a écrit:Pour l'item livre publié une année bissextile (1950), j'ai lu Comme une gazelle apprivoisée, de Barbara Pym, l'autrice mascotte de cette édition 2024 du défi. En gros, c'est l'histoire de deux soeurs vieilles filles toquées de vicaires. C'est surtout un portrait tout en finesse d'une population villageoise de l'Angleterre des années 50. Je suis décidément contente d'avoir découvert cette autrice. J'ai Moins que les anges qui m'attend, encore.
1950 n'est pas une année bissextile ( 1950 n'est pas divisible par 4).
Même si on arrondit ? Bon, tant pis, j'échange avec l'autre Barbara Pym, en tirant un peu sur l'item, puisque je dois prendre en compte la publication de mon édition française en 2004, et je mets la gazelle dans l'item Automne, car ces demoiselles arrivent à l'automne de la vie et entament les bilans avec une certaine mélancolie propre à cette saison.
- MalagaModérateur
Pour le défi 27. Un livre dont le titre contient un nom de fruit ou de légume, j'ai lu Un petit goût de noisette de Vanyda.
Le résumé : ce roman graphique raconte quelques courtes histoires amoureuses ou plutôt quelques fragments d’histoires d’amour entre différents personnages âgés d’une vingtaine d’années. Petit à petit, on comprend les liens qui unissent chacun d’entre eux.
Mon avis : j’avoue être restée en dehors de toutes ces histoires. La première, celle qui donne le titre à cette bande dessinée, est sans doute celle qui m’a le plus émue. Mais les autres m’ont peu intéressée. Les dessins restent très beaux et poétiques cependant.
Pour le défi 28. Ombre et lumière, j'ai lu Ne vois-tu rien venir ? d'Amélie Antoine.
Le résumé : une année dans une classe de 3e d’un collège ordinaire. Orlane est une nouvelle élève et elle est rapidement prise en grippe par Sarah, jeune fille populaire qui va la harceler toute l’année.
Mon avis : ce roman alterne le point de vue d’Orlane et de Sarah. L’écriture est assez typique d’un roman pour adolescent donc plutôt simple. L’histoire est assez pesante car on sent venir le drame, on le redoute et l’atmosphère devient de plus en plus irrespirable, à l’image de l’état d’esprit d’Orlane. La fin est dure, le roman globalement est dur mais fort. Je pense que je garderai longtemps en mémoire ces deux personnages. Je ne peux pas dire que j’ai pris plaisir à le lire, notamment car j’ai des enfants dont l’âge se rapproche de celui des personnages du roman mais je comprends pourquoi il a été recommandé par Eloah.
Le résumé : ce roman graphique raconte quelques courtes histoires amoureuses ou plutôt quelques fragments d’histoires d’amour entre différents personnages âgés d’une vingtaine d’années. Petit à petit, on comprend les liens qui unissent chacun d’entre eux.
Mon avis : j’avoue être restée en dehors de toutes ces histoires. La première, celle qui donne le titre à cette bande dessinée, est sans doute celle qui m’a le plus émue. Mais les autres m’ont peu intéressée. Les dessins restent très beaux et poétiques cependant.
Pour le défi 28. Ombre et lumière, j'ai lu Ne vois-tu rien venir ? d'Amélie Antoine.
Le résumé : une année dans une classe de 3e d’un collège ordinaire. Orlane est une nouvelle élève et elle est rapidement prise en grippe par Sarah, jeune fille populaire qui va la harceler toute l’année.
Mon avis : ce roman alterne le point de vue d’Orlane et de Sarah. L’écriture est assez typique d’un roman pour adolescent donc plutôt simple. L’histoire est assez pesante car on sent venir le drame, on le redoute et l’atmosphère devient de plus en plus irrespirable, à l’image de l’état d’esprit d’Orlane. La fin est dure, le roman globalement est dur mais fort. Je pense que je garderai longtemps en mémoire ces deux personnages. Je ne peux pas dire que j’ai pris plaisir à le lire, notamment car j’ai des enfants dont l’âge se rapproche de celui des personnages du roman mais je comprends pourquoi il a été recommandé par Eloah.
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J'utilise des satellites coûtant plusieurs millions de dollars pour chercher des boîtes Tupperware dans la forêt ; et toi, c'est quoi ton hobby ?
- lagoulueNiveau 8
Lecture 23 : item 42 : Géométrie (terme géométrique dans le titre) : Dans le grand cercle du monde, de Joseph Boyden
C’est un livre que j’avais acheté l’an passé sur les avis d’une néo dans le défi lecture précédent (pour l’item XVIIe siècle), mais que finalement je n’avais pas eu le temps de lire. Je n’ai pas voulu rater l’occasion de le faire cette fois avec cet item « géométrie » (même si dans le titre d’origine le mot cercle n’y est pas ; le vrai titre est The Orenda, désignant un pouvoir magique auquel croient les Indiens).
L’histoire se déroule donc au XVIIe, au Canada, parmi un peuple Indien, les Wendats (qui sont des Hurons). Nous suivons, sur plusieurs années, trois personnages, qui prennent tour à tour la parole : un « Corbeau » (sont ainsi désignés les jésuites), le père Christophe, venu pour évangéliser les Sauvages ; un chef Indien, Oiseau ; et Chutes-de-Neige, une jeune prisonnière d’une autre tribu (iroquoise) qui devient sa fille.
C’est franchement un livre très intéressant, bien raconté et bien construit (avec une fin proprement épique).
