- OudemiaBon génie
Item 10 : Une longue route pour m'unir au chant français, de François Cheng. On pourrait considérer que c'est une autobiographie de F.Cheng, tout au moins pour ses rapports avec le français : ce qu'il a connu de la littérature quand il était lycéen, ses premières tentatives poétiques à cette époque, son départ de Chine avec ses parents et son installation, seul, en France à 19 ans seulement (on apprend au passage qu'il avait fugué à 18 ans, ce que je n'aurais jamais imaginé).
Mais c'est surtout une réflexion sur la langue française, d'abord quand il remarque qu'un ami installé depuis de longues années ne parle qu'un français sommaire, sans tournures un peu recherchées et qu'il fait une brillante analyse de l'Invitation au voyage ; il passe en revue son travail, et celui de nombreux auteurs, fait des réflexions sur ce pays qui a institué une académie pour la défense de sa langue.
Un livre très intéressant, aussi pour ceux qui s'intéressent à la langue chinoise, évoquée en parallèle.
Mais c'est surtout une réflexion sur la langue française, d'abord quand il remarque qu'un ami installé depuis de longues années ne parle qu'un français sommaire, sans tournures un peu recherchées et qu'il fait une brillante analyse de l'Invitation au voyage ; il passe en revue son travail, et celui de nombreux auteurs, fait des réflexions sur ce pays qui a institué une académie pour la défense de sa langue.
Un livre très intéressant, aussi pour ceux qui s'intéressent à la langue chinoise, évoquée en parallèle.
- nicole 86Expert spécialisé
@Oudemia l'item 9 est "Un "book about books" (livre parlant de livres, de lecture, de lecteurs, de bibliothèques ou de librairies...)". Or tu parles du rapport de François Cheng avec la langue, ne serait-ce pas l'item 10 : "Un livre sur la langue ou les langues" ?
Pour moi, François Cheng c'est une rencontre avec son phrasé si particulier.
Pour moi, François Cheng c'est une rencontre avec son phrasé si particulier.
- edelweis62Niveau 5
Bonsoir !
Après avoir déplacé Les chutes de Joyce Carol Oates dans l'item 14 "Un livre cité dans un top 5 d'un précédent défi" (il se trouve dans le top 5 de Bartlebooth ), je mets le roman Pas même le bruit d'un fleuve d'Hélène Dorion, publié en 2020 au Québec, dans l'item 47 "Un livre publié une année bissextile". A la mort de sa mère, Hannah découvre une boîte remplie de carnets et d'articles de journaux qui la lance à la recherche du passé de sa mère. Ses découvertes la conduiront sur la piste d'un naufrage au sens propre, celui de l'Empress of Ireland en 1914, mais également au sens figuré, un naufrage existentiel qui interroge la condition féminine. Le style est très poétique, comme on peut s'en douter, et l'intrigue quelque peu brumeuse. La fin m'a laissé la sensation désagréable d'avoir manqué quelque chose.
Pour le défi 41 "Un livre écrit par un historien", j'ai lu La baleine, une histoire culturelle de Michel Pastoureau. Un livre absolument passionnant qui retrace l'évolution de nos représentations de cet animal, de l'Antiquité à aujourd'hui, iconographie à l'appui.
Ensuite, j'ai lu Le monde infernal de Branwell Brontë de Daphné du Maurier pour le défi 24 "So British !" (qui convient aussi pour "Le diable") Un livre doublement "so british" puisque Daphné du Maurier s'intéresse dans cette étude à la fratrie Brontë, et plus précisément au frère, Branwell, dont j'ignorais l'existence à vrai dire! Portrait, biographie, enquête, étude de caractère... Le genre oscille, en tout cas ça se lit comme un roman, lacunaire et tortueux. Branwell Brontë, en dépit de son génie prometteur, n'est finalement qu'un artiste raté qui accumule les échecs, pris au piège de son "monde infernal", tandis que ses sœurs finissent par s'accomplir en tant qu'écrivaines.
C'est toujours étrange de voir à quel point on a pu scruter le moindre petit bout de vie privée des auteurs, et encore plus de constater le plaisir - quelque peu voyeur quand même - qu'on a à lire de telles explorations d'intimités aux prises avec le processus littéraire.
Pour le défi 6 "Déplacement", ce sera, une fois n'est pas coutume, une bande-dessinée très dense, Au pied des étoiles, que l'on doit à un duo complice de dessinateurs, Edmond Baudoin et Emmanuel Lepage. Entraînés par un professeur de physique jusqu'au Chili dans le but d'observer les étoiles dans le désert d'Atacama, dans le monde post-covid et en pleine élection présidentielle, les deux hommes instaurent un riche dialogue dessiné, qui touche de nombreux sujets (circonstances obligent, on perd quelque peu le fil quand même). Peu de découvertes dans ce qui est raconté, car je connais bien le sujet, mais les dessins apportent parfois une vision nouvelle, et ravivent des souvenirs. Les déplacements sont multiples : le voyage de la France vers le Chili, puis le Chili sillonné dans plusieurs directions, mais aussi un déplacement à travers l'Histoire de ce pays, avec des retours sur les événements que l'on sait, un dialogue entre les générations, entre passé et avenir, et enfin le déplacement de point de vue et de style d'une planche à l'autre, qui est selon moi le grand intérêt de l’œuvre car cela donne vraiment de très belles pages.
Après avoir déplacé Les chutes de Joyce Carol Oates dans l'item 14 "Un livre cité dans un top 5 d'un précédent défi" (il se trouve dans le top 5 de Bartlebooth ), je mets le roman Pas même le bruit d'un fleuve d'Hélène Dorion, publié en 2020 au Québec, dans l'item 47 "Un livre publié une année bissextile". A la mort de sa mère, Hannah découvre une boîte remplie de carnets et d'articles de journaux qui la lance à la recherche du passé de sa mère. Ses découvertes la conduiront sur la piste d'un naufrage au sens propre, celui de l'Empress of Ireland en 1914, mais également au sens figuré, un naufrage existentiel qui interroge la condition féminine. Le style est très poétique, comme on peut s'en douter, et l'intrigue quelque peu brumeuse. La fin m'a laissé la sensation désagréable d'avoir manqué quelque chose.
Pour le défi 41 "Un livre écrit par un historien", j'ai lu La baleine, une histoire culturelle de Michel Pastoureau. Un livre absolument passionnant qui retrace l'évolution de nos représentations de cet animal, de l'Antiquité à aujourd'hui, iconographie à l'appui.
Ensuite, j'ai lu Le monde infernal de Branwell Brontë de Daphné du Maurier pour le défi 24 "So British !" (qui convient aussi pour "Le diable") Un livre doublement "so british" puisque Daphné du Maurier s'intéresse dans cette étude à la fratrie Brontë, et plus précisément au frère, Branwell, dont j'ignorais l'existence à vrai dire! Portrait, biographie, enquête, étude de caractère... Le genre oscille, en tout cas ça se lit comme un roman, lacunaire et tortueux. Branwell Brontë, en dépit de son génie prometteur, n'est finalement qu'un artiste raté qui accumule les échecs, pris au piège de son "monde infernal", tandis que ses sœurs finissent par s'accomplir en tant qu'écrivaines.
C'est toujours étrange de voir à quel point on a pu scruter le moindre petit bout de vie privée des auteurs, et encore plus de constater le plaisir - quelque peu voyeur quand même - qu'on a à lire de telles explorations d'intimités aux prises avec le processus littéraire.
Pour le défi 6 "Déplacement", ce sera, une fois n'est pas coutume, une bande-dessinée très dense, Au pied des étoiles, que l'on doit à un duo complice de dessinateurs, Edmond Baudoin et Emmanuel Lepage. Entraînés par un professeur de physique jusqu'au Chili dans le but d'observer les étoiles dans le désert d'Atacama, dans le monde post-covid et en pleine élection présidentielle, les deux hommes instaurent un riche dialogue dessiné, qui touche de nombreux sujets (circonstances obligent, on perd quelque peu le fil quand même). Peu de découvertes dans ce qui est raconté, car je connais bien le sujet, mais les dessins apportent parfois une vision nouvelle, et ravivent des souvenirs. Les déplacements sont multiples : le voyage de la France vers le Chili, puis le Chili sillonné dans plusieurs directions, mais aussi un déplacement à travers l'Histoire de ce pays, avec des retours sur les événements que l'on sait, un dialogue entre les générations, entre passé et avenir, et enfin le déplacement de point de vue et de style d'une planche à l'autre, qui est selon moi le grand intérêt de l’œuvre car cela donne vraiment de très belles pages.
