Choisissez le roman d'anticipation que vous aimeriez lire pour la septième édition du "Néo-club littéraire".
- ClarinetteGrand Maître
Comme souvent, c'est à moi que revient l'honneur d'ouvrir le bal. Voici pêle-mêle les réflexions que je me suis faites au fil de la lecture.
- La première de toute : j'ai déjà lu ce livre plusieurs fois et pourtant, je suis toujours aussi émue par certains passages. J'ai senti mon nez picoter, ma gorge se serrer, mes yeux s'embrumer, même si ma connaissance de l'histoire ôte des éléments de suspense, évidemment. Cela étant, je me suis surprise une fois de plus, comme à la fin d'un opéra que je connais pourtant par cœur, à espérer que finalement, les choses se terminent autrement.
- Cependant, j'aime bien les les débuts qui commencent par la fin, le côté tragiquement inéluctable, renforcé par l'omniscience du narrateur, qui attise la curiosité, même si cela peut être agaçant par moments.
- Le contraste entre la lettre d'amour du narrateur et la narration à la troisième personne de l'aventure scientifique reste captivant.
- La critique des instances internationales, de leur inertie, de la lourdeur de leurs procédures, est malheureusement toujours d'actualité.
- J'ai été aussi irritée que d'habitude par ce coup de foudre pour une personne inerte (celui de Simon pour Eléa). Dans "la vraie vie", ce qui nous fait craquer, c'est plutôt un sourire, une expression, une odeur, une inflexion dans la voix, bref, pas une gravure de mode.
- Irritation aussi pour le côté gnangnan végétarien des Gondas. Que dis-je, végétarien ? Même pas : ils ne mangent rien de vivant, que des pilules...
- Autre irritation : les bergers noirs de Mars.
- Sinon, j'ai beaucoup aimé le passage où Eléa raconte la vie au Gondawa, les luttes avec Enisoraï. C'est ce que j'aime dans la SF : être transportée dans un autre monde, totalement différent du mien, mais avec lequel je perçois tout de même des éléments de comparaison.
- Petite citation de la page 165, que je trouve très vraie : "L'Homme est merveilleux. Les hommes sont pitoyables."
- Mon côté romantique : l'expression "je suis à Païkan", qui remplacerait "Païkan est à moi", me parle bien.
- Sur le plan stylistique, ce roman n'est pas merveilleux, j'en conviens, mais Barjavel, avec son côté visionnaire, soulève des éléments de réflexion intéressants : une vraie coopération internationale, un revenu de base pour tout citoyen (allez voir ici, c'est intéressant : https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=-cwdVDcm-Z0)..;
- Ah, et puis, cette fin à la Roméo et Juliette est toujours aussi émouvante !
Voilà, bref, j'ai relu ce roman une seule traite et je me suis régalée une fois de plus. A vous !
- La première de toute : j'ai déjà lu ce livre plusieurs fois et pourtant, je suis toujours aussi émue par certains passages. J'ai senti mon nez picoter, ma gorge se serrer, mes yeux s'embrumer, même si ma connaissance de l'histoire ôte des éléments de suspense, évidemment. Cela étant, je me suis surprise une fois de plus, comme à la fin d'un opéra que je connais pourtant par cœur, à espérer que finalement, les choses se terminent autrement.
- Cependant, j'aime bien les les débuts qui commencent par la fin, le côté tragiquement inéluctable, renforcé par l'omniscience du narrateur, qui attise la curiosité, même si cela peut être agaçant par moments.
- Le contraste entre la lettre d'amour du narrateur et la narration à la troisième personne de l'aventure scientifique reste captivant.
- La critique des instances internationales, de leur inertie, de la lourdeur de leurs procédures, est malheureusement toujours d'actualité.
- J'ai été aussi irritée que d'habitude par ce coup de foudre pour une personne inerte (celui de Simon pour Eléa). Dans "la vraie vie", ce qui nous fait craquer, c'est plutôt un sourire, une expression, une odeur, une inflexion dans la voix, bref, pas une gravure de mode.
- Irritation aussi pour le côté gnangnan végétarien des Gondas. Que dis-je, végétarien ? Même pas : ils ne mangent rien de vivant, que des pilules...
- Autre irritation : les bergers noirs de Mars.
- Sinon, j'ai beaucoup aimé le passage où Eléa raconte la vie au Gondawa, les luttes avec Enisoraï. C'est ce que j'aime dans la SF : être transportée dans un autre monde, totalement différent du mien, mais avec lequel je perçois tout de même des éléments de comparaison.