J’aime assez le commentaire de la 4e de couverture, qui dit : « Un livre […] dont la teneur historique n’exclut aucune des questions contemporaines que sont la place du commerce, la prégnance de la foi ou la cohabitation des cultures. ».
J’ai pour ma part beaucoup aimé les choses liées à l’évangélisation et au personnage (incroyable) du père Christophe, notamment la « poésie » dont celui-ci doit faire preuve pour faire passer les concepts de sa religion.
Mention spéciale à la 1re de couverture (un trompe-l’œil montrant une tête de profil gauche, hérissée d’une espèce de coiffe de plumes ; plumes qui s’avèrent être aussi celles d’un oiseau dans son vol).
C’est un livre que j’avais acheté l’an passé sur les avis d’une néo dans le défi lecture précédent (pour l’item XVIIe siècle), mais que finalement je n’avais pas eu le temps de lire. Je n’ai pas voulu rater l’occasion de le faire cette fois avec cet item « géométrie » (même si dans le titre d’origine le mot cercle n’y est pas ; le vrai titre est The Orenda, désignant un pouvoir magique auquel croient les Indiens).
L’histoire se déroule donc au XVIIe, au Canada, parmi un peuple Indien, les Wendats (qui sont des Hurons). Nous suivons, sur plusieurs années, trois personnages, qui prennent tour à tour la parole : un « Corbeau » (sont ainsi désignés les jésuites), le père Christophe, venu pour évangéliser les Sauvages ; un chef Indien, Oiseau ; et Chutes-de-Neige, une jeune prisonnière d’une autre tribu (iroquoise) qui devient sa fille.
C’est franchement un livre très intéressant, bien raconté et bien construit (avec une fin proprement épique).
J’aime assez le commentaire de la 4e de couverture, qui dit : « Un livre […] dont la teneur historique n’exclut aucune des questions contemporaines que sont la place du commerce, la prégnance de la foi ou la cohabitation des cultures. ».
J’ai pour ma part beaucoup aimé les choses liées à l’évangélisation et au personnage (incroyable) du père Christophe, notamment la « poésie » dont celui-ci doit faire preuve pour faire passer les concepts de sa religion.
Mention spéciale à la 1re de couverture (un trompe-l’œil montrant une tête de profil gauche, hérissée d’une espèce de coiffe de plumes ; plumes qui s’avèrent être aussi celles d’un oiseau dans son vol).
- StephieNiveau 5
Bonjour à tous, je reviens valider ma 35e participation. J'ai peu lu ces derniers temps, finissant moi-même l'écriture d'un roman et harassée par l'actualité politique et enseignante.
Et le peu que j'ai lu ne rentrait pas dans les items du défi.
16. Un livre publié chez Sabine Wespieser Éditeur. Ce genre de petites choses de Claire Keegan : Noël approche et Furlong, le vendeur de bois et de charbon de la commune est débordé. Déjà père de cinq filles, il ne va pas pouvoir rester de marbre à la misère d'une jeune fille exploitée par le couvent du coin et qui le renvoie à sa propre enfance.
J'ai mis trois jours à lire ce minuscule livre, certes bien écrit, mais dont la lecture m'a profondément ennuyée.
Et le peu que j'ai lu ne rentrait pas dans les items du défi.
16. Un livre publié chez Sabine Wespieser Éditeur. Ce genre de petites choses de Claire Keegan : Noël approche et Furlong, le vendeur de bois et de charbon de la commune est débordé. Déjà père de cinq filles, il ne va pas pouvoir rester de marbre à la misère d'une jeune fille exploitée par le couvent du coin et qui le renvoie à sa propre enfance.
J'ai mis trois jours à lire ce minuscule livre, certes bien écrit, mais dont la lecture m'a profondément ennuyée.
- AphrodissiaMonarque
*Ombre* a écrit:nicole 86 a écrit:*Ombre* a écrit:Pour l'item livre publié une année bissextile (1950), j'ai lu Comme une gazelle apprivoisée, de Barbara Pym, l'autrice mascotte de cette édition 2024 du défi. En gros, c'est l'histoire de deux soeurs vieilles filles toquées de vicaires. C'est surtout un portrait tout en finesse d'une population villageoise de l'Angleterre des années 50. Je suis décidément contente d'avoir découvert cette autrice. J'ai Moins que les anges qui m'attend, encore.
1950 n'est pas une année bissextile ( 1950 n'est pas divisible par 4).
Même si on arrondit ? Bon, tant pis, j'échange avec l'autre Barbara Pym, en tirant un peu sur l'item, puisque je dois prendre en compte la publication de mon édition française en 2004, et je mets la gazelle dans l'item Automne, car ces demoiselles arrivent à l'automne de la vie et entament les bilans avec une certaine mélancolie propre à cette saison.
Il me semble qu'on en avait discuté: l'année de la publication en édition française est acceptée évidemment puisque c'est l'édition dans laquelle on lit le livre (sauf si tu l'as lu en version originale et là, ce serait étrange )
@stefie, bravo! Je trouve cela épatant de mener à bien un projet de roman. Et pour Claire Keegan, le roman que j'ai lu m'a bien plu, mais il faut l'avouer aussi parce qu'il était court, et malgré une écriture très contemplative (si on peut dire ça).