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"Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci." Paul Eluard
- OudemiaBon génie
La coupe d'or, de John Steinbeck, pour l'item 36 Pirates ou hors la loi. Merci à edelweis62 qui avait signalé cette première œuvre de Steinbeck, très étonnante et très puissante.
Ça commence de façon assez conventionnelle, l'Ile au trésor n'est pas loin, même si on est au XVIIe s.. Et puis Steinbeck donne à son récit un tour bien plus original, celui d'une quête désespérée, et ce n'est plus un livre pour enfants.
Une remarque à propos du titre : on pense en avoir l'explication au début, mais en fait on trouve l'expression "coupe d'or" dans trois acceptions différentes...
Ça commence de façon assez conventionnelle, l'Ile au trésor n'est pas loin, même si on est au XVIIe s.. Et puis Steinbeck donne à son récit un tour bien plus original, celui d'une quête désespérée, et ce n'est plus un livre pour enfants.
Une remarque à propos du titre : on pense en avoir l'explication au début, mais en fait on trouve l'expression "coupe d'or" dans trois acceptions différentes...
- Cléopatra2Guide spirituel
Je vais devoir changer des items de place pour pouvoir caser Félicratie de H. Lenoir. Une invasion alien a eu lieu. Ils ont exterminé une grande partie de l'humanité et le peu de gens qui restent leur servent d'animaux de compagnie. Leur point faible : les poils de chat!
C'est du post-apocalyptique young adult et comique, c'est très drôle bien que soulevant des problématiques loin d'être superficielles. Je n'avais pas du tout envie de le lire, et j'ai commencé à le feuilleter au CDI et finalement je l'ai dévoré. Vraiment je le recommande chaudement (mais je ne veux pas trop en dire). Je sais que plusieurs personnes ici l'ont lu.
Il peut convenir pour : couverture verte, animaux, à la recherche de, livre sur les langues aussi, pour une partie du livre, un moyen de transport sur la couverture...
Edit : je le place dans Ascension!!!!!! Et j'en suis à 30.
C'est du post-apocalyptique young adult et comique, c'est très drôle bien que soulevant des problématiques loin d'être superficielles. Je n'avais pas du tout envie de le lire, et j'ai commencé à le feuilleter au CDI et finalement je l'ai dévoré. Vraiment je le recommande chaudement (mais je ne veux pas trop en dire). Je sais que plusieurs personnes ici l'ont lu.
Il peut convenir pour : couverture verte, animaux, à la recherche de, livre sur les langues aussi, pour une partie du livre, un moyen de transport sur la couverture...
Edit : je le place dans Ascension!!!!!! Et j'en suis à 30.
- RyuzakiNiveau 9
Défi 47, Un livre publié une année bissextile : L'année terrible, Victor Hugo (1872). Un recueil de poèmes sur la défaite de 1870 et la Commune, dans lequel Hugo oscille entre le désespoir et l'horreur d'un côté, et la foi dans le progrès de l'autre. Il y a des fulgurances, mais c'est un peu répétitif et ça peut finir par lasser.
- miss sophieExpert spécialisé
Mise à jour d'un mois de lectures (dont dix jours de vacances), soit 10 livres (dont plusieurs pour la jeunesse) :
Pour le défi 3 (un livre avec un moyen de transport sur la couverture >> un vélo) : Celle qui marche la nuit de Delphine Bertholon (2019). Malo, 15 ans, vient de déménager de Paris dans le sud de la France dans une maison isolée dans les bois. Il y éprouve tout de suite un sentiment de malaise. Pendant que ses parents s’adonnent à des travaux de rénovation, il se rend compte que sa petite sœur de cinq ans se met à avoir un comportement étrange et parle avec une amie imaginaire… Un très bon thriller fantastique pour la jeunesse, qui ne se lâche pas.
Pour le défi 6 (Déplacement) et le 7 (un livre féministe), une relecture d'un roman que j'ai donné à lire à mes troisièmes : Tenir debout dans la nuit d’Éric Pessan (2020). Voici le compte-rendu que j'avais posté en mai 2021 :
4e de couverture : « New York, Lalie n'y est jamais allée. Elle n'a même jamais osé en rêver. C'est trop beau, trop loin, trop cher. Alors, quand Piotr lui propose de l'y accompagner, elle est prête à tout pour saisir cette chance. À tout ? Non. Car il y a des choses qu'on ne peut accepter. Des contreparties qu'on ne peut pas donner. Et maintenant la voici dans les rues de Brooklyn, face aux regards de travers et aux mille dangers de la nuit, avec une seule obsession : rester éveillée. Résister. Tenir debout. »
Après la tentative de viol qu’elle vient de subir, la narratrice de seize ans est sous le choc mais s’en veut d’avoir si peu réagi. Ses pensées pendant son errance dans New York mêlent réflexions et souvenirs sur les rapports entre garçons et filles, l’attitude que « les garçons (certains garçons) » se permettent d’avoir, les stratégies d’évitement qu’en tant que fille elle a été forcée d’adopter… et la conduisent à agir. Le roman donne aussi à voir l’envers du rêve américain, la misère sociale. C’est un roman jeunesse intelligent, qui aborde un problème de fond sans crudité ni mièvrerie.
Pour le défi 28 (Ombre et lumière) : Numéro deux de David Foenkinos (2022). Foenkinos imagine l’histoire de l’acteur qui a failli être choisi pour incarner Harry Potter avant que Daniel Radcliffe ne lui soit finalement préféré. Cette déception va marquer sa vie d’un sentiment d’échec que le phénomène médiatique mondial autour de Harry Potter va rendre incontournable. Ce n'est pas d'une grande profondeur mais cela se lit bien.
Pour le défi 13 (à la recherche de...) : NEED de Joelle Charbonneau (2015).
NEED est un nouveau réseau social ouvert aux lycéens de Nottawa, qui leur propose de répondre à leurs besoins en garantissant leur anonymat : il suffit de formuler une requête et, en contrepartie, d’accomplir une mission. À mesure que les premières requêtes (souvent futiles, comme « avoir un nouveau téléphone portable ») sont exaucées, le réseau prend de l’ampleur. Mais les « missions », anodines en apparence, ne tardent pas à avoir des conséquences lourdes…
Réflexion sur la différence entre désir et besoin, sur la responsabilité individuelle, sur la manière dont l’univers virtuel agit sur notre personnalité et influence nos choix, NEED est un bon roman, tout comme l’était L’élite du même auteur. Le récit est prenant, je l’ai lu quasiment d’une traite.
Pour le défi 15 (un livre dont le titre repose sur une antithèse ou un oxymore) mais aussi les 6 (déplacement), 25 (guerre civile) et 34 (négritude) : L’esclave libre de Robert Penn Warren (1955).
Au XIXe siècle, Manty, orpheline de mère, vit heureuse avec son père, propriétaire d’une plantation dans le Kentucky. À l’adolescence, en pensionnat à Cincinnati, elle rencontre des étudiants qui œuvrent pour l’affranchissement des esclaves et elle adhère à ces idées, mais elle est loin d’imaginer à quel point elle est concernée : à la mort soudaine de son père elle apprend que, malgré sa peau blanche, elle est née d’une liaison avec une négresse. Or son père n’a établi aucun document pour la rendre libre ; elle fait donc partie des biens à vendre pour éponger ses dettes. Dès lors, elle est emmenée en Louisiane et vendue aux enchères où elle est achetée par un homme énigmatique, Hamish Bond.
La narration à la 1re personne permet de vivre de l’intérieur la violence de ce qui arrive à cette jeune fille et toutes ses interrogations sur son identité profonde. Ce premier tiers du roman est touchant. Là-dessus va venir se greffer la guerre de Sécession opposant les unionistes du nord souhaitant l’abolition de l’esclavage et les confédérés du sud s’y opposant ; le romancier nous montre un peu les coulisses de l’Histoire, la manière concrète dont les choses se passent, notamment les luttes de pouvoir locales. Néanmoins cette lecture a été laborieuse, non que le livre soit difficile à lire mais mon intérêt s’est émoussé car le personnage principal tourne un peu en rond, elle se tourmente par beaucoup de questions sans savoir ce qu’elle veut, et ses hésitations continuelles ont fini par m’agacer.
