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- maloryNiveau 1
Il ne faut pas voir les choses ainsi. Si l'élève a bavardé, c'est qu'il n'a pas pu suivre le cours correctement. En conséquence, il devra travailler plus chez lui.ernya a écrit:
Oui ce serait plutôt ça bien qu'on dit de ne pas punir le bavardage par du travail supplémentaire car cela fait passer la matière comme une "sanction"
Quant aux parents, je ne pense pas qu'ils iraient râler si tu demandes de recopier une leçon. C'est une façon comme une autre d'amener les élèves à apprendre. On a ensuite la compétence "savoir recopier un texte sans erreur" au pire. A vérifier si elle existe toutefois encore au lycée.
Ensuite, il faut vraiment prendre confiance en toi. Les élèves râleront mais tu resteras droite dans tes bottes. Il ne faut pas avoir peur des contestations ou des élèves qui râlent. C'est jouer leur jeu et saper ton autorité. Qu"ils râlent, c'est toi le maître à bord du navire.[/quote]
Je sais que je manque de confiance en moi mais des élèves qui râlent, contestent la première semaine, cela ne me met pas en confiance pour la suite.Mais je sais que j'ai tort de leur céder :je le vois bien en fin d'année , comme maintenant où je suis très fatiguée et déprimée aussi (envie de tout quitter )
J'espère que dès septembre, même si les élèves me connaissent, j’arriverais à changer et avoir le silence en classe.
- CasparProphète
egomet a écrit:malory a écrit:Oui ce serait plutôt ça bien qu'on dit de ne pas punir le bavardage par du travail supplémentaire car cela fait passer la matière comme une "sanction"Caspar a écrit:malory a écrit:Je ne me vois pas trop donner les lignes du règlement à copier à des élèves de Terminale qui ont presque 18 ans . j'ai l'impression qu'ils riraient plutôt en pensant que je les prends pour des imbéciles et que cela me ridiculiserait.En seconde, ça irait.
Eh bien un exercice supplémentaire, un texte avec des questions...
Les exercices ordinaires comme punitions envoient un très mauvais message en effet. Les exercices sont de bonnes choses qu'on devrait pouvoir donner en récompense. Je l'ai fait, mais pas en France, évidemment.
Par ailleurs, ça complique la vie du professeur. Il n'a pas toujours des exercices en réserve pour cela. Certains manuels sont si légers qu'on a vite fait de se démunir. Qu'est-ce que j'utilise pour mes leçons, si je grille toutes mes cartouches pour infliger des punitions?
En revanche, rien n'empêche de donner des pensums plus ennuyeux que le travail ordinaire. Copier le code civil par exemple.
La punition pour le comportement est différente du travail à refaire ou à compléter.
Je ne suis pas entièrement d'accord (et je n'ai pas toujours le Code Civil sous le coude). Quand je donne des exercice supplémentaires, ils sont en général issus d'un autre manuel que celui de la classe. On peut aussi demander à un élève de remettre son cahier au propre et à jour...Et puis parfois on improvise, il faut agir tout de suite et on n'a pas toujours le temps de réfléchir.
- ernyaFidèle du forum
Tu y arriveras ! Ce qu'il faut, c'est vraiment croire à ce que tu fais. Donne un avertissement "Machin, la prochaine fois que tu prendras la parole sans autorisation, tu auras (punition)". Ensuite, quand les élèves râlent, rappeler que tu as averti, qu'ils étaient au courant des "risques". Tant pis s'ils râlent, s'ils partent de manière agressive. Ca passera. Ce qui compte c'est que tu aies puni et que l'élève fasse/rende sa punition. Certains n'accepteront jamais sur le coup la punition, ce n'est pas grave, tiens bon.malory a écrit:
Je sais que je manque de confiance en moi mais des élèves qui râlent, contestent la première semaine, cela ne me met pas en confiance pour la suite.Mais je sais que j'ai tort de leur céder :je le vois bien en fin d'année , comme maintenant où je suis très fatiguée et déprimée aussi (envie de tout quitter )
J'espère que dès septembre, même si les élèves me connaissent, j’arriverais à changer et avoir le silence en classe.