- Petite citation de la page 165, que je trouve très vraie : "L'Homme est merveilleux. Les hommes sont pitoyables."
- Mon côté romantique : l'expression "je suis à Païkan", qui remplacerait "Païkan est à moi", me parle bien.
- Sur le plan stylistique, ce roman n'est pas merveilleux, j'en conviens, mais Barjavel, avec son côté visionnaire, soulève des éléments de réflexion intéressants : une vraie coopération internationale, un revenu de base pour tout citoyen (allez voir ici, c'est intéressant : https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=-cwdVDcm-Z0)..;
- Ah, et puis, cette fin à la Roméo et Juliette est toujours aussi émouvante !
Voilà, bref, j'ai relu ce roman une seule traite et je me suis régalée une fois de plus. A vous !
- LédisséEsprit sacré
J'écris sans lire Clarinette pour ne pas me laisser influencer.
Impressions contradictoires en lisant ce livre. Pêle-mêle, je n'aime pas m'organiser.
- J'aime beaucoup, beaucoup le style, simple (comme un style de conteur) et souvent émouvant. Le "Ma bien aimée, mon abandonnée, ma perdue..." me laisse toute retournée. Le moyen de ne pas aimer un livre qui commence comme ça ?
- Je déteste Simon, je l'ai toujours détesté. Je n'aime pas un homme qui aime la femme d'un autre (je sais, je suis extrêmement étroite d'idées et coincée dès qu'il s'agit d'amour / attirance physique) ; même si cet autre est ridicule et sans consistance. D'ailleurs, sans consistance, c'est le cas de la plupart des personnages. Ceux qui en ont le plus à mes yeux sont Hoover et Léonova, et même eux sont bien simplistes. D'où une certaine fadeur.
- Rhaaaa, beurk, le sexisme assumé (ou plutôt inconscient de lui-même) de cette période... la femme choisie pour sa beauté physique - ah oui, un peu pour son intelligence aussi, mentionnée une fois pour faire bonne mesure, une crétine quand même ça le ferait moyen - mais sûrement pas pour ses connaissances, ça c'est le rôle de l'Homme [d'ailleurs, il est non-désigné parce qu'il est trop intelligent ; l'exemple de femme non-désignée en face, c'est une femme "au caractère atroce", pas trop intelligente, non non ; les femmes sont des hystériques et les hommes des êtres supérieurs ]. J'ai sursauté à chaque page.
- Je suis gênée par les évocations intimes. Pas le fait qu'elles soient intimes, la manière dont on elles sont présentées, dont on s'étale dessus, alors qu'elles sont sans intérêt. Et c'est d'un ridicule... les hommes sont toujours en érection, apparemment, pénétration en 2 secondes chrono, aucun préliminaire si ce n'est un effeuillage. [et pour revenir sur le sexisme, le "et il commença de lui préparer une nouvelle joie" (et la tienne, crétin ?), je ne l'ai toujours pas digéré]
- L'amour est fade, parce qu'automatique et sans question. Ça va avec l'absence de caractère des personnages, d'ailleurs. Et ce monde aseptisé.
- Ce qui est intéressant (enfin... que j'ai remarqué seulement à cette nouvelle lecture, parce qu'à 12 ans je n'avais rien vu) c'est la présentation de ces civilisations anciennes imaginaires, Gondawa en utopie-mais-pas-tant-que-ça, apparaissant idéal au début, mais qui malgré tout a ses exclus, sa police effrayante, sa déshumanisation finalement omniprésente... Enisor est beaucoup moins convaincant ; ne serait-ce que parce qu'on ne me fera pas croire en une civilisation où les hommes et femmes s'accouplent une fois par an (et où ça produit une surpopulation, mouarf) ; même si c'est soi-disant spiritualisé... on n'est plus dans la SF mais dans le fantastique, là.
- Par contre, le schéma à la Roméo et Juliette, l'idée même de découvrir ce couple sous la glace et le témoignage d'une civilisation perdue, c'est très bon... j'aurais voulu que ce soit mené autrement.
(Je crois que c'est tout, j'éditerai peut-être si d'autres commentaires me font penser à autre chose.)
Impressions contradictoires en lisant ce livre. Pêle-mêle, je n'aime pas m'organiser.