Pour ma part, je valide le défi 17. Un livre avec trois « a » dans le titre. Joyce Carol Oates, 48 indices de la disparition de ma sœur. JC Oates est l'une des autrices en vogue cette année pour le défi mais c'est le premier roman d'elle que je lis d'elle et je pense que j'ai bien aimé cette lecture même si j'ai eu du mal à m'accrocher fermement à ce roman qui n'est pas un roman policier.
M. a disparu. Sa sœur, G., revient 20 ans plus tard sur les événements liés à cette disparition, les suspects, les indices, les impressions. C'est un récit un peu étrange, fait du point de vue unique de G. qui n'est jamais très franche, est sarcastique vis-à-vis de ses interlocuteurs et d'elle-même et n'accorde qu'à elle seule le droit d'enquêter sur la vie de sa sœur: on ne sait pas toujours sur quel pied danser.
Le roman pourrait cocher les items 4 (un possessif), 13 (à la recherche de), 43 (prénom composé) et 47 (année bissextile).
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Hominis mens discendo alitur et cogitando. (Cicéron)
Et puis les steaks ? Ça se rate toujours comme la tragédie. Mais à des degrés différents. (M. Duras)
- RyuzakiNiveau 9
Je complète le défi 34, Négritude, avec Une femme noire de Zora Neale Hurston. C'est l'histoire d'une femme noire (ça alors !) qui cherche l'amour et un sens à sa vie dans le Sud des Etats-Unis. On dit que c'est le premier roman ouvertement féministe de la littérature afro-américaine. Ce qui était remarquable dans ce livre, c'est le style. L'autrice mêle une narration ordinaire et une imitation du parler des afro-américains dans les dialogues. Je ne sais pas dans quelle mesure c'est dû à la traduction, mais je pourrais écrire des dizaines de citations sur lesquelles je me suis arrêté, comme : "Tu peux leur répéter c-que jvais tdire si ça te chante. C'est comme si c'était moi, pasque ma langue est dans la bouche de mon amie."
"c'était l'une de ces déclarations que tout le monde fait même si personne n'y croit vraiment, comme "Dieu est partout". C'était juste une manivelle pour se remonter la langue."
"L'âme du mariage quitta la chambre à coucher et décida de vivre au salon. Le lit n'était plus un champ de pâquerettes où ils jouaient, Joe et elle."
"La lune est trop jolie pour qu'on la gâche en dormant"
Il y a presque une trouvaille par page dans ce goût-là. Bref, j'ai beaucoup aimé.
"c'était l'une de ces déclarations que tout le monde fait même si personne n'y croit vraiment, comme "Dieu est partout". C'était juste une manivelle pour se remonter la langue."
"L'âme du mariage quitta la chambre à coucher et décida de vivre au salon. Le lit n'était plus un champ de pâquerettes où ils jouaient, Joe et elle."
"La lune est trop jolie pour qu'on la gâche en dormant"
Il y a presque une trouvaille par page dans ce goût-là. Bref, j'ai beaucoup aimé.
- EloahExpert spécialisé
Stephie a écrit:
16. Un livre publié chez Sabine Wespieser Éditeur. Ce genre de petites choses de Claire Keegan : Noël approche et Furlong, le vendeur de bois et de charbon de la commune est débordé. Déjà père de cinq filles, il ne va pas pouvoir rester de marbre à la misère d'une jeune fille exploitée par le couvent du coin et qui le renvoie à sa propre enfance.
J'ai mis trois jours à lire ce minuscule livre, certes bien écrit, mais dont la lecture m'a profondément ennuyée.
Comme quoi ... moi j'ai beaucoup aimé ce récit !
- StephieNiveau 5
Eloah a écrit:Stephie a écrit:
16. Un livre publié chez Sabine Wespieser Éditeur. Ce genre de petites choses de Claire Keegan : Noël approche et Furlong, le vendeur de bois et de charbon de la commune est débordé. Déjà père de cinq filles, il ne va pas pouvoir rester de marbre à la misère d'une jeune fille exploitée par le couvent du coin et qui le renvoie à sa propre enfance.
J'ai mis trois jours à lire ce minuscule livre, certes bien écrit, mais dont la lecture m'a profondément ennuyée.
Comme quoi ... moi j'ai beaucoup aimé ce récit !
Une preuve supplémentaire qu'il y a autant de lecteurs que de livres
- StephieNiveau 5
Aphrodissia a écrit:
@stefie, bravo! Je trouve cela épatant de mener à bien un projet de roman. Et pour Claire Keegan, le roman que j'ai lu m'a bien plu, mais il faut l'avouer aussi parce qu'il était court, et malgré une écriture très contemplative (si on peut dire ça).
Ecrire, publier, faire les salons et les dédicaces, c'est ma bouffée d'oxygène depuis maintenant 8 ans. Même si c'est aussi fatigant
Et pour Keegan, si ça n'avait pas été si court, j'aurais abandonné je pense
- Cléopatra2Guide spirituel
J'ai lu Rita de Marie Pavlenko. Je ne dis pas dans quel thème je le mets pour ne pas gâcher l'histoire.
Rita est racontée par plusieurs proches. Son amoureux, sa meilleure amie...
C'est un très beau roman que j'ai beaucoup aimé, qui décrit assez bien je trouve la réalité des grands adolescents à l'aube de l'âge adulte. J'aime beaucoup Marie Pavlenko et je vous conseille ce roman.
Sans gâcher ça peut rentrer dans Trompeuses apparences, Séduction, Hors des sentiers battus...
Rita est racontée par plusieurs proches. Son amoureux, sa meilleure amie...