Je sais que c'est difficile, j'ai moi-même eu beaucoup de mal à punir lors de mes deux premières années parce que je ne me sentais pas légitime. Maintenant ça va mieux, même si oui, quand ils réagissent mal à mes sanctions, ça ne met mal à l'aise. Mais il faut se tenir à ce que tu as décidé. Ca apaise vraiment un climat, ça en vaut la peine. Courage
- LilypimsGrand sage
Je trouve que les conseils donnés plus haut sont bons; je voudrais seulement commenter ceci.
En ce qui me concerne, je n'attends pas qu'ils soient plusieurs à parler. Dès que l'un d'entre eux ouvre la bouche, se tourne vers son voisin, regarde par la fenêtre, joue avec ses stylos, etc., je l'avertis oralement. Au début de l'année, j'explique ("La prochaine fois, je prends le carnet et j'y mets un mot, le tout assorti d'une punition."). Plus tard dans l'année, je me contente d'un regard, d'un claquement de doigts, toute chose qui n'interrompt pas mon cours ; plus la peine d'expliquer. En cas de récidive, je prends le carnet et je l'ouvre ostensiblement à la bonne page ; je n'écris qu'à la fin du cours. Si un élève tente de contester, je repousse la discussion, par une formule brève, à la fin du cours (On peut toujours faire des erreurs d'appréciation mais en cours on n'a pas le temps d'en discuter).
Je donne des leçons à copier (entre deux à trois pages) en rapport avec le chapitre entamé. Cette année, j'ai eu un mot des parents : j'ai répondu en expliquant la punition et, le lendemain, elle était faite. Il faut croire en ce qu'on fait et l'affirmer. Mais ce n'est pas facile partout (surtout quand on n'est pas en poste fixe) et, en fin d'année, le climat est moins propice au travail et au calme.
J'édite pour ajouter qu'on peut être considéré comme sévère et gentil à la fois. D'après mes élèves, dans ma classe, "c'est l'armée" mais je suis "gentille au fond, en vrai" et même il paraît que je manque à certains d'entre eux l'année suivante (Mais ça, c'est quand ils sont sûrs qu'ils ne m'auront plus ).
Djeg23 a écrit:Quand il y a trop de bruit, je crie ou dit "chut". Mais le calme ne dure pas. Sinon, je prends des carnets, plein de carnets, d'un coup. En fait, je n'ai pas vraiment de rituels. C'est toujours un peu improvisé... Et puis oui, j'ai du mal à être ferme. Lorsque je prends des carnets, je ne mets pas automatiquement un mot, je laisse passer et le rend à la fin du cours. Sinon, ils contestent beaucoup lorsque je mets un mot dans le carnet avec des excuses du genre "je ne suis pas le seul à parler", "tout le monde parle" ou "j'ai rien fait". Quelquefois, je n'agis pas sur certaines dispersions, puis d'autres fois oui.
Je ne sais pas faire... Pour moi l'autorité c'est quelque chose de tellement abstrait.
En ce qui me concerne, je n'attends pas qu'ils soient plusieurs à parler. Dès que l'un d'entre eux ouvre la bouche, se tourne vers son voisin, regarde par la fenêtre, joue avec ses stylos, etc., je l'avertis oralement. Au début de l'année, j'explique ("La prochaine fois, je prends le carnet et j'y mets un mot, le tout assorti d'une punition."). Plus tard dans l'année, je me contente d'un regard, d'un claquement de doigts, toute chose qui n'interrompt pas mon cours ; plus la peine d'expliquer. En cas de récidive, je prends le carnet et je l'ouvre ostensiblement à la bonne page ; je n'écris qu'à la fin du cours. Si un élève tente de contester, je repousse la discussion, par une formule brève, à la fin du cours (On peut toujours faire des erreurs d'appréciation mais en cours on n'a pas le temps d'en discuter).
Je donne des leçons à copier (entre deux à trois pages) en rapport avec le chapitre entamé. Cette année, j'ai eu un mot des parents : j'ai répondu en expliquant la punition et, le lendemain, elle était faite. Il faut croire en ce qu'on fait et l'affirmer. Mais ce n'est pas facile partout (surtout quand on n'est pas en poste fixe) et, en fin d'année, le climat est moins propice au travail et au calme.
J'édite pour ajouter qu'on peut être considéré comme sévère et gentil à la fois. D'après mes élèves, dans ma classe, "c'est l'armée" mais je suis "gentille au fond, en vrai" et même il paraît que je manque à certains d'entre eux l'année suivante (Mais ça, c'est quand ils sont sûrs qu'ils ne m'auront plus ).