Pour le défi 44 (un livre qui évoque l'Inde), un livre pour la jeunesse : Bleu toxic de Christophe Léon (2010). Au cœur de ces deux courts récits dont les personnages principaux sont des adolescents, deux catastrophes écologiques et humanitaires : l’intoxication au mercure de la baie de Minamata au Japon en 1956 et l’explosion de l’usine de produits chimiques de Bhopal en Inde en 1984. Je ne connaissais pas la première et je savais très peu de choses sur la 2e, j'ai apprécié qu'on nous fasse vivre les choses de l'intérieur, côté victimes.
Pour le défi 35 (un livre dont l'un des personnages est un(e) prostitué(e)) mais aussi les 8 (hors des sentiers battus) et 50 (trompeuses apparences) : Mauvais genre de Chloé Cruchaudet (2011). Très bonne bande dessinée sur une histoire vraie, celle d’un déserteur de la Première guerre mondiale qui se cache en se travestissant en femme, aidé par son épouse, et qui y prend goût.
Pour les défis 10 (un livre sur la langue ou les langues) et 8 (hors des sentiers battus) : Comment parler à un alien ? de Frédéric Landragin (2018).
Dans cet essai paru aux éditions Le Bélial’ et sous-titré Langage et linguistique dans la science-fiction, l’auteur, directeur de recherche au CNRS, pose d’abord les bases de la linguistique pour les non-initiés, puis étudie comment les ouvrages de SF se sont emparés du thème de la communication avec les extraterrestres et des problèmes qu’elle pose, nous livrant toute une réflexion sur le langage. C’est passionnant, nourri de références précises (notamment au film « Premier contact » et à la nouvelle de Ted Chiang dont il est issu, raison première pour laquelle je voulais lire cet ouvrage, mais il évoque plein d’autres œuvres) et expliqué de manière simple, ce qui en fait un ouvrage accessible à tous. Je recommande et remercie la néo qui en avait parlé ici !
Pour le défi 5 (séduction) : Malgré tout de Jordi Lafebre (2020). Une bande dessinée pleine de douceur dans le graphisme et l’histoire racontée, celle de deux sexagénaires qui se retrouvent pour vivre peut-être enfin une histoire d’amour commencée bien des années plus tôt, ce que l’œuvre nous raconte à rebours : les chapitres remontent le temps, nous narrant les principaux épisodes qui ont conduit à la situation « initiale » de la BD. C’est très bien fait et touchant.
Enfin, pour le défi 19 (un livre dont le personnage principal est danseur ou musicien) : Comme nous brûlons de Lisa Balavoine (2023). Ce roman pour la jeunesse écrit en vers relate l’entrée de Blanche, 16 ans, dans un lycée où elle va travailler de manière intensive la danse, qu’elle pratique depuis qu’elle a quatre ans. Dès le début nous savons que quelque chose est arrivé, un incendie dont nous ne connaissons pas encore l’issue, et que le récit est un retour en arrière. Au-delà de ce suspense et de la narration des relations que Blanche noue avec les autres lycéens passionnés comme elle mais chacun à sa manière, le livre est une immersion dans ce que ressent un danseur, dans son corps et dans sa tête. La forme versifiée crée un rythme que j’ai apprécié aussi.
Pour le défi 3 (un livre avec un moyen de transport sur la couverture >> un vélo) : Celle qui marche la nuit de Delphine Bertholon (2019). Malo, 15 ans, vient de déménager de Paris dans le sud de la France dans une maison isolée dans les bois. Il y éprouve tout de suite un sentiment de malaise. Pendant que ses parents s’adonnent à des travaux de rénovation, il se rend compte que sa petite sœur de cinq ans se met à avoir un comportement étrange et parle avec une amie imaginaire… Un très bon thriller fantastique pour la jeunesse, qui ne se lâche pas.
Pour le défi 6 (Déplacement) et le 7 (un livre féministe), une relecture d'un roman que j'ai donné à lire à mes troisièmes : Tenir debout dans la nuit d’Éric Pessan (2020). Voici le compte-rendu que j'avais posté en mai 2021 :
4e de couverture : « New York, Lalie n'y est jamais allée. Elle n'a même jamais osé en rêver. C'est trop beau, trop loin, trop cher. Alors, quand Piotr lui propose de l'y accompagner, elle est prête à tout pour saisir cette chance. À tout ? Non. Car il y a des choses qu'on ne peut accepter. Des contreparties qu'on ne peut pas donner. Et maintenant la voici dans les rues de Brooklyn, face aux regards de travers et aux mille dangers de la nuit, avec une seule obsession : rester éveillée. Résister. Tenir debout. »
Après la tentative de viol qu’elle vient de subir, la narratrice de seize ans est sous le choc mais s’en veut d’avoir si peu réagi. Ses pensées pendant son errance dans New York mêlent réflexions et souvenirs sur les rapports entre garçons et filles, l’attitude que « les garçons (certains garçons) » se permettent d’avoir, les stratégies d’évitement qu’en tant que fille elle a été forcée d’adopter… et la conduisent à agir. Le roman donne aussi à voir l’envers du rêve américain, la misère sociale. C’est un roman jeunesse intelligent, qui aborde un problème de fond sans crudité ni mièvrerie.
Pour le défi 28 (Ombre et lumière) : Numéro deux de David Foenkinos (2022). Foenkinos imagine l’histoire de l’acteur qui a failli être choisi pour incarner Harry Potter avant que Daniel Radcliffe ne lui soit finalement préféré. Cette déception va marquer sa vie d’un sentiment d’échec que le phénomène médiatique mondial autour de Harry Potter va rendre incontournable. Ce n'est pas d'une grande profondeur mais cela se lit bien.
Pour le défi 13 (à la recherche de...) : NEED de Joelle Charbonneau (2015).
NEED est un nouveau réseau social ouvert aux lycéens de Nottawa, qui leur propose de répondre à leurs besoins en garantissant leur anonymat : il suffit de formuler une requête et, en contrepartie, d’accomplir une mission. À mesure que les premières requêtes (souvent futiles, comme « avoir un nouveau téléphone portable ») sont exaucées, le réseau prend de l’ampleur. Mais les « missions », anodines en apparence, ne tardent pas à avoir des conséquences lourdes…
Réflexion sur la différence entre désir et besoin, sur la responsabilité individuelle, sur la manière dont l’univers virtuel agit sur notre personnalité et influence nos choix, NEED est un bon roman, tout comme l’était L’élite du même auteur. Le récit est prenant, je l’ai lu quasiment d’une traite.
Pour le défi 15 (un livre dont le titre repose sur une antithèse ou un oxymore) mais aussi les 6 (déplacement), 25 (guerre civile) et 34 (négritude) : L’esclave libre de Robert Penn Warren (1955).
Au XIXe siècle, Manty, orpheline de mère, vit heureuse avec son père, propriétaire d’une plantation dans le Kentucky. À l’adolescence, en pensionnat à Cincinnati, elle rencontre des étudiants qui œuvrent pour l’affranchissement des esclaves et elle adhère à ces idées, mais elle est loin d’imaginer à quel point elle est concernée : à la mort soudaine de son père elle apprend que, malgré sa peau blanche, elle est née d’une liaison avec une négresse. Or son père n’a établi aucun document pour la rendre libre ; elle fait donc partie des biens à vendre pour éponger ses dettes. Dès lors, elle est emmenée en Louisiane et vendue aux enchères où elle est achetée par un homme énigmatique, Hamish Bond.
La narration à la 1re personne permet de vivre de l’intérieur la violence de ce qui arrive à cette jeune fille et toutes ses interrogations sur son identité profonde. Ce premier tiers du roman est touchant. Là-dessus va venir se greffer la guerre de Sécession opposant les unionistes du nord souhaitant l’abolition de l’esclavage et les confédérés du sud s’y opposant ; le romancier nous montre un peu les coulisses de l’Histoire, la manière concrète dont les choses se passent, notamment les luttes de pouvoir locales. Néanmoins cette lecture a été laborieuse, non que le livre soit difficile à lire mais mon intérêt s’est émoussé car le personnage principal tourne un peu en rond, elle se tourmente par beaucoup de questions sans savoir ce qu’elle veut, et ses hésitations continuelles ont fini par m’agacer.
Pour le défi 44 (un livre qui évoque l'Inde), un livre pour la jeunesse : Bleu toxic de Christophe Léon (2010). Au cœur de ces deux courts récits dont les personnages principaux sont des adolescents, deux catastrophes écologiques et humanitaires : l’intoxication au mercure de la baie de Minamata au Japon en 1956 et l’explosion de l’usine de produits chimiques de Bhopal en Inde en 1984. Je ne connaissais pas la première et je savais très peu de choses sur la 2e, j'ai apprécié qu'on nous fasse vivre les choses de l'intérieur, côté victimes.