C'est un très beau roman que j'ai beaucoup aimé, qui décrit assez bien je trouve la réalité des grands adolescents à l'aube de l'âge adulte. J'aime beaucoup Marie Pavlenko et je vous conseille ce roman.
Sans gâcher ça peut rentrer dans Trompeuses apparences, Séduction, Hors des sentiers battus...
- EloahExpert spécialisé
Cléopatra2 a écrit:J'ai lu Rita de Marie Pavlenko. Je ne dis pas dans quel thème je le mets pour ne pas gâcher l'histoire.
Rita est racontée par plusieurs proches. Son amoureux, sa meilleure amie...
C'est un très beau roman que j'ai beaucoup aimé, qui décrit assez bien je trouve la réalité des grands adolescents à l'aube de l'âge adulte. J'aime beaucoup Marie Pavlenko et je vous conseille ce roman.
Sans gâcher ça peut rentrer dans Trompeuses apparences, Séduction, Hors des sentiers battus...
Je viens de l'acquérir pour le CDI mais je n'ai pas eu le temps de le lire, une collègue l'a déjà emprunté pour l'été !
- Reine MargotDemi-dieu
42. Géométrie; l'homme aux cercles bleus, Fred Vargas
Le commissaire Adamsberg est muté à Paris. Alors qu'il a résolu un meurtre, des cercles bleus apparaissent petit à petit dans la capitale, entourés d'un message "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?". Le héros soupçonne qu'un meurtre va avoir lieu. Je n'ai pas aimé ce livre, j'ai été déçue par rapport à "Pars vite et reviens tard" ou "debout les morts", où la dimension historique était essentielle (la peste par exemple). Ici je n'ai pas eu d'intérêt pour la galerie de personnages voulus comme pittoresques (Mathilde, l'"aveugle beau", etc), car j'attendais autre chose qu'un énième roman policier avec un flic neurasthénique et surdoué entouré de personnages hauts en couleur. Et finalement l'explication sur les cercles arrive en toute fin, un peu bâclée car il faut trouver quelque chose.
Le commissaire Adamsberg est muté à Paris. Alors qu'il a résolu un meurtre, des cercles bleus apparaissent petit à petit dans la capitale, entourés d'un message "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?". Le héros soupçonne qu'un meurtre va avoir lieu. Je n'ai pas aimé ce livre, j'ai été déçue par rapport à "Pars vite et reviens tard" ou "debout les morts", où la dimension historique était essentielle (la peste par exemple). Ici je n'ai pas eu d'intérêt pour la galerie de personnages voulus comme pittoresques (Mathilde, l'"aveugle beau", etc), car j'attendais autre chose qu'un énième roman policier avec un flic neurasthénique et surdoué entouré de personnages hauts en couleur. Et finalement l'explication sur les cercles arrive en toute fin, un peu bâclée car il faut trouver quelque chose.
- Spoiler:
- Je ne me souviens pas non plus d'une explication sur le message "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?"
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Quand tout va mal, quand il n'y a plus aucun espoir, il nous reste Michel Sardou
La famille Bélier
- *Ombre*Grand sage
Mes deux dernières lectures auront été un peu décevantes. Pour l'item Un livre qui évoque l'Inde, j'ai essayé La Tresse, grand succès de librairie que m'a prêté une amie. J'ai tiqué en lisant la première phrase, au présent, avec une formule digne d'un téléfilm de M6 : "Smita s'éveille avec un sentiment étrange, une urgence douce, un papillon inédit dans le ventre." J'aurais dû l'en tenir à ce message d'alerte. La suite est un récit tire-larmes aussi bien écrit que la première phrase.
Je suis ensuite passée à un Stephen King présenté récemment par une Néo, dont le résumé, avec sa situation de huis clos, m'avait un peu rappelé Misery, le seul livre de cet auteur à succès que j'ai vraiment aimé. Je me suis dit que c'était l'occasion de lui laisser une nouvelle chance. Il s'agit de Jessy. Suite à des jeux sexuels avec son mari qui a eu la malencontreuse idée de faire une crise cardiaque à ce moment-là, Jessie se retrouve menottée à un lit dans une maison isolée du Maine. La lutte pour sa survie et sa propre libération l'entraîne aux portes de la folie et convoque des souvenirs traumatiques. King sait ficeler des thrillers, c'est indéniable, mais je ne vois toujours pas bien leur intérêt. J'en viens à me demander si j'aurais aujourd'hui le même enthousiasme pour Misery, lu à l'adolescence. Mes goûts ont sans doute évolué, tout simplement. Je place cette lecture dans l'item Ombre et lumière, car le personnage principal fait progressivement la lumière sur ses zones d'ombres, laissant remonter le refoulé, notamment d'événements qui se sont produits lors d'une éclipse solaire.
Je suis ensuite passée à un Stephen King présenté récemment par une Néo, dont le résumé, avec sa situation de huis clos, m'avait un peu rappelé Misery, le seul livre de cet auteur à succès que j'ai vraiment aimé. Je me suis dit que c'était l'occasion de lui laisser une nouvelle chance. Il s'agit de Jessy. Suite à des jeux sexuels avec son mari qui a eu la malencontreuse idée de faire une crise cardiaque à ce moment-là, Jessie se retrouve menottée à un lit dans une maison isolée du Maine. La lutte pour sa survie et sa propre libération l'entraîne aux portes de la folie et convoque des souvenirs traumatiques. King sait ficeler des thrillers, c'est indéniable, mais je ne vois toujours pas bien leur intérêt. J'en viens à me demander si j'aurais aujourd'hui le même enthousiasme pour Misery, lu à l'adolescence. Mes goûts ont sans doute évolué, tout simplement. Je place cette lecture dans l'item Ombre et lumière, car le personnage principal fait progressivement la lumière sur ses zones d'ombres, laissant remonter le refoulé, notamment d'événements qui se sont produits lors d'une éclipse solaire.