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...il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer...
- TartifletteNiveau 2
Je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit sur l'importance des punitions et le fait d'être intransigeant par rapport à toutes ces décisions. Mais je ne pense pas que la question de l'autorité, posée dans ce fil, se résume à ça.
Chez moi, un collège un peu dur, on n'a aucune restriction en terme de punitions, retenues ou exclusions de cours et ça aide beaucoup mais ça ne résout pas tout. Certains élèves me rendent fièrement leur punition en début d'heure pour se mettre immédiatement à bavarder... Certains n'arrêtent pas de m'interrompre pour me poser des questions, faire des remarques qui n'ont rien à voir avec le cours même s'ils ont déjà été punis (ou exclus) pour ça, même plusieurs fois...
J'en arrive à me dire qu'il y a quelque chose dans ma manière d'être qui leur laisse l'espace pour ce type de comportements, peut-être ce fameux "manque d'autorité". Je vois bien que, quand j'arrive à adopter une posture plus ferme et assurée, j'ai plus de calme. Mais je ne peux pas être tous les jours comme ça, je ne suis pas comme ça naturellement.
Chez moi, un collège un peu dur, on n'a aucune restriction en terme de punitions, retenues ou exclusions de cours et ça aide beaucoup mais ça ne résout pas tout. Certains élèves me rendent fièrement leur punition en début d'heure pour se mettre immédiatement à bavarder... Certains n'arrêtent pas de m'interrompre pour me poser des questions, faire des remarques qui n'ont rien à voir avec le cours même s'ils ont déjà été punis (ou exclus) pour ça, même plusieurs fois...
J'en arrive à me dire qu'il y a quelque chose dans ma manière d'être qui leur laisse l'espace pour ce type de comportements, peut-être ce fameux "manque d'autorité". Je vois bien que, quand j'arrive à adopter une posture plus ferme et assurée, j'ai plus de calme. Mais je ne peux pas être tous les jours comme ça, je ne suis pas comme ça naturellement.
- CasparProphète
Tartiflette a écrit:Je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit sur l'importance des punitions et le fait d'être intransigeant par rapport à toutes ces décisions. Mais je ne pense pas que la question de l'autorité, posée dans ce fil, se résume à ça.
Chez moi, un collège un peu dur, on n'a aucune restriction en terme de punitions, retenues ou exclusions de cours et ça aide beaucoup mais ça ne résout pas tout. Certains élèves me rendent fièrement leur punition en début d'heure pour se mettre immédiatement à bavarder... Certains n'arrêtent pas de m'interrompre pour me poser des questions, faire des remarques qui n'ont rien à voir avec le cours même s'ils ont déjà été punis (ou exclus) pour ça, même plusieurs fois...
J'en arrive à me dire qu'il y a quelque chose dans ma manière d'être qui leur laisse l'espace pour ce type de comportements, peut-être ce fameux "manque d'autorité". Je vois bien que, quand j'arrive à adopter une posture plus ferme et assurée, j'ai plus de calme. Mais je ne peux pas être tous les jours comme ça, je ne suis pas comme ça naturellement.
Oui, je suis bien d'accord, si on a "de l'autorité", punitions et distributions d'heures de retenue sont exceptionnelles.
- scot69Modérateur
J'ai mis longtemps à le comprendre, mais pour avoir de l'autorité, il faut avant tout se connaître soi-même. Je pense qu'il est essentiel d'adopter une posture, un savoir-être qui soit en adéquation, en cohérence avec notre personnalité.
A mes débuts, j'ai fait la bêtise de vouloir me la jouer "mec dur et méchant super autoritaire". C'était carrément risible, les élèves sentent que l'on est pas naturel et repèrent tout de suite la faille. J'ai longtemps bêtement idéalisé et fantasmé les cours de mes collègues, où (selon eux) il n'y avait pas un mot, pas une seule seconde d'inattention...
Je pense que tu peux commencer par un travail sur toi-même (vu que tu sembles y voir assez clair dans ta situation) et te demander laquelle de tes qualités (la gentillesse? l'humour? la rigueur?) tu pourrais utiliser pour obtenir la crédibilité (donc l'autorité). Chez certains ça se fait automatiquement sans qu'ils y réfléchissent, certains ont peut être une "autorité naturelle" (je ne vais pas rentrer dans le débat de savoir si ça existe ou pas...).