- J'aime beaucoup, beaucoup le style, simple (comme un style de conteur) et souvent émouvant. Le "Ma bien aimée, mon abandonnée, ma perdue..." me laisse toute retournée. Le moyen de ne pas aimer un livre qui commence comme ça ?
- Je déteste Simon, je l'ai toujours détesté. Je n'aime pas un homme qui aime la femme d'un autre (je sais, je suis extrêmement étroite d'idées et coincée dès qu'il s'agit d'amour / attirance physique) ; même si cet autre est ridicule et sans consistance. D'ailleurs, sans consistance, c'est le cas de la plupart des personnages. Ceux qui en ont le plus à mes yeux sont Hoover et Léonova, et même eux sont bien simplistes. D'où une certaine fadeur.
- Rhaaaa, beurk, le sexisme assumé (ou plutôt inconscient de lui-même) de cette période... la femme choisie pour sa beauté physique - ah oui, un peu pour son intelligence aussi, mentionnée une fois pour faire bonne mesure, une crétine quand même ça le ferait moyen - mais sûrement pas pour ses connaissances, ça c'est le rôle de l'Homme [d'ailleurs, il est non-désigné parce qu'il est trop intelligent ; l'exemple de femme non-désignée en face, c'est une femme "au caractère atroce", pas trop intelligente, non non ; les femmes sont des hystériques et les hommes des êtres supérieurs ]. J'ai sursauté à chaque page.
- Je suis gênée par les évocations intimes. Pas le fait qu'elles soient intimes, la manière dont on elles sont présentées, dont on s'étale dessus, alors qu'elles sont sans intérêt. Et c'est d'un ridicule... les hommes sont toujours en érection, apparemment, pénétration en 2 secondes chrono, aucun préliminaire si ce n'est un effeuillage. [et pour revenir sur le sexisme, le "et il commença de lui préparer une nouvelle joie" (et la tienne, crétin ?), je ne l'ai toujours pas digéré]
- L'amour est fade, parce qu'automatique et sans question. Ça va avec l'absence de caractère des personnages, d'ailleurs. Et ce monde aseptisé.
- Ce qui est intéressant (enfin... que j'ai remarqué seulement à cette nouvelle lecture, parce qu'à 12 ans je n'avais rien vu) c'est la présentation de ces civilisations anciennes imaginaires, Gondawa en utopie-mais-pas-tant-que-ça, apparaissant idéal au début, mais qui malgré tout a ses exclus, sa police effrayante, sa déshumanisation finalement omniprésente... Enisor est beaucoup moins convaincant ; ne serait-ce que parce qu'on ne me fera pas croire en une civilisation où les hommes et femmes s'accouplent une fois par an (et où ça produit une surpopulation, mouarf) ; même si c'est soi-disant spiritualisé... on n'est plus dans la SF mais dans le fantastique, là.
- Par contre, le schéma à la Roméo et Juliette, l'idée même de découvrir ce couple sous la glace et le témoignage d'une civilisation perdue, c'est très bon... j'aurais voulu que ce soit mené autrement.
(Je crois que c'est tout, j'éditerai peut-être si d'autres commentaires me font penser à autre chose.)
_________________
Life is what happens to you while you're making other plans. John Lennon
Life is not governed by will or intention. Life is a question of nerves, and fibres, and slowly built-up cells in which thought hides itself and passion has its dreams. Oscar Wilde
Bien que femme, je me suis permis_ / demandé_ / rendu_ compte / fait_ désirer... etc._
- LédisséEsprit sacré
Itou.Clarinette a écrit:- Le contraste entre la lettre d'amour du narrateur et la narration à la troisième personne de l'aventure scientifique reste captivant.
Hélas...Clarinette a écrit:- La critique des instances internationales, de leur inertie, de la lourdeur de leurs procédures, est malheureusement toujours d'actualité.
Idem... la femme comme objet de désir et juste objet de désir (on ne voit même pas son visage dans l'Oeuf ! juste les formes de son corps... comment un homme civilisé peut-il célébrer ce qu'il éprouve à ce moment ? "ils étaient tous émus dans leur coeur et dans leur corps", oui oui, on imagine bien... yuck )Clarinette a écrit:- J'ai été aussi irritée que d'habitude par ce coup de foudre pour une personne inerte (celui de Simon pour Eléa). Dans "la vraie vie", ce qui nous fait craquer, c'est plutôt un sourire, une expression, une odeur, une inflexion dans la voix, bref, pas une gravure de mode.