Pour le défi 35 (un livre dont l'un des personnages est un(e) prostitué(e)) mais aussi les 8 (hors des sentiers battus) et 50 (trompeuses apparences) : Mauvais genre de Chloé Cruchaudet (2011). Très bonne bande dessinée sur une histoire vraie, celle d’un déserteur de la Première guerre mondiale qui se cache en se travestissant en femme, aidé par son épouse, et qui y prend goût.
Pour les défis 10 (un livre sur la langue ou les langues) et 8 (hors des sentiers battus) : Comment parler à un alien ? de Frédéric Landragin (2018).
Dans cet essai paru aux éditions Le Bélial’ et sous-titré Langage et linguistique dans la science-fiction, l’auteur, directeur de recherche au CNRS, pose d’abord les bases de la linguistique pour les non-initiés, puis étudie comment les ouvrages de SF se sont emparés du thème de la communication avec les extraterrestres et des problèmes qu’elle pose, nous livrant toute une réflexion sur le langage. C’est passionnant, nourri de références précises (notamment au film « Premier contact » et à la nouvelle de Ted Chiang dont il est issu, raison première pour laquelle je voulais lire cet ouvrage, mais il évoque plein d’autres œuvres) et expliqué de manière simple, ce qui en fait un ouvrage accessible à tous. Je recommande et remercie la néo qui en avait parlé ici !
Pour le défi 5 (séduction) : Malgré tout de Jordi Lafebre (2020). Une bande dessinée pleine de douceur dans le graphisme et l’histoire racontée, celle de deux sexagénaires qui se retrouvent pour vivre peut-être enfin une histoire d’amour commencée bien des années plus tôt, ce que l’œuvre nous raconte à rebours : les chapitres remontent le temps, nous narrant les principaux épisodes qui ont conduit à la situation « initiale » de la BD. C’est très bien fait et touchant.
Enfin, pour le défi 19 (un livre dont le personnage principal est danseur ou musicien) : Comme nous brûlons de Lisa Balavoine (2023). Ce roman pour la jeunesse écrit en vers relate l’entrée de Blanche, 16 ans, dans un lycée où elle va travailler de manière intensive la danse, qu’elle pratique depuis qu’elle a quatre ans. Dès le début nous savons que quelque chose est arrivé, un incendie dont nous ne connaissons pas encore l’issue, et que le récit est un retour en arrière. Au-delà de ce suspense et de la narration des relations que Blanche noue avec les autres lycéens passionnés comme elle mais chacun à sa manière, le livre est une immersion dans ce que ressent un danseur, dans son corps et dans sa tête. La forme versifiée crée un rythme que j’ai apprécié aussi.
- Cléopatra2Guide spirituel
J'ai lu Comme nous brûlons pour cet item et Celle qui marche la nuit il y a un ou deux ans. J'ai rencontré 2 fois Delphine Bertholon, elle est très sympathique et j'ai lu pas mal de ses livres, pour adultes ou ado .
- edelweis62Niveau 5
Oudemia a écrit:La coupe d'or, de John Steinbeck, pour l'item 36 Pirates ou hors la loi. Merci à edelweis62 qui avait signalé cette première œuvre de Steinbeck, très étonnante et très puissante.
Ça commence de façon assez conventionnelle, l'Ile au trésor n'est pas loin, même si on est au XVIIe s.. Et puis Steinbeck donne à son récit un tour bien plus original, celui d'une quête désespérée, et ce n'est plus un livre pour enfants.
Une remarque à propos du titre : on pense en avoir l'explication au début, mais en fait on trouve l'expression "coupe d'or" dans trois acceptions différentes...
Un roman étonnant, en effet.
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"Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci." Paul Eluard
- miss sophieExpert spécialisé
Cléopatra2 a écrit:J'ai lu Comme nous brûlons pour cet item et Celle qui marche la nuit il y a un ou deux ans. J'ai rencontré 2 fois Delphine Bertholon, elle est très sympathique et j'ai lu pas mal de ses livres, pour adultes ou ado .
J'ai presque tout lu de Delphine Bertholon (il me manque son dernier et un ou deux d'avant) et j'aime beaucoup son écriture. Je recommande Grâce, Les corps inutiles, Twist...
- Cléopatra2Guide spirituel
J'ai voulu me faire dédicacer Les corps inutiles l'autre jour mais quand je suis revenue au stand il n'y en avait plus . Mais elle m'a dit que mon visage lui était familier quand je lui ai rappelé qu'elle m'avait dédicacé Dahlia l'an dernier. Très sympathique!
- CasparProphète
26. Un livre d'un auteur sud-africain: Une vie de province (Scenes from a provincial life), Vers l'âge d'homme (Youth), de J.M. Coetzee
Deuxième volume de la trilogie de romans autobiographiques de J.M. Coetzee, qu'on ne présente plus. Récit intéressant mais style très froid et détaché, on reste un peu extérieur.
Le narrateur, John, quitte l'Afrique du Sud qu'il déteste (trop provinciale d'une part, et pour des raisons politiques qu'on connaît bien, nous sommes au début des années 60) pour Londres où il espère se rapprocher de la vie artistique et intellectuelle qui le fait rêver mais il ne rencontre que déception et solitude et des emplois prenants dans l'informatique (ses études ont mêlé les maths et la littérature), pas très gai donc, et le récit s'interrompt sans résolution (on ne peut pas vraiment dire en plein suspense): il faut lire le troisième volume L'été de la vie. J'avais déjà lu Scènes de la vie d'un jeune garçon il y a quelque temps. L'horreur du régime sud-africain y est décrite en filigrane, mêlée à des préoccupations plus intimes et personnelles.
Style très froid tout de même comme je disais plus haut: Coetzee n'est pas un joyeux luron, un de ses collègues ayant travaillé avec lui pendant dix ans prétend ne l'avoir entendu rire qu'une fois. Je vais sans doute lire la suite tout de même, je suis curieux, même si ça ne peut pas entrer dans le défi.
29/50
Deuxième volume de la trilogie de romans autobiographiques de J.M. Coetzee, qu'on ne présente plus. Récit intéressant mais style très froid et détaché, on reste un peu extérieur.
Le narrateur, John, quitte l'Afrique du Sud qu'il déteste (trop provinciale d'une part, et pour des raisons politiques qu'on connaît bien, nous sommes au début des années 60) pour Londres où il espère se rapprocher de la vie artistique et intellectuelle qui le fait rêver mais il ne rencontre que déception et solitude et des emplois prenants dans l'informatique (ses études ont mêlé les maths et la littérature), pas très gai donc, et le récit s'interrompt sans résolution (on ne peut pas vraiment dire en plein suspense): il faut lire le troisième volume L'été de la vie. J'avais déjà lu Scènes de la vie d'un jeune garçon il y a quelque temps. L'horreur du régime sud-africain y est décrite en filigrane, mêlée à des préoccupations plus intimes et personnelles.
Style très froid tout de même comme je disais plus haut: Coetzee n'est pas un joyeux luron, un de ses collègues ayant travaillé avec lui pendant dix ans prétend ne l'avoir entendu rire qu'une fois. Je vais sans doute lire la suite tout de même, je suis curieux, même si ça ne peut pas entrer dans le défi.
29/50
- cavatineNiveau 9
Bordeterre, de Julia Thévenot
Avis :
Je place ce roman dans l'item 6. Déplacement, car il est bien question de déplacements entre différents "plans" de la réalité, notre monde étant décrit comme le "Second Plan", Bordeterre comme le "Premier", et le lac comme accès au "Plan Zéro".
L'autrice, dans ses remerciements, évoque J.K. Rowling et Philip Pullman, notamment. J'y ai retrouvé ces influences, certes, mais Julia Thévenot a réussi à créer un univers bien à elle, avec de belles trouvailles (la magie du Chant est un concept vraiment bien trouvé et convaincant, rappelant forcément son étymologie). Il y a un joli mélange entre des aspects assez traditionnels et d'autres plus modernes (on y cite les paroles de Gainsbourg ou de Jean-Jacques Goldman ainsi que les vers d'Aragon ou d'Ezra Pound, à côté de comptines du type Meunier, tu dors), ce qui se retrouve également dans le style, entre pointes poétiques et gouaille familière. J'ai été légèrement perplexe au tout début devant ce style apparemment très travaillé, ayant peur que cela ne verse dans l'artificiel. Heureusement, cette impression n'a pas duré, et j'ai grandement apprécié ma lecture. Tout n'est pas parfait, sans doute (l'évolution des personnages, sur la fin, ne m'a pas entièrement convaincue pour certains), mais l'impression qui demeure est d'avoir lu quelque chose de vraiment original et percutant.