Méfie-toi aussi des collègues, ils ne sont pas toujours bienveillants et se réjouissent parfois des soucis de gestion de classe des autres. Méfie-toi aussi de ce qu'ils te disent sur leur propre tenue de classe.
Essaye aussi de te fixer des objectifs, bien définir ce que tu acceptes ou non.
Pour mon cas par exemple (car je ne connais pas les autres! lol). Je m'étais fixé comme but: j'aimerais pouvoir me faire obéir des élèves en demandant les choses gentiment. J'ai donc essayé de trouver des situations dans lesquelles ça s'était produit, comment j'avais fait, quelles circonstances, comment c'est transposable en situation de classe... J'ai aussi pas mal observé les gens autour de moi (pas uniquement des profs) pour repérer certains éléments, certains tons adoptés, postures, expressions vocabulaire, et ensuite me demander si certaines choses étaient parlantes pour moi et si je pouvais me les réapproprier.
Voilà, je te souhaite bon courage, tiens-nous au courant de tes progrès, de tes cogitations, réflexions...!
A mes débuts, j'ai fait la bêtise de vouloir me la jouer "mec dur et méchant super autoritaire". C'était carrément risible, les élèves sentent que l'on est pas naturel et repèrent tout de suite la faille. J'ai longtemps bêtement idéalisé et fantasmé les cours de mes collègues, où (selon eux) il n'y avait pas un mot, pas une seule seconde d'inattention...
Je pense que tu peux commencer par un travail sur toi-même (vu que tu sembles y voir assez clair dans ta situation) et te demander laquelle de tes qualités (la gentillesse? l'humour? la rigueur?) tu pourrais utiliser pour obtenir la crédibilité (donc l'autorité). Chez certains ça se fait automatiquement sans qu'ils y réfléchissent, certains ont peut être une "autorité naturelle" (je ne vais pas rentrer dans le débat de savoir si ça existe ou pas...).
Méfie-toi aussi des collègues, ils ne sont pas toujours bienveillants et se réjouissent parfois des soucis de gestion de classe des autres. Méfie-toi aussi de ce qu'ils te disent sur leur propre tenue de classe.
Essaye aussi de te fixer des objectifs, bien définir ce que tu acceptes ou non.
Pour mon cas par exemple (car je ne connais pas les autres! lol). Je m'étais fixé comme but: j'aimerais pouvoir me faire obéir des élèves en demandant les choses gentiment. J'ai donc essayé de trouver des situations dans lesquelles ça s'était produit, comment j'avais fait, quelles circonstances, comment c'est transposable en situation de classe... J'ai aussi pas mal observé les gens autour de moi (pas uniquement des profs) pour repérer certains éléments, certains tons adoptés, postures, expressions vocabulaire, et ensuite me demander si certaines choses étaient parlantes pour moi et si je pouvais me les réapproprier.
Voilà, je te souhaite bon courage, tiens-nous au courant de tes progrès, de tes cogitations, réflexions...!
- LilypimsGrand sage
Je suis d'accord. Il est contre-productif, je pense, de vouloir singer quelqu'un d'autre ou de tenter de coller à l'image qu'on se fait d'un professeur "qui a de l'autorité".scot69 a écrit:J'ai mis longtemps à le comprendre, mais pour avoir de l'autorité, il faut avant tout se connaître soi-même. Je pense qu'il est essentiel d'adopter une posture, un savoir-être qui soit en adéquation, en cohérence avec notre personnalité.
Les collègues ne sont pas forcément malveillants mais nous n'avons pas tous la même perception d'une même situation. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Personnellement, je me trouve trop tolérante avec les élèves, limite laxiste ; pourtant, je suis perçue comme sévère.scot69 a écrit:
Méfie-toi aussi des collègues, ils ne sont pas toujours bienveillants et se réjouissent parfois des soucis de gestion de classe des autres. Méfie-toi aussi de ce qu'ils te disent sur leur propre tenue de classe.
Ça aussi, ça me paraît essentiel.scot69 a écrit: Essaye aussi de te fixer des objectifs, bien définir ce que tu acceptes ou non.