Ah non, moi j'aime bien cette idée... Manger un autre être vivant, quand on y pense, ce n'est pas très ragoûtant.Clarinette a écrit:- Irritation aussi pour le côté gnangnan végétarien des Gondas. Que dis-je, végétarien ? Même pas : ils ne mangent rien de vivant, que des pilules...
(Ce qui ne m'empêche pas de ne pas y penser la plupart du temps, et d'adorer les côtelettes :gouteur: . Mais j'ai trouvé piquant le passage sur les roses : "Cela aussi tu as cru que nous le mangions..." - et d'ailleurs oui : confiture de roses etc.)
Yep. Waouh, ça va loin, n'est-ce pas ? D'ailleurs seuls les noirs ont ce traitement... Les asiatiques sont assez proches du peuple supérieur, les blancs, pour qu'on leur accorde d'être nés sur la même planète - même si bien sûr ils sont réduits au rôle des méchants, les Enisor...Clarinette a écrit:- Autre irritation : les bergers noirs de Mars.
Repérée aussi Très bien vu... c'est d'ailleurs ça qui me sidère : être entièrement d'accord avec l'auteur sur certains points, entièrement en désaccord (et en désaccord furieux) sur d'autres. M'énerve.Clarinette a écrit:- Petite citation de la page 165, que je trouve très vraie : "L'Homme est merveilleux. Les hommes sont pitoyables."
(M'enfin personnellement, je trouve que l'un n'exclut pas l'autre... je me donne, mais j'attends que l'autre se donne aussi, et je suis possessive)Clarinette a écrit:- Mon côté romantique : l'expression "je suis à Païkan", qui remplacerait "Païkan est à moi", me parle bien.
Ah, moi elle m'a toujours énervée, même si je la considère comme un bon filon littéraire.Clarinette a écrit:- Ah, et puis, cette fin à la Roméo et Juliette est toujours aussi émouvante !
_________________
Life is what happens to you while you're making other plans. John Lennon
Life is not governed by will or intention. Life is a question of nerves, and fibres, and slowly built-up cells in which thought hides itself and passion has its dreams. Oscar Wilde
Bien que femme, je me suis permis_ / demandé_ / rendu_ compte / fait_ désirer... etc._
- NadejdaGrand sage
Pour x raisons (malade plusieurs fois, retour dans ma famille car décès, autres lectures plus urgentes), j'essaie de le finir tout à l'heure et vous donne ensuite mon avis. Ou demain à la limite.
En tout cas, nos remarques se rejoindront, je pense. Ce livre est autant fait de passages sublimes et/ou lucides que de pages d'une naïveté irritante.
En tout cas, nos remarques se rejoindront, je pense. Ce livre est autant fait de passages sublimes et/ou lucides que de pages d'une naïveté irritante.
- ClarinetteGrand Maître
Salut Lady ! Merci pour cette contribution !
C'est vrai que le style confine au simplisme, en l'occurrence. Il faudrait que je les relise plus attentivement, mis il me semblait qu'il était plus abouti dans Le grand secret ou Ravage.LadyC a écrit:
- J'aime beaucoup, beaucoup le style, simple (comme un style de conteur) et souvent émouvant. Le "Ma bien aimée, mon abandonnée, ma perdue..." me laisse toute retournée. Le moyen de ne pas aimer un livre qui commence comme ça ?
Oui, je suis d'accord, les personnages manquent cruellement d'épaisseur.LadyC a écrit:- Je déteste Simon, je l'ai toujours détesté. Je n'aime pas un homme qui aime la femme d'un autre (je sais, je suis extrêmement étroite d'idées et coincée dès qu'il s'agit d'amour / attirance physique) ; même si cet autre est ridicule et sans consistance. D'ailleurs, sans consistance, c'est le cas de la plupart des personnages. Ceux qui en ont le plus à mes yeux sont Hoover et Léonova, et même eux sont bien simplistes. D'où une certaine fadeur.