Si certains d'entre vous ont aimé La fileuse d'argent de Naomi Novik (certains aspects et certaines relations entre les personnages m'y ayant fait penser), je pense que ce roman est susceptible de vous plaire.
- Résumé (éditeur):
Inès, 12 ans, est le genre à castagner ceux qui cherchent des embrouilles à son frère, Tristan, autiste de 16 ans. Tristan lui, est plutôt du genre à regarder des deux côtés avant de traverser. Mais ce jour-là, il ne parvient pas à retenir sa sœur qui, courant après son chien... ... bascule dans un univers parallèle. Bordeterre. C'est le nom de cette ville, perchée sur une faille entre deux plans de réalité. On y croise des gamins qui chantent pour faire tourner un moulin, des châtelains qui pêchent des cailloux... et des créatures étranges. Inès, par nature, est ravie. Elle explore, renifle le derrière de Bordeterre avec une joie souveraine, comme le chien qu'elle a suivi. Tristan est plus inquiet : il y a quelque chose de pourri dans cette ville.
Avis :
Je place ce roman dans l'item 6. Déplacement, car il est bien question de déplacements entre différents "plans" de la réalité, notre monde étant décrit comme le "Second Plan", Bordeterre comme le "Premier", et le lac comme accès au "Plan Zéro".
L'autrice, dans ses remerciements, évoque J.K. Rowling et Philip Pullman, notamment. J'y ai retrouvé ces influences, certes, mais Julia Thévenot a réussi à créer un univers bien à elle, avec de belles trouvailles (la magie du Chant est un concept vraiment bien trouvé et convaincant, rappelant forcément son étymologie). Il y a un joli mélange entre des aspects assez traditionnels et d'autres plus modernes (on y cite les paroles de Gainsbourg ou de Jean-Jacques Goldman ainsi que les vers d'Aragon ou d'Ezra Pound, à côté de comptines du type Meunier, tu dors), ce qui se retrouve également dans le style, entre pointes poétiques et gouaille familière. J'ai été légèrement perplexe au tout début devant ce style apparemment très travaillé, ayant peur que cela ne verse dans l'artificiel. Heureusement, cette impression n'a pas duré, et j'ai grandement apprécié ma lecture. Tout n'est pas parfait, sans doute (l'évolution des personnages, sur la fin, ne m'a pas entièrement convaincue pour certains), mais l'impression qui demeure est d'avoir lu quelque chose de vraiment original et percutant.
Si certains d'entre vous ont aimé La fileuse d'argent de Naomi Novik (certains aspects et certaines relations entre les personnages m'y ayant fait penser), je pense que ce roman est susceptible de vous plaire.
- lulucastagnetteEmpereur
Miss Sophie, le livre que tu as donné à tes 3e, vous l'avez en série ou tu le fais acheter ? Je trouve difficile de varier les cursives jeunesse vu le prix des livres... Nous avons un tout petit budget séries, c'est désespérant...
Sans transition, pour le défi 33 (le diable), Swan song (tome 2) La glace et le feu de Robert Mc Cammon.
La suite donc... 7 ans après la guerre nucléaire qui a ravagé le monde et décimé les trois quarts de la population, nous retrouvons nos personnages éparpillés aux quatre coins des Etats-Unis qui se rejoignent enfin pour un affrontement final entre le Bien et le Mal.
Je ne rends pas justice au roman avec ce résumé simpliste. Je l'ai trouvé vraiment bien ficelé et original dans ce genre pourtant revu et rerevu... Quelques scènes violentes (voire gores), mais plutôt dans le premier tome. Toussaint Louverture l'a réédité (il date de 1987).
Sans transition, pour le défi 33 (le diable), Swan song (tome 2) La glace et le feu de Robert Mc Cammon.
La suite donc... 7 ans après la guerre nucléaire qui a ravagé le monde et décimé les trois quarts de la population, nous retrouvons nos personnages éparpillés aux quatre coins des Etats-Unis qui se rejoignent enfin pour un affrontement final entre le Bien et le Mal.
Je ne rends pas justice au roman avec ce résumé simpliste. Je l'ai trouvé vraiment bien ficelé et original dans ce genre pourtant revu et rerevu... Quelques scènes violentes (voire gores), mais plutôt dans le premier tome. Toussaint Louverture l'a réédité (il date de 1987).
- miss sophieExpert spécialisé
lulucastagnette a écrit:Miss Sophie, le livre que tu as donné à tes 3e, vous l'avez en série ou tu le fais acheter ? Je trouve difficile de varier les cursives jeunesse vu le prix des livres... Nous avons un tout petit budget séries, c'est désespérant...
Nous l'avons en série ; nous avons la chance d'avoir un budget de lettres confortable. Concernant ce livre-là, ma collègue d'anglais avait l'an dernier fait en parallèle un travail sur New York.
- *Ombre*Grand sage
Sorcière blanche, d'Anne-Marie Desplat-Duc m'a été prêté par une amie. Il conviendrait pour de nombreux items : la couverture est essentiellement verte (personnage sur fond vert), l'autrice a un nom composé, des plats et des ducs sont aussi des noms communs ; "hors des sentiers battus" conviendrait aussi, puisque le personnage principal est une jeune fille qui, suite aux mésaventures arrivées à sa famille, s'embarque pour les Caraïbes (l'histoire se passe au XVIIe siècle), apprend l'herboristerie et se découvre un don de guérisseuse. Ce roman jeunesse aurait pu donner une histoire fort sympathique, malheureusement, j'ai eu la désagréable impression qu'aucun fil n'est abouti. Les personnages secondaires sont vite abandonnés, au point qu'on ne comprend plus la nécessité de les avoir mis en scène, et l'héroïne est ballotée d'un pays à l'autre sans ordre ni projet. Le tout manque de corps. Bref, je n'ai pas été convaincue par cette lecture.
- MalagaModérateur
Pour le défi 20 Un livre dont le titre évoque un personnage décédé dans le livre, j'ai lu Laëtitia ou la fin des hommes d'Ivan Jablonka.
Dans cette enquête, l’auteur décrit minutieusement tous les aspects de ce crime qui s’est déroulé en janvier 2011. La jeune Laëtitia Perrais, 18 ans, était sauvagement tuée par Tony Meilhon, dans la région de Pornic. L’auteur s’intéresse à la vie de cette jeune fille depuis sa naissance, à sa famille biologique, à sa famille d’accueil mais aussi au criminel. Il revient aussi, étape par étape, sur l’enquête menée par la police.
Mon avis : j’ai trouvé ce livre à la fois passionnant et très touchant. On est happé par l’enquête qui est entrecroisée par la description de la vie si difficile de Laëtitia. Certaines pages sont à la fois d’une grande tristesse et d’une immense vérité. L’auteur parvient à être d’une grande justesse pour chacune des personnes qu’il a décrites. La figure de Jessica, la jumelle de Laëtitia, est particulièrement bouleversante.
Dans cette enquête, l’auteur décrit minutieusement tous les aspects de ce crime qui s’est déroulé en janvier 2011. La jeune Laëtitia Perrais, 18 ans, était sauvagement tuée par Tony Meilhon, dans la région de Pornic. L’auteur s’intéresse à la vie de cette jeune fille depuis sa naissance, à sa famille biologique, à sa famille d’accueil mais aussi au criminel. Il revient aussi, étape par étape, sur l’enquête menée par la police.
Mon avis : j’ai trouvé ce livre à la fois passionnant et très touchant. On est happé par l’enquête qui est entrecroisée par la description de la vie si difficile de Laëtitia. Certaines pages sont à la fois d’une grande tristesse et d’une immense vérité. L’auteur parvient à être d’une grande justesse pour chacune des personnes qu’il a décrites. La figure de Jessica, la jumelle de Laëtitia, est particulièrement bouleversante.
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J'utilise des satellites coûtant plusieurs millions de dollars pour chercher des boîtes Tupperware dans la forêt ; et toi, c'est quoi ton hobby ?