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...il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, je vais donc continuer...
- scot69Modérateur
Les collègues ne sont pas forcément malveillants mais nous n'avons pas tous la même perception d'une même situation. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Personnellement, je me trouve trop tolérante avec les élèves, limite laxiste ; pourtant, je suis perçue comme sévère.scot69 a écrit:
Méfie-toi aussi des collègues, ils ne sont pas toujours bienveillants et se réjouissent parfois des soucis de gestion de classe des autres. Méfie-toi aussi de ce qu'ils te disent sur leur propre tenue de classe.
Oui, j'avoue être devenu limite parano à ce niveau suite à une ou deux mauvaises expériences!
Et j'ajoute aussi qu'il me semble qu'une (très) solide connaissance disciplinaire soit également un élément indispensable.
- mafalda16Modérateur
Scot69, peux-tu éditer ton message. Il y a un problème dans les balises de citation.
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"Si no luchas, al menos ten la decencia de respetar a quienes lo hacen", José Martí.
- scot69Modérateur
Oui, j'avoue être devenu limite parano à ce niveau suite à une ou deux mauvaises expériences!Lilypims a écrit:Les collègues ne sont pas forcément malveillants mais nous n'avons pas tous la même perception d'une même situation. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Personnellement, je me trouve trop tolérante avec les élèves, limite laxiste ; pourtant, je suis perçue comme sévère.scot69 a écrit:
Méfie-toi aussi des collègues, ils ne sont pas toujours bienveillants et se réjouissent parfois des soucis de gestion de classe des autres. Méfie-toi aussi de ce qu'ils te disent sur leur propre tenue de classe.
Et j'ajoute aussi qu'il me semble qu'une (très) solide connaissance disciplinaire soit également un élément indispensable.
- yasyasNiveau 9
Je rejoins les collègues : une bonne connaissance disciplinaire, savoir où on va, et être cohérent et juste.
On énonce les règles et on s'y tient (même si ça tombe mal)
Je suis devenue "hyper" respectée au fil des années, (et je précise aussi que ça n'a rien à voir avec un manque de gentillesse), je peux avoir le silence juste en les regardant... Sans recette magique, juste une personnalité professionnelle qui s'est affirmée au cours des années, avec mes critères à moi, et en accord avec ma personnalité... (par exemple, je suis totalement intolérante au bruit, et au manque de respect en général, ainsi qu'aux moqueries entre pairs, par contre j'accepte les blagues des élèves, je pratique l'autodérision souvent (ça évite qu'ils me remettent en question vu que c'est déjà fait), et je suis très exigeante aussi avec moi même...
J'ai connu les bavardages difficiles en début de carrière, ce moment où tu as l'impression d'être transparent... et finalement c'est un long passage en LP qui m'a aidée à "forger" mon autorité : je n'avais pas le choix c'était ça ou subir, et là les rituels ont vraiment montré leurs effets bénéfiques (et rassurants pour les élèves) : Les attendre à la porte, attendre qu'ils soient en rang, les accueillir individuellement en les saluant (je suis prof de langue, ça met dans le bain) puis attendre le silence et les affaires sorties pour qu'ils s’assoient etc. Un travail non fait ou un cahier ou livre absent : une croix. A la deuxième : une heure de colle. (Pour ça il faut prévenir la vie sco : les premières années les deux premiers mercredi j'avais en moyenne 15 élèves en retenue et aussi quelques messages de parents... mais ensuite, plus besoin de lutter)
Bon courage à toi, trouve tes règles, ta personnalité d'enseignant et ça viendra!
On énonce les règles et on s'y tient (même si ça tombe mal)
Je suis devenue "hyper" respectée au fil des années, (et je précise aussi que ça n'a rien à voir avec un manque de gentillesse), je peux avoir le silence juste en les regardant... Sans recette magique, juste une personnalité professionnelle qui s'est affirmée au cours des années, avec mes critères à moi, et en accord avec ma personnalité... (par exemple, je suis totalement intolérante au bruit, et au manque de respect en général, ainsi qu'aux moqueries entre pairs, par contre j'accepte les blagues des élèves, je pratique l'autodérision souvent (ça évite qu'ils me remettent en question vu que c'est déjà fait), et je suis très exigeante aussi avec moi même...