Pffff.... Ce genre de conceptions fait vraiment "d'un autre âge révolu" !LadyC a écrit:- Rhaaaa, beurk, le sexisme assumé (ou plutôt inconscient de lui-même) de cette période... la femme choisie pour sa beauté physique - ah oui, un peu pour son intelligence aussi, mentionnée une fois pour faire bonne mesure, une crétine quand même ça le ferait moyen - mais sûrement pas pour ses connaissances, ça c'est le rôle de l'Homme
:lol: :lol: :lol:LadyC a écrit:- Je suis gênée par les évocations intimes. Pas le fait qu'elles soient intimes, la manière dont on elles sont présentées, dont on s'étale dessus, alors qu'elles sont sans intérêt. Et c'est d'un ridicule... les hommes sont toujours en érection, apparemment, pénétration en 2 secondes chrono, aucun préliminaire si ce n'est un effeuillage. [et pour revenir sur le sexisme, le "et il commença de lui préparer une nouvelle joie" (et la tienne, crétin ?), je ne l'ai toujours pas digéré]
Et leur vision très particulière de la gastronomie !LadyC a écrit:- L'amour est fade, parce qu'automatique et sans question. Ça va avec l'absence de caractère des personnages, d'ailleurs. Et ce monde aseptisé.
Oui, comme je le disais plus haut, c'est ce que j'aime particulièrement dans la SF.LadyC a écrit:- Ce qui est intéressant (enfin... que j'ai remarqué seulement à cette nouvelle lecture, parce qu'à 12 ans je n'avais rien vu) c'est la présentation de ces civilisations anciennes imaginaires, Gondawa en utopie-mais-pas-tant-que-ça, apparaissant idéal au début, mais qui malgré tout a ses exclus, sa police effrayante, sa déshumanisation finalement omniprésente...
C'est-à-dire ?LadyC a écrit:- Par contre, le schéma à la Roméo et Juliette, l'idée même de découvrir ce couple sous la glace et le témoignage d'une civilisation perdue, c'est très bon... j'aurais voulu que ce soit mené autrement.
- ClarinetteGrand Maître
Prends ton temps, Nadedja, nous aurons de toute façon plaisir à te lire.Nadejda a écrit:Pour x raisons (malade plusieurs fois, retour dans ma famille car décès, autres lectures plus urgentes), j'essaie de le finir tout à l'heure et vous donne ensuite mon avis. Ou demain à la limite.
En tout cas, nos remarques se rejoindront, je pense. Ce livre est autant fait de passages sublimes et/ou lucides que de pages d'une naïveté irritante.
- LédisséEsprit sacré
Clarinette a écrit:C'est-à-dire ?LadyC a écrit:- Par contre, le schéma à la Roméo et Juliette, l'idée même de découvrir ce couple sous la glace et le témoignage d'une civilisation perdue, c'est très bon... j'aurais voulu que ce soit mené autrement.
C'est-à-dire avec plus d'épaisseur, justement, des personnages plus creusés, plus savoureux, et un monde plus "convaincant" (à mes yeux)... d'ailleurs je trouve qu'on reste un peu sur sa faim pour la description de Gondawa (ne parlons pas du reste) : c'est plus une évocation qu'autre chose. Il pourrait d'ailleurs difficilement en être autrement, car :
- on n'y passe que 24h, où l'aventure ou plutôt la course-poursuite domine ; du coup, les explications sur la vie quotidienne ou la société font parfois presque tache, façon note en bas de page, documentaire...
- je crois que c'est trop onirique - Barjavel est plus un rêveur qu'un penseur ; il s'agissait à la fois - paradoxalement - de rêver une civilisation malgré tout meilleure, plus égalitaire, d'abondance mesurée, une espèce de paradis où l'on travaille peu mais vit facilement, une sorte d'âge d'or où le lait et le miel, enfin les pilules multicolores, coulent des arbres, où règne la paix entre les hommes (en apparence) et où les animaux se laissent approcher
Mais mon expression "mené" n'était pas bien choisie , parce que ce n'est pas le mode de narration qui m'a gênée, au contraire, j'aime bien l'alternance XXe siècle / -900 000 (outre l'alternance 1re/3e personne), mais plutôt le contenu.
Sinon, je reviens sur ce que j'ai dit sur le style : tu as raison, ça ne va pas loin. Je suis simplement séduite par certains passages - le début par exemple -, mais dans l'ensemble de la narration, il n'a pas beaucoup plus d'intérêt ou de consistance que les personnages.
_________________
Life is what happens to you while you're making other plans. John Lennon
Life is not governed by will or intention. Life is a question of nerves, and fibres, and slowly built-up cells in which thought hides itself and passion has its dreams. Oscar Wilde
Bien que femme, je me suis permis_ / demandé_ / rendu_ compte / fait_ désirer... etc._
- ClarinetteGrand Maître
En fait, ce que l'on reproche à ce livre, c'est d'être trop mince : sur 1000 pages, il aurait pu davantage creuser l'histoire et les personnages !