- nicole 86Expert spécialisé
pour le défi 16 : Un livre publié chez Sabine Wespieser Éditeur ou pour le défi 3 : Un livre avec un moyen de transport sur la couverture (pour l’édition de poche), Le dernier mouvement de Robert Seethaler. Gustave Mahler, malade et souffrant, effectue sa dernière traversée transatlantique vers l'Europe. Il choisit de passer de longues heures solitaires sur le pont en se remémorant les événements marquants de sa vie alors que son épouse Alma et sa fille restent à l'intérieur du navire ce qui rend l'éloignement des époux palpable. J'avais pensé lire cette longue introspection ( 120 pages !) d'un homme qui sait que la mort est proche en écoutant l'une de ses symphonies, j'ai eu besoin de silence pour approcher ce moment où l'homme, le grand chef d'orchestre, le compositeur fait face à la fragilité.
Même si je me suis laissé toucher je pense que ce livre est resté à la surface des choses, on pourra objecter que c'est par pudeur ...
Convient bien sûr pour le défi 6 : Déplacement et pour le 19 : Un livre dont le personnage principal est danseur ou musicien.
Pour le défi 6 Déplacement : Le pèlerinage de Shikoku de Sophie Lavaur. Ce pèlerinage qui avait été évoqué dans le fil sur le voyage au Japon comporte 88 temples et fait en 1200 km le tour de l'ile de Shikoku. Je suis (un peu) déçue, quelques haïkus en français et de nombreuses et belles photos complètent le très court récit du périple de l'auteur. J'ai apprécié la présence d'une carte et d'un lexique.
Une lecture qui n'est qu'un avant goût à compléter par des achats repérés chez Amazon
Même si je me suis laissé toucher je pense que ce livre est resté à la surface des choses, on pourra objecter que c'est par pudeur ...
Convient bien sûr pour le défi 6 : Déplacement et pour le 19 : Un livre dont le personnage principal est danseur ou musicien.
Pour le défi 6 Déplacement : Le pèlerinage de Shikoku de Sophie Lavaur. Ce pèlerinage qui avait été évoqué dans le fil sur le voyage au Japon comporte 88 temples et fait en 1200 km le tour de l'ile de Shikoku. Je suis (un peu) déçue, quelques haïkus en français et de nombreuses et belles photos complètent le très court récit du périple de l'auteur. J'ai apprécié la présence d'une carte et d'un lexique.
Une lecture qui n'est qu'un avant goût à compléter par des achats repérés chez Amazon
- ValorNiveau 9
Pour le défi n°4 (Un livre dont le titre comporte un possessif ), j'ai repris la suggestion d'un membre Néo en lisant Le Sens de ma vie de Romain Gary. Il s'agit de la transcription d'un entretien de l'auteur quelques mois avant son suicide. Il y retrace son parcours de vie, d'écrivain, de diplomate... toujours avec humour et tendresse. Si vous avez lu La Promesse de l'aube et La Nuit sera calme, vous n'apprendrez pas grand chose. J'ai bien aimé le dernier chapitre également intitulé "Le Sens de ma vie" où Gary explique notamment les enjeux de certains de ses livres et la prévalence de la féminité dans ses oeuvres.
Pour le défi n°30 (Un livre qui parle d'animaux), j'ai lu Sur les ossements des morts d'Olga Tokarczuk dont on a pas mal parlé ici. J'ai adoré le début, son ambiance, ses personnages, l'idée que les animaux viennent se venger de la cruauté des hommes... La fin m'a moins convaincue mais ce fut tout de même une très bonne lecture. Le personnage de Janina me restera en mémoire.
Pour le défi n°47 (Un livre publié une année bissextile), j'ai lu Victoire la Rouge de Georges de Peyrebrune qui, comme son nom ne l'indique pas, est une femme (une autre George(s) du XIXe siècle!). Ce roman, sorti de l'oubli grâce notamment à cette merveilleuse maison d'édition Talents Hauts, est une très belle oeuvre que l'on pourrait qualifier de naturaliste ; il a été publié en 1884. L'intrigue se déroule en Dordogne et retrace le parcours de la misérable Victoire qui a été raillée et rejetée pendant toute son enfance et qui va de malheur en malheur, de viols en grossesses. Relevant à la fois d'une Gervaise, d'une Germinie Lacerteux et d'une Petite Fadette, Victoire est un être inoffensif mais robuste à la tâche; elle est victime de la méchanceté des hommes (et de certaines femmes aussi), de leur concupiscence et de leur avidité. En effet, outre les veines naturaliste et champêtre, on y trouve des accents féministes très sandiens. L'écriture est vraiment très belle, très poétique (surtout la description des paysages).
Bref, une superbe découverte qui peut aussi convenir pour le défi n°12 (région française).
Pour le défi n°30 (Un livre qui parle d'animaux), j'ai lu Sur les ossements des morts d'Olga Tokarczuk dont on a pas mal parlé ici. J'ai adoré le début, son ambiance, ses personnages, l'idée que les animaux viennent se venger de la cruauté des hommes... La fin m'a moins convaincue mais ce fut tout de même une très bonne lecture. Le personnage de Janina me restera en mémoire.
Pour le défi n°47 (Un livre publié une année bissextile), j'ai lu Victoire la Rouge de Georges de Peyrebrune qui, comme son nom ne l'indique pas, est une femme (une autre George(s) du XIXe siècle!). Ce roman, sorti de l'oubli grâce notamment à cette merveilleuse maison d'édition Talents Hauts, est une très belle oeuvre que l'on pourrait qualifier de naturaliste ; il a été publié en 1884. L'intrigue se déroule en Dordogne et retrace le parcours de la misérable Victoire qui a été raillée et rejetée pendant toute son enfance et qui va de malheur en malheur, de viols en grossesses. Relevant à la fois d'une Gervaise, d'une Germinie Lacerteux et d'une Petite Fadette, Victoire est un être inoffensif mais robuste à la tâche; elle est victime de la méchanceté des hommes (et de certaines femmes aussi), de leur concupiscence et de leur avidité. En effet, outre les veines naturaliste et champêtre, on y trouve des accents féministes très sandiens. L'écriture est vraiment très belle, très poétique (surtout la description des paysages).
Bref, une superbe découverte qui peut aussi convenir pour le défi n°12 (région française).
- lulucastagnetteEmpereur
Pour le défi n°47 (Un livre publié une année bissextile), j'ai lu Victoire la Rouge de Georges de Peyrebrune qui, comme son nom ne l'indique pas, est une femme (une autre George(s) du XIXe siècle!). Ce roman, sorti de l'oubli grâce notamment à cette merveilleuse maison d'édition Talents Hauts, est une très belle oeuvre que l'on pourrait qualifier de naturaliste ; il a été publié en 1884. L'intrigue se déroule en Dordogne et retrace le parcours de la misérable Victoire qui a été raillée et rejetée pendant toute son enfance et qui va de malheur en malheur, de viols en grossesses. Relevant à la fois d'une Gervaise, d'une Germinie Lacerteux et d'une Petite Fadette, Victoire est un être inoffensif mais robuste à la tâche; elle est victime de la méchanceté des hommes (et de certaines femmes aussi), de leur concupiscence et de leur avidité. En effet, outre les veines naturaliste et champêtre, on y trouve des accents féministes très sandiens. L'écriture est vraiment très belle, très poétique (surtout la description des paysages).
Bref, une superbe découverte qui peut aussi convenir pour le défi n°12 (région française).
Hatier le sort dans sa collection "Classiques et cie collège" à 4,40 euros. Difficile pour des 4e ou abordable, selon toi ?
Miss Sophie, quelle chance... Nous avons juste de quoi acheter une série poche (maxi 6 euros) par an...
- OudemiaBon génie
Voici la nouvelle récapitulation des commentaires.
Comme il y a eu un nouveau fil à la page 47, mais avec fin du premier à la page 40, j'ai dû adapter la numérotation en choisissant d'indiquer "bis" pour les pages du nouveau fil. J'espère que vous vous y retrouverez.
Surprise en copiant ma liste : cette fois je retrouve les titres en italique, et aussi le gras, mais bizarrement réparti, et des polices différentes (je ne sais plus comment j'avais fait les autres fois, mais tout était uniformisé, j'avais seulement, comme cette fois, remis un intervalle entre les items).
Comme il y a eu un nouveau fil à la page 47, mais avec fin du premier à la page 40, j'ai dû adapter la numérotation en choisissant d'indiquer "bis" pour les pages du nouveau fil. J'espère que vous vous y retrouverez.
Surprise en copiant ma liste : cette fois je retrouve les titres en italique, et aussi le gras, mais bizarrement réparti, et des polices différentes (je ne sais plus comment j'avais fait les autres fois, mais tout était uniformisé, j'avais seulement, comme cette fois, remis un intervalle entre les items).