- edelweis62Niveau 5
Bonjour tout le monde,
Pour le défi 45 "Quel temps!", j'ai lu le roman Lorsque le dernier arbre, de l'écrivain canadien Michael Christie. Il s'agit d'une histoire ample qui court sur plusieurs générations, aux accents à la fois steinbeckiens et écologistes, de la Grande Dépression des années 30 (marquée par une grande sécheresse et un ouragan) au Grand Dépérissement des années 2030, qui a vu mourir la quasi totalité des arbres de la planète, désormais asséchée et poussiéreuse, à l'exception de quelques ilots de forêt devenus des lieux de "divertissement arboricole" auxquels seuls les ultrariches et magnats du monde ont accès. Entre roman historique et dystopie, ce récit se met à hauteur d'arbre, dans le temps long et circulaire, et adopte la forme de sa circonférence, évoluant entre les différentes cernes de croissance. On suit l'histoire des Greenwood, de la jeune guide dendrologue criblée de dettes dans l'un de ces ilots survivants de forêt, à l'arrière-grand-père qui a fait fortune dans l'exploitation forestière. Très, très bien.
"Et quand les temps sont durs, les gens ont besoin de la consolation d'autres temps durs, ceux du passé ou de futurs imaginaires dévastés, pour être soulagés de la douleur du présent qui les englue."
Et voilà, dernier item coché, j'ai terminé le défi
Pour le défi 45 "Quel temps!", j'ai lu le roman Lorsque le dernier arbre, de l'écrivain canadien Michael Christie. Il s'agit d'une histoire ample qui court sur plusieurs générations, aux accents à la fois steinbeckiens et écologistes, de la Grande Dépression des années 30 (marquée par une grande sécheresse et un ouragan) au Grand Dépérissement des années 2030, qui a vu mourir la quasi totalité des arbres de la planète, désormais asséchée et poussiéreuse, à l'exception de quelques ilots de forêt devenus des lieux de "divertissement arboricole" auxquels seuls les ultrariches et magnats du monde ont accès. Entre roman historique et dystopie, ce récit se met à hauteur d'arbre, dans le temps long et circulaire, et adopte la forme de sa circonférence, évoluant entre les différentes cernes de croissance. On suit l'histoire des Greenwood, de la jeune guide dendrologue criblée de dettes dans l'un de ces ilots survivants de forêt, à l'arrière-grand-père qui a fait fortune dans l'exploitation forestière. Très, très bien.
"Et quand les temps sont durs, les gens ont besoin de la consolation d'autres temps durs, ceux du passé ou de futurs imaginaires dévastés, pour être soulagés de la douleur du présent qui les englue."
Et voilà, dernier item coché, j'ai terminé le défi
- Ma liste:
- 50 / 50
1. Un livre dont la couverture est verte.
Ella Yevtouchenko, Au cœur de la maison, aux éditions Bruno Doucey, 144 p. (09/01)2. Un livre d'un auteur dont le prénom ou le nom est aussi un nom commun.
Carlos Fuentes, L'oranger, aux éditions Gallimard (Folio), 320 p. (17/02)3. Un livre avec un moyen de transport sur la couverture.
Jón Kalman Stefánsson, Mon sous-marin jaune, aux éditions Christian Bourgois, 388 p. (07/02)4. Un livre dont le titre comporte un possessif (déterminant ou pronom).
Orhan Pamuk, Mon nom est Rouge, aux éditions Gallimard (Folio), 740 p. (13/03)5. Séduction.
Jane Austen, Lady Susan, aux éditions Folio, 128 p. (19/05)6. Déplacement.
Edmond Baudoin et Emmanuel Lepage, Au pied des étoiles, aux éditions Futuropolis, 255 p. (21/03)7. Un livre féministe ou sur une femme (réelle) qui a marqué son temps.
Annabel Abbs, Méfiez-vous des femmes qui marchent, aux éditions Pocket, 426 p. (06/06)8. Hors des sentiers battus.
Eduardo Fernando Varela, Patagonie route 203, aux éditions Métailié, 357 p. (08/01)9. Un "book about books" (livre parlant de livres, de lecture, de lecteurs, de bibliothèques ou de librairies...).
Mohamed Mbougar Sarr, La plus secrète mémoire des hommes, aux éditions du Livre de Poche, 565 p. (17/01)10. Un livre sur la langue ou les langues.
Audur Ava Olafsdottir, Éden, aux éditions Zulma, 240 p. (31/12)11. Rois, reines, empereurs et impératrices et autres chefs d'État.
Laurent Binet, Civilizations, aux éditions du Livre de Poche, 384 p. (21/05)12. Une région française au cœur d'un récit.
Franck Bouysse, Grossir le ciel, aux éditions du Livre de Poche, 234 p. (14/06)13. A la recherche de...
Herman Melville, Moby Dick, aux éditions Gallimard (Folio Classique), 741 p. (06/04)14. Un livre cité dans un top 5 d'un précédent défi.