J'ai connu les bavardages difficiles en début de carrière, ce moment où tu as l'impression d'être transparent... et finalement c'est un long passage en LP qui m'a aidée à "forger" mon autorité : je n'avais pas le choix c'était ça ou subir, et là les rituels ont vraiment montré leurs effets bénéfiques (et rassurants pour les élèves) : Les attendre à la porte, attendre qu'ils soient en rang, les accueillir individuellement en les saluant (je suis prof de langue, ça met dans le bain) puis attendre le silence et les affaires sorties pour qu'ils s’assoient etc. Un travail non fait ou un cahier ou livre absent : une croix. A la deuxième : une heure de colle. (Pour ça il faut prévenir la vie sco : les premières années les deux premiers mercredi j'avais en moyenne 15 élèves en retenue et aussi quelques messages de parents... mais ensuite, plus besoin de lutter)
Bon courage à toi, trouve tes règles, ta personnalité d'enseignant et ça viendra!
- egometDoyen
Ca peut paraître un peu cynique, parce qu'elles n'ont pas du tout été pensées pour augmenter l'autorité, plutôt pour mettre en garde contre l'obéissance aveugle, mais je crois que les expériences de Milgram peuvent vraiment alimenter notre réflexion.
Un extrait de ses travaux est téléchargeable ici (une trentaine de pages): http://classiques.uqac.ca/collection_methodologie/milgram_stanley/org_soc_dependance_hierarchique/texte.html
Un extrait de ses travaux est téléchargeable ici (une trentaine de pages): http://classiques.uqac.ca/collection_methodologie/milgram_stanley/org_soc_dependance_hierarchique/texte.html
Milgram a écrit:L'autorité s'appuie sur des normes : nous admettons volontiers que dans certaines situations, un contrôle social soit exercé par un personnage représentant l'autorité. Elle n'est pas obligatoirement associée à la notion de « prestige » : c'est ainsi qu'au théâtre, nous nous soumettons généralement sans protester au contrôle de l'ouvreuse. La puissance de l'autorité ne vient pas des caractéristiques personnelles de celui en qui elle s'incarne, mais de la clarté de sa perception dans une structure sociale.
La question de savoir par quels moyens elle se fait reconnaître ne paraît pas, à première vue, devoir se poser. Nous semblons invariablement savoir qui est au poste de commande. Toutefois, nous pouvons examiner ce comportement au laboratoire pour essayer d'en analyser le processus.
En premier lieu, le sujet aborde cette situation avec la conviction a priori que quelqu'un la dirige. Lorsque l'expérimentateur se présente à lui, il comble donc l'attente du sujet. En conséquence, il n'a pas à faire valoir son autorité, mais simplement à s'identifier avec elle. Il y parvient grâce à quelques remarques préliminaires et puisque ce rituel bien défini correspond exactement à ce que le sujet attend d'un responsable, toute idée de contestation est écartée. Autre facteur auxiliaire : l'assurance de l'expérimentateur, l'impression d'autorité qui émane de sa personne. De même qu'un domestique a un maintien déférent, de même son maître a naturellement une présence qui impose son statut dominant sans qu'il ait à le définir verbalement.
En second lieu, l'autorité a souvent recours à la tenue vestimentaire pour se faire reconnaître d'emblée dans une situation donnée. Notre expérimentateur portait la blouse grise du technicien qui symbolisait son appartenance au laboratoire. Tenues de policiers, de militaires, et autres uniformes de service, sont les signes extérieurs de l'autorité les plus courants dans la vie quotidienne.
En troisième lieu, le sujet note l'absence d'autorités rivales. Nul autre ne revendiquant la responsabilité, il est légitimement fondé à penser que l'expérimentateur est bien l'homme de la situation. Enfin, il faut tenir compte également de l'absence d'anomalies flagrantes (par exemple, un enfant ne saurait prétendre à ce rôle).
C'est donc à l'apparence de l'autorité et non à sa qualité intrinsèque que le sujet répond. À moins que ne surgissent des informations contradictoires ou ne se produisent des faits trop insolites, la simple affirmation de l'autorité par son détenteur est presque toujours suffisante.
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Primum non nocere.
Ubi bene, ibi patria.
Mes livres, mes poèmes, réflexions pédagogiques: http://egomet.sanqualis.com/
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