- troisième mois:
Titres commentés du 25 février au 24 mars
1 - un livre dont la couverture est verte
Giono, Solitude de la pitié p. 2bis
Récitatif de Toni Morrison p. 5bis
Wayward Pines 1 : Révélation, Blake Crouch p. 6bis
Sorcière blanche, d'Anne-Marie Desplat-Duc p. 7bis
2 -livre d'un auteur dont le prénom ou le nom est aussi un nom commun
Sidérations de Richard POWERS p. 36
Le soldat désaccordé de Gilles Marchand p.1bis
Retour à Lemberg de Philippe Sands p.4bis
Triste Tigre de Neige Sinno p. 4bis
Inverted World (Le Monde inverti), de Christopher Priest p. 6 bis
3- Un livre avec un moyen de transport sur la couverture
Au prochain arrêt, Hiro Arikawa p. 38
Triste Tigre de Neige Sinno p. 36
24 heures de la vie en RDA d'Emmanuel Droit p. 37
Le Paquebot, Assouline p.40
Saga des Cazalet tome 2 p. 3bis
Voyage en territoire inconnu de David Park p. 4bis
Attaquer la terre et le soleil, de Mathieu Bélézi p. 6bis
Celle qui marche la nuit de Delphine Bertholon p. 7bis
4. un possessif dans le titre
Le Vent reprend ses tours de Sylvie Germain p.34
Après avoir fini mon café, j'ai tout quitté pour une île grecque d'Elian Saliba Garillon p.36
Être à sa place de Claire Marin p. 40
Mon nom est Rouge, Orhan Pamuk p. 2bis
Que notre joie demeure de Kevin Lambert p.6bis
Le Sens de ma vie de Romain Gary p. 7bis
5. Séduction
Un soir de décembre de Delphine de Vigan p.36
J'étais l'origine du monde, Christine Orban p. 37
Une bonne épouse indienne, d’Anne Cherian p.3 bis
Lady Susan, de Jane Austen p. 4 bis
Le chant d'Achille de Madeline Miller p. 6 bis
Malgré tout de Jordi Lafebre p. 7bis
6 - Déplacement
Les soeurs aux yeux bleus de Marie Sizun p.34
Ida de Chloé Cruchaudet p. 40 BD
L'art du naufrage, 1er tome de Le Royaume de Pierre d'Angle de Pascale Quiviger p.1 bis
La constance du jardinier, John Le Carré p.4 bis
La Lectrice disparue de Sigridur Hagalin Björnsdottir p.4 bis
Au pied des étoiles, Edmond Baudoin et Emmanuel Lepage BD p. 7 bis
Tenir debout dans la nuit d’Éric Pessan p. 7bis
Bordeterre, de Julia Thévenot p. 7bis
Le pèlerinage de Shikoku de Sophie Lavaur p. 7bis
7 - Un livre féministe ou sur une femme (réelle) qui a marqué son temps
Alienor, reine captive, d'Alison Weir p. 40
Elles ne sont pas celles que vous croyez, ouvrage collectif p. 40
Une belle grève de femmes d’Anne Crigno p. 40
Féminismes et pop culture de Jennifer Padjemi p. 1 bis
La dame Blanche de Christian Bobin p. 6 bis
8. Hors des sentiers battus
Autrenuit tome 3 de Maldoror, p.35
Sur les chemins noirs, Sylvain Tesson p. 36
Un garçon, c'est presque rien de Lisa Balavoine p.36
LAP! d'Aurélia Aurita p. 37 BD
Lettre à l'éléphant de Romain Gary p. 37
La tête contre les murs, Hervé Bazin p. 2 bis
Carrefour des nostalgies, d’Antoine Laurain p.3 bis
9 - Un "book about books" (livre parlant de livres, de lecture, de lecteurs, de bibliothèques ou de librairies...).
Blurb your enthusiasm, Louise Willder p.34
The thirteenth tale, de Diane Setterfield. (Le treizième conte) p.4 bis
10 - Un livre sur la langue ou les langues
Tenir sa langue, de Polina Panassenko p. 37
Babel, de R.F. Kuang p. 2 bis
Une longue route pour m'unir au chant français, de François Cheng p. 6 bis
Comment parler à un alien ? de Frédéric Landragin p. 7is
11 rois, reines, empereurs, impératrices et autres chefs d'état
Le Cercle de la croix, de Iain Pears p. 35
Kalila et Dimna, traduit par Ramsay Wood p. 36
12. Une région française au cœur d'un récit
Nous traverserons des orages d'Anne-Laure Bondoux p.36 Morvan
Fabriquer une femme de Marie Darrieussecq p. 36 sud-ouest
La Foudre, de Pierric Bailly p. 38 Jura
Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, Pierre Martin p. 38 Bretagne
Sambre, autopsie d'un fait divers d'Alice Géraud p. 39
Les Sources de Marie-Hélène Lafon p. 40 Cantal
Sur la dalle de Fred Vargas p. 40 Bretagne
La foudre de Pierrick Bailly p.1 bis Cantal
13 - A la recherche de…
les 7 sœurs tome 1 Maia de Lucinda Riley p. 35
L'appel du coucou, de Robert Galbraith p. 38
Proust, roman familial, Laure Murat p. 40
Journal d’un scénario de Fabcaro p. 40
Le plus court chemin d’Antoine Wauters p. 1 bis
Pékin de neige et de sang, de Mi Jianxiu p.3 bis
NEED de Joelle Charbonneau p. 7bis
14. Un livre cité dans un top 5 d'un précédent défi
Composition française Mona Ozouf p. 38
15 - Un livre dont le titre repose sur une antithèse ou un oxymore
Le coeur et la raison, de Jane Austen p.34
La douce empoisonneuse, d'Arto Paasilinna p.36
Le Feu et la Glace de Robert McCammon
16 Sabine Wespieser éditeur :
Les eaux du Danube, Jean Mattern p. 37
Autoportrait de l'autre de Chahdortt Djavann p. 38
Pour qu'ils soient face au soleil levant, John McGahern p. 2bis
L'ami, de Tiffany Tavernier p. 5bis
Le dernier mouvement de Robert Seethaler p. 7bis
17 : le titre comporte trois A
Amazonia de Pierrick Deville p. 38
La Papeterie Tsubaki de Ito Ogawa p. 39
An academic question (Une question purement académique), de Barbara Pym p. 6 bis
18. Accusé à tort
Outrage mortel de Louise Penny p. 40
Sans feu ni lieu, Fred Vargas p. 4 bis
19 un livre dont le personnage principal est danseur ou musicien
Un été à quatre mains, de Gaëlle Josse p. 40
La double vie d'Anna Song, Min Tran Huy p. 2bis
Les Brouillards noirs de Patrice Gain p. 4bis
La sœur de la tempête, de Lucinda Riley p. 6bis
Comme nous brûlons de Lisa Balavoine p. 7bis
20 - le titre évoque un personnage décédé dans le livre
L'affaire Protheroe, Agatha Christie p. 34
Titus n'aimait pas Bérénice Nathalie Azoulai p. 1bis
Laëtitia ou la fin des hommes d'Ivan Jablonka p. 7bis
21 - Un livre dont l'histoire se passe en Russie
L'inondation Evgueni Zamiatine p. 36
Coeur de Chien de Boulgakov p. 40
22. Ascension
Killeuse de Jonathan Kellerman p.34
Sapiens tome II Noah Yuval Harari p. 40
The Gameshouse, book 1: The Serpent (VF : La maison des jeux, t. 1), de Claire North p. 1 bis
23. Archéologie
---
24 - So british
Bal tragique à Windsor de SJ Bennett p. 37
Etés anglais d'Elisabeth Jane Howard p. 38
Le Royaume désuni de Jonathan Coe p. 40
Civil to Strangers and other writings, Barbara Pym p. 2 bis
Etés anglais d'Elisabeth Jane Howard p. 3 bis
Elisabeth Jane Howard, All Change, Cazalet tome 5 p. 4 bis
Mungo, de Douglas Stuart p. 6 bis
Le monde infernal de Branwell Brontë de Daphné du Maurier p. 7bis
25 - Guerre civile
Le sabre des Sanada, t. 2 Les chroniques de l'érable et du cerisier, de Camille Monceaux p. 37