Joseph Ponthus, A la ligne, Feuillets d'usine, aux éditions Gallimard (Folio), 288 p. (15/06)15. Un livre dont le titre repose sur une antithèse ou un oxymore.
Sami Tchak, Le continent du Tout et du presque Rien, aux éditions JC Lattès, 314 p. (20/02)16. Un livre publié chez Sabine Wespieser Éditeur.
John McGahern, Pour qu'ils soient face au soleil levant, aux éditions Sabine Wespieser, 423 p. (03/03)17. Un livre avec trois « a » dans le titre.
Marguerite Duras, Le marin de Gibraltar, aux éditions Gallimard (Folio), 430 p. (17/05)18. Accusé à tort.
Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, aux éditions Gallimard (Folio classique), 1260 p. (08/05)19. Un livre dont le personnage principal est danseur ou musicien.
Joyce Carol Oates, Les chutes, aux éditions Points, 551 p. (15/02)20. Un livre dont le titre évoque un personnage décédé dans le livre.
Jean Racine, La Thébaïde ou les Frères ennemis, aux éditions Gallimard (Folio Théâtre), 211 p. (20/06)21. Un livre dont l'histoire se passe en Russie.
Léon Tolstoï, La Tempête de neige et autres récits, aux éditions Gallimard (Folio Classique), 560 p. (29/12)22. Ascension (au propre ou au figuré).
Cédric Gras, Alpinistes de Staline, aux éditions Points Aventure, 257 p. (13/01)23. Archéologie.
Annemarie Schwarzenbach, Hiver au Proche-Orient, aux éditions Payot, 240 p. (18/05)24. So British !
Daphné du Maurier, Le monde infernal de Branwell Brontë, aux éditions de La Table Ronde, 368 p. (20/03)25. Guerre civile.
Javier Cercas, Les Soldats de Salamine, aux éditions Actes sud (Babel), 236 p. (27/01)26. Un livre d'un auteur sud-africain.
Nadine Gordimer, Beethoven avait un seizième de sang noir, aux éditions Gallimard (Folio), 224 p. (30/05)27. Un livre dont le titre contient un nom de fruit ou de légume.
Andrus Kivirähk, Les groseilles de novembre, aux éditions Le Tripode, 290 p. (21/04)28. Ombre et lumière.
Winfried Georg Sebald, Austerlitz, aux éditions Actes sud (Babel), 347 p. (11/01)29. Un livre qui concerne un auteur, une autrice ou un artiste ayant existé.
Rodrigo Fresán, Melvill, aux éditions du Seuil, 352 p. (16/04)30. Un livre qui parle d'animaux.
Charlotte McConaghy, Migrations, aux éditions du Livre du Poche, 374 p. (23/03)31. XVIe siècle.
Jean de Léry, Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil, aux éditions du Livre de Poche, 670 p. (25/01)32. Automne.
Gabriel García Márquez, L'Automne du patriarche, aux éditions du Livre de Poche, 255 p. (12/04)33. Le diable.
Mikhaïl Boulgakov, Le maître et Marguerite, aux éditions Inculte, 631 p. (03/02)34. Négritude.
James Baldwin, Harlem Quartet, aux éditions du Livre de Poche, 796 p. (27/06)35. Un livre dont l'un des personnages est un(e) prostitué(e).
Fédor Dostoïevski, Les Carnets du sous-sol, aux éditions Actes sud (Babel), 182 p. (18/06)36. Pirates ou hors-la-loi.
John Steinbeck, La Coupe d'Or, aux éditions Gallimard (Folio), 305 p. (19/01)37. Un livre dont le titre contient le mot "homme(s)".
Fabián Martínez Siccardi, Les hommes les plus grands, aux éditions Liana Levi, 256 p. (10/05)38. Un livre dont un des personnages principaux est un enfant ou un adolescent, mais le livre n'appartient pas à la littérature jeunesse.
David Vann, Sukkwan Island, aux éditions Gallmeister (Totem), 216 p. (20/01)39. Rêve(s) d'enfant.
Maren Uthaug, Et voilà tout, aux éditions Gallmeister (Totem), 288 p. (09/04)40. Un roman noir.
Leonardo Padura, Personas decentes, aux éditions Tusquets Editores, 442 p. (30/03)41. Un livre écrit par un historien.
Michel Pastoureau, La baleine : une histoire culturelle, aux éditions du Seuil, 160 p. (17/03)42. Géométrie (thème du livre ou terme géométrique dans le titre ou représenté en couverture).
Colum McCann, Apeirogon, aux éditions 10/18, 648 p. (29/02)43. Un livre écrit par un auteur dont le prénom ou le nom est composé.
Gabrielle Filteau-Chiba, Sauvagines, aux éditions Gallimard (Folio), 384 p. (30/01)44. Un livre qui évoque l'Inde.
Rabindranath Tagore, Kabuliwallah et autres histoires, aux éditions Zulma, 323 p. (13/05)45. Quel temps !
Michael Christie, Lorsque le dernier arbre, aux éditions du Livre de poche, 669 p. (06/07)46. Écoute.
Andreï Kourkov, L'oreille de Kiev, aux éditions Liana Levi, 334 p. (22/06)47. Un livre publié une année bissextile.
Hélène Dorion, Pas même le bruit d'un fleuve, aux éditions Folio, 193 p. (14/03)48. Faire la paix.
Stéphanie Hochet, Pacifique, aux éditions Rivages poche, 152 p. (29/06)49. Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?
Gaëlle Nohant, Le Bureau d'éclaircissement des destins, aux éditions du Livre de Poche, 422 p. (24/05)50. Trompeuses apparences.
Lilia Hassaine, Panorama, aux éditions Gallimard (Blanche), 235 p. (10/06)
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"Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci." Paul Eluard
- JennyMédiateur
Bravo ! Vous êtes nombreux à terminer vite, cette année !
- CasparProphète
Jenny a écrit:Bravo ! Vous êtes nombreux à terminer vite, cette année !
Oui, c'est impressionnant.
- OudemiaBon génie
Bravo Edelweiss ! (et félicitations tardives à Eloah que je n'avais pas complimentée ).
- miss sophieExpert spécialisé
Oudemia a écrit:Bravo Edelweiss ! (et félicitations tardives à Eloah que je n'avais pas complimentée ).
Tout pareil !
- edelweis62Niveau 5
Merci
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"Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci." Paul Eluard
- RyuzakiNiveau 9
Bravo Edelweiss !
Défi 10, Un livre sur la langue ou les langues : L'art du sous-entendu de Laurent Pernot. C'est un essai qui étudie les différentes formes de sous-entendus dans les textes et les discours, leurs formations et leurs rôles. L'auteur s'intéresse plus particulièrement à deux grandes périodes historiques, l'Antiquité gréco-romaine et le XXe siècle. Il ne dit rien de très original et c'est un peu sommaire par moment, mais ça se laisse lire malgré tout.
Défi 10, Un livre sur la langue ou les langues : L'art du sous-entendu de Laurent Pernot. C'est un essai qui étudie les différentes formes de sous-entendus dans les textes et les discours, leurs formations et leurs rôles. L'auteur s'intéresse plus particulièrement à deux grandes périodes historiques, l'Antiquité gréco-romaine et le XXe siècle. Il ne dit rien de très original et c'est un peu sommaire par moment, mais ça se laisse lire malgré tout.
- lagoulueNiveau 8
Bravo à celles qui finissent ! Moi j'en suis tranquillement à la moitié , avec les deux lectures suivantes.
- item 29 : Un livre qui concerne un auteur ayant existé : Honoré et moi, de Titiou Lecoq
Petite biographie courte qui m’a permis de replonger dans la vie de cet écrivain, ravivant des souvenirs plus ou moins anciens (j’en sais un peu plus désormais sur la fameuse Madame Hanska). Et bien sûr, avec Titiou Lecoq, un regard souvent féministe qui remet certaines choses à leur place (voir par exemple ce qu’elle dit sur la mère de Balzac, qui a été vue comme une abominable femme – notamment par Zweig - , ou encore sur la jeune sœur de Balzac, qui a bien fait ce que la société et la famille attendaient d’elle, et qui est morte dans l’indifférence générale…).
Titiou Lecoq se dit intéressée par le côté « raté » de Balzac (« le plus gros poissard de l’histoire littéraire »), et nous montre effectivement l’accumulation d’échecs dont sa vie fut marquée. Cependant lui ne doutait de rien, et, franchement, même si on sent qu’elle est très attendrie par l’individu, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il m’ aurait profondément agacée s’il avait vécu de nos jours ! (Il voulait être une « star » et avait l’air d’une mauvaise foi incroyable!!! Il aurait fait le "buzz" sur les réseaux sociaux constamment je pense ! Son rapport à l’argent était quand même inquiétant… )
Il est intéressant à la fin de voir à quel moment Balzac a eu « la consécration scolaire » : 1927, avec Eugénie Grandet dans les programmes pour la première fois ; et surtout dans les années 60, pour les classes de 3e et seconde.
Le livre se termine sur l’idée suivante : « Ce qui démontre de la façon la plus flamboyante l’influence de Balzac sur notre époque, c’est peut-être l’élection d’Emmanuel Macron » ; « La France a élu Rastignac comme président de la République, c’est peut-être le plus grand fait balzacien de notre société. »
- item 46 : Écoute : Le grand incident, de Zelba
Je n’arrive pas à me souvenir si j’ai pris cette idée de BD ici ou ailleurs sur internet…
Dans tous les cas, c’est un très chouette album, très amusant. Les choses se passent au Louvre, où les statues féminines nues s’expriment et se plaignent, auprès de la dame qui fait le ménage, du manque de respect dont elles sont victimes, des remarques obscènes… Seule Teresa Santos sait les écouter dans leurs plaintes. Lorsque, au bout de plusieurs années, les statues n’en peuvent vraiment plus, Teresa tente de faire entendre leur voix exaspérée au directeur du musée… qui lui n’écoute pas, ce qui aura des conséquences graves, inattendues, et très drôles !
- item 29 : Un livre qui concerne un auteur ayant existé : Honoré et moi, de Titiou Lecoq
Petite biographie courte qui m’a permis de replonger dans la vie de cet écrivain, ravivant des souvenirs plus ou moins anciens (j’en sais un peu plus désormais sur la fameuse Madame Hanska). Et bien sûr, avec Titiou Lecoq, un regard souvent féministe qui remet certaines choses à leur place (voir par exemple ce qu’elle dit sur la mère de Balzac, qui a été vue comme une abominable femme – notamment par Zweig - , ou encore sur la jeune sœur de Balzac, qui a bien fait ce que la société et la famille attendaient d’elle, et qui est morte dans l’indifférence générale…).