26. Un livre d'un auteur sud-africain
Disgrâce, de J. M. Coetzee p. 6 bis
Vers l'âge d'homme (Youth), de J.M. Coetzee p. 7bis
27. Un livre dont le titre contient un nom de fruit ou de légume.
Des amandes amères, Laurence Cossé p. 5 bis
28. Ombre et lumière
Ombres et flammes t. 8 des Aventuriers de la Mer de Robin Hobb p.34
Yellowface, de Rebecca F. Kuang p.36
Les émotions démocratiques de Martha Nussbaum p. 38
Anatomie de l'affiche rouge d'Annette Wieviorka p. 4bis
Numéro deux de David Foenkinos p. 7bis
29. Un livre qui concerne un auteur, une autrice ou un artiste ayant existé
La petite dernière de Susie Morgenstern p. 3bis
La seconde vie de Jane Austen, Mary Dollinger p. 4bis
Il est temps Monsieur Proust, de Chloé Cruchaudet p. 5bis
30, un livre qui parle d'animaux
Watership Down de Richard Adams p. 40
Ananda Devi, Le jour des caméléons p. 2bis
La Grande Ourse,de Maylis Adhémar p. 6bis
Félicratie de H. Lenoir p. 7bis
Sur les ossements des morts d'Olga Tokarczuk p. 7bis
31 - XVIe siècle
Le Turquetto de Metin Arditi p. 38
Perspective(s) de Laurent Binet p. 38
32 Automne
La Bête dans la jungle de Henry James p. 40
Zabus et Hippolyte, Mademoiselle Sophie ou la fable de l'hippopotame et du lion p. 2bis
Zakuro d'Aki Shimazaki p. 3bis
Quatuor d'automne/Quartet in Autumn, de Barbara Pym p. 4bis
Quatuor d’automne, de Barbara Pym p. 5bis
33 - le diable
Le diable de Radcliffe Hall, Stéphanie des Horts p. 38
The devil and dark water (en français : l’étrange traversée du Sardaam, Suart Turton p. 1bis
Kukum, Michel Jean p. 1bis
Akkedia ; Le diable au désert d'Adrien Candiard p. 1bis
La leçon du mal, de Yûsuke Kishi p. 2bis
La carrière du mal, de Robert Galbraith p. 3bis
Le filtre de Florence Hinckel p. 5bis
Le portrait du Diable de Daniel Arasse p. 5bis
Swan song (tome 2) La glace et le feu de Robert Mc Cammon p. 7bis
34 - Négritude
Sweet sixteen d'Annelise Heurtier p. 3bis
Tant que je serai noire, Maya Angelou p. 6bis
35 - Livre avec une prostituée
Ma vie de Geisha de Mineko Iwasaki p. 1bis
King Kong Théorie, de Despentes p. 6bis
Mauvais genre de Chloé Cruchaudet p.7bis
36 - Pirates ou hors-la-loi
Les Aiguilles d'or, de Michael McDowell p. 36
Les Racines du ciel de Romain Gary p. 37
Les Aiguilles d’or, Mickael Mc Dowell p. 2bis
La Coupe d’or, John Steinbeck p. 7bis
37 - livre avec homme dans le titre
Des Hommes de Mauvignier p. 40
38 adolescent
Le Grand Meaulnes, d’ Alain-Fournier p. 36
l'enfant de poussière, Patrick K Dewdney p. 36
Et le désert disparaîtra de Marie Pavlenko p. 2bis
39 - rêves d'enfant
Les voleurs d'innocence de Sarai Walker p. 1bis
Souvenirs de Marnie de Joan G Robinson p. 1bis
Le Foyer des mères heureuses, d'Amulya Malladi p. 6bis
40. un roman noir
41 - un livre écrit par un historien
Sur la dalle de Fred Vargas p. 2bis
Seuls les enfants savent lire, de Michel Zink p. 3bis
La baleine, une histoire culturelle de Michel Pastoureau p. 7bis
42 - géométrie
Colum McCann, Apeirogon p. 36
L'homme aux cercles bleus, Fred Vargas p. 38
17 millimètres de Florence Médina p. 5 bis
42e parallèle, de Dos Pasos p. 6 bis
43 Un livre écrit par un auteur dont le prénom ou le nom est composé
Pour une école de l'exigence intellectuelle de Jean-Pierre Terrail p.36
Station Eleven d'Emily Saint John Mandel p. 1 bis
Soeur Aînée de Lily-Belle de Cholle p. 1 bis
44 - un livre qui évoque l'Inde
Victory City, de Salman Rushdie p.
Shilpi Somaya Gowda, Un fils en or p.2 bis
Bleu toxic de Christophe Léon p. 7bis
45 - Quel temps!
la Fileuse d'argent de Naomi Novik p. 1bis
Voltiges de Valérie Tong Cuong p. 4bis
Dans l'ourlet de nos jupes de Florence Cadier p. 4bis
46 - Écoute !
Sauveur et fils, saison 1 de Marie-Aude Murail p.34
La colère et l'envie, Alice Renard p. 1bis
La papeterie Tsubaki d'Ito Ogawa p. 2bis
47 - Publié une année bissextile
Odyssée des filles de l'est d'Elitza Gueorguieva p. 36
Le festival de l'Apocalypse (tome 3 de Signé Sixtine), de Roxane Dambre p. 6bis
Pas même le bruit d'un fleuve d'Hélène Dorion (2020) p. 7bis
L'année terrible, Victor Hugo (1872) p. 7bis
Victoire la Rouge de Georges de Peyrebrune (1884) p. 7bis
48 - Faire la paix
Sur la colline où poussent encore ces fleurs de D. Matsuse et N. Shiomi p. 37
Je suis deux, de Marietta Ren et Eugény Couture p.34
Les échos de l'au-delà, tome 2 de Signé Sixtine, de Roxane Dambre p. 1 bis
Inexorable de Claire Favan p. 4bis
La douce colombe est morte./The Sweet Dove Died, Barbara Pym p. 4 bis
Sang Trouble de Robert Galbraith p. 5bis
49 -Objets inanimés avez-vous donc une âme ?
Lille, braderie d'Anne et Laurent Champs Moissard p.36
The dolls' house/Une maison de poupées, Rumer Godden p. 37
Collodi, Pinocchio p. 2 bis
Les Terriens de Sayaka Murata p. 6 bis
50 - Trompeuses apparences
Shit ! de Jacky Schwartzmann p.34
Insomnia, de Sarah Pinborough p. 40
Lotus et bouches cousues, de Mi Jianxiu p. 5bis
joker
Derrière les étoiles, de Roxane Dambre p. 40
- CasparProphète
Merci, c'est vraiment sympa de synthétiser le défi ainsi, ça permet d'avoir une vue d'ensemble.
- Cléopatra2Guide spirituel
Pour Titre avec un possessif, j'ai lu Un jour, ma fille a disparu dans la nuit de mon cerveau. J'ai été attirée par ce joli titre, par le résumé aussi... Mon exemplaire a été dédicacé par l'autrice lors du salon du livre de ma ville .
Un couple et sa fille se rendent à une fête foraine pour fêter l'anniversaire de la petite. Mais l'enfant disparaît. Elle réapparaît le lendemain, sans dommage, mais voilà... sa mère ne la reconnaît pas. Elle en est certaine, ce n'est pas SA fille, mais un sosie.
C'est un roman assez horrible en fait, lorsqu'on est soi-même maman. Emma ne reconnaît pas sa fille et cherche inlassablement celle qu'on lui aurait dérobé. C'est un roman intéressant sur les liens parents-enfants (le lien du père, Emma et sa propre mère...). Il y a de beaux passages, c'est indéniablement littéraire. Néanmoins il peut être très choquant pour les parents.
J'ai bien aimé cependant. Mais c'était plus éprouvant que ce que je croyais.
Un couple et sa fille se rendent à une fête foraine pour fêter l'anniversaire de la petite. Mais l'enfant disparaît. Elle réapparaît le lendemain, sans dommage, mais voilà... sa mère ne la reconnaît pas. Elle en est certaine, ce n'est pas SA fille, mais un sosie.
C'est un roman assez horrible en fait, lorsqu'on est soi-même maman. Emma ne reconnaît pas sa fille et cherche inlassablement celle qu'on lui aurait dérobé. C'est un roman intéressant sur les liens parents-enfants (le lien du père, Emma et sa propre mère...). Il y a de beaux passages, c'est indéniablement littéraire. Néanmoins il peut être très choquant pour les parents.
J'ai bien aimé cependant. Mais c'était plus éprouvant que ce que je croyais.
- CasparProphète
C'est curieux, les fêtes foraines ont toujours un côté sinistre dans la fiction alors que ce sont des lieux joyeux en principe.
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