Titiou Lecoq se dit intéressée par le côté « raté » de Balzac (« le plus gros poissard de l’histoire littéraire »), et nous montre effectivement l’accumulation d’échecs dont sa vie fut marquée. Cependant lui ne doutait de rien, et, franchement, même si on sent qu’elle est très attendrie par l’individu, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il m’ aurait profondément agacée s’il avait vécu de nos jours ! (Il voulait être une « star » et avait l’air d’une mauvaise foi incroyable!!! Il aurait fait le "buzz" sur les réseaux sociaux constamment je pense ! Son rapport à l’argent était quand même inquiétant… )
Il est intéressant à la fin de voir à quel moment Balzac a eu « la consécration scolaire » : 1927, avec Eugénie Grandet dans les programmes pour la première fois ; et surtout dans les années 60, pour les classes de 3e et seconde.
Le livre se termine sur l’idée suivante : « Ce qui démontre de la façon la plus flamboyante l’influence de Balzac sur notre époque, c’est peut-être l’élection d’Emmanuel Macron » ; « La France a élu Rastignac comme président de la République, c’est peut-être le plus grand fait balzacien de notre société. »
- item 46 : Écoute : Le grand incident, de Zelba
Je n’arrive pas à me souvenir si j’ai pris cette idée de BD ici ou ailleurs sur internet…
Dans tous les cas, c’est un très chouette album, très amusant. Les choses se passent au Louvre, où les statues féminines nues s’expriment et se plaignent, auprès de la dame qui fait le ménage, du manque de respect dont elles sont victimes, des remarques obscènes… Seule Teresa Santos sait les écouter dans leurs plaintes. Lorsque, au bout de plusieurs années, les statues n’en peuvent vraiment plus, Teresa tente de faire entendre leur voix exaspérée au directeur du musée… qui lui n’écoute pas, ce qui aura des conséquences graves, inattendues, et très drôles !
- cavatineNiveau 9
cavatine a écrit:Je déguste petit peu par petit peu Quartet in Autumn, de Barbara Pym, c'est à la fois doux, âpre, et drôle - mais je rédigerai un compte rendu plus fourni quand je l'aurai terminé -.
J'avais finalement achevé le livre le lendemain de ce message, mais, étant partie pendant une semaine loin de mon ordinateur, je n'ai pas eu l'occasion d'en faire le compte rendu avant :
Avec Quartet in Autumn, de Barbara Pym, donc, je valide le défi 32. Automne.
Avis :
Délicat et âpre, ironique et tendre... J'ai ri à plusieurs reprises, et ai été émue, surtout vers la fin. J'ai beaucoup aimé, mais je ne sais pas comment le formuler au-delà de ces quelques mots.
J'ai cru comprendre que les romans écrits plus tôt avaient une tonalité un peu plus légère, j'ai très envie de découvrir ces derniers également !
Merci Caspar, ainsi que les autres lectrices de Pym, pour cette très belle découverte.
Je ne valide pas d'item avec le roman que j'ai achevé la semaine dernière, mais si ça peut donner des idées pour certains, il peut convenir à merveille pour l'item 18. Accusé à tort, ainsi que pour le 24. So British ! : Le cercle de Farthing (tome 1 du Subtil changement), de Jo Walton
- Résumé (éditeur):
- Huit ans après que «la paix dans l'honneur» a été signée entre l'Angleterre et l'Allemagne, les membres du groupe de Farthing, à l'origine de l'éviction de Churchill et du traité qui a suivi, fin 1941, se réunissent au domaine Eversley pour le week-end. Bien qu'elle se soit mariée avec un Juif, ce qui lui vaut d'habitude d'être tenue à l'écart, Lucy Kahn, née Eversley, fait partie des invités. Les festivités sont vite interrompues par le meurtre de Sir James Thirkie, le principal artisan de la paix avec Adolf Hitler. Sur son cadavre a été laissée en évidence l'étoile jaune de David Kahn. Un meurtre a eu lieu à Farthing et un coupable tout désigné se trouvait sur les lieux du crime. Convaincue de l'innocence de son mari, Lucy trouvera dans le policier chargé de l'enquête, Peter Antony Carmichael, un allié. Mais pourront-ils ensemble infléchir la trajectoire d'un Empire britannique près de verser dans la folie et la haine ?
Avis :
Une lecture pour laquelle j'ai un peu dû m'accrocher dans le premier tiers, tant les liens entre les personnages et le monde uchronique décrit sont peu explicités. J'ai davantage apprécié la deuxième partie et la fin du roman. Pas de coup de cœur, mais une bonne lecture tout de même, avec des thèmes qui demeurent hélas toujours actuels (antisémitisme, homophobie, places des femmes, impacts des politiques...).
C'est le premier tome d'une trilogie, mais j'avais envie d'autre chose après toutes ces lectures très British... j'ai donc bifurqué et commencé la lecture de Même pas mort, de Jean-Philippe Jaworski (tome 1 de la saga Rois du monde), qui est un auteur que je n'avais encore jamais lu (malgré tous les bons échos entendus). Je ne sais pas encore si je pourrai le caser dans un défi, mais j'ai été happée dès les premières pages par la beauté du style. Une excellente première impression, donc, qui je l'espère sera confirmée par la suite !
Et quant à moi, je vais publier avec beaucoup de retard la liste de juin...Oudemia a écrit:Je n'ai pas été assidue à relever les titres présentés ce dernier mois, et en ce moment je n'ai pas le temps de rattraper le retard
Nous ferons mieux pour juillet !
Edit : et bravo edelweis !
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