Moi, j'adôôôre les très gros livres !
Moi, j'adôôôre les très gros livres !
- LédisséEsprit sacré
Non, mais ce n'est pas une question de nombre de pages...
Le Petit Prince est plus profond, je trouve
_________________
Life is what happens to you while you're making other plans. John Lennon
Life is not governed by will or intention. Life is a question of nerves, and fibres, and slowly built-up cells in which thought hides itself and passion has its dreams. Oscar Wilde
Bien que femme, je me suis permis_ / demandé_ / rendu_ compte / fait_ désirer... etc._
- ClarinetteGrand Maître
Ah ben oui, le Petit Prince !
- phiExpert
Bon, lady C me rassure... J'avais été obligée de lire ce livre en 3ème et j'en étais ressortie furieuse... Pour toutes les raisons qu'elle évoque (d'autant que j'avais bien moins de recul qu'actuellement)... Le sexisme, les bergers noirs de mars... Berk berk berk... Même la fin m'avait irrité plus qu'autre chose... Ca avait gâché tout le reste.
- User7674Érudit
Pour ma part, j'appréhendais beaucoup le fait de lire un roman de SF, genre que je connaissais très très peu. En fait, je n'ai quasiment lu que des polars depuis toujours, cela ne fait pas très longtemps que je me diversifie... J'avais lu la trilogie des dieux de Werber mais bon, ça n'a rien à voir avec Barjavel ! J'avais très peur de ne pas accrocher à ce style littéraire. Pourtant c'est un genre que j'apprécie beaucoup dans les séries télé (je pense à Falling Skies notamment).
Lorsque j'ai emprunté Barjavel au CDI, ma collègue m'a de suite annoncé qu'elle pensait que j'allais aimer car ce roman fait voyager. Et elle n'avait pas tort sur ce point ! En outre, deux amis l'ont vu traîner chez moi avant que je ne le commence et m'ont annoncé qu'ils avaient adoré. Cela m'a donc rassuré et j'ai entamé la lecture de La nuit des temps plutôt sereinement, contrairement à ce que je pensais initialement !
On pourrait effectivement reprocher au livre sont style simple. Pour ma part, cela m'a plu. Je suis dans une période où je suis très fatiguée par le travail et je ne me voyais pas avoir à trop réfléchir pour lire, d'autant plus que je ne lis que dans mon lit le soir ! Si c'est compliqué, je m'endors !
J'ai vécu de façon trépidante la découverte des restes de la civilisation en Antarctique. Cela m'a fait penser à la découverte de la porte des étoiles dans Stargate (pardon pour la comparaison mais j'ai adoré l'univers de Stargate !). J'étais de plus en plus impatiente à l'idée de savoir quelles étaient les traces laissées par les anciens. Les descriptions nous permettent de bien imaginer l'avancée des recherches.
Quand Eléa a été réveillée, alors là, j'ai été éblouie par son récit. Il m'a permis de m'évader dans ce monde, a première vue idéal, mais finalement pas si parfait que cela. Ce qui est fou, c'est que j'en ai même rêvé ! J'ai été particulièrement touchée par les passages relatifs aux sentiments et la fameuse phrase "Je suis à Païkan". J'ai trouvé cela extrêmement beau A partir de ce récit, j'étais moins impliquée dans l'histoire présente et j'ai été très déçue de tous les passages concernant la tentative de sabotage : je voulais retourner à Gondawa !
Dans une mesure moindre, j'ai apprécié de retrouver en arrière-plan le contexte de Guerre Froide et sa critique, que ce soit dans le temps présent ou il y a 900 000 ans d'ailleurs.
Je n'ai pas été spécialement touchée par les personnages de l'expédition. Simon m'a laissée totalement indifférente. L'Américain m'a amusée mais sans plus.
Je reviendrai peut-être sur certains points en fonction des autres interventions. Je suis d'accord avec les petits points négatifs que vous soulevez mais personnellement ils ne m'ont pas du tout dérangés lors de ma lecture : je me suis laissée embarquée par l'histoire sans réfléchir.
Notre CDI possède également Ravages mais la 4ème de couv' ne m'a pas trop emballée. Est-ce que vous me le conseillez ? Sinon, un autre titre de Barjavel ?
Lorsque j'ai emprunté Barjavel au CDI, ma collègue m'a de suite annoncé qu'elle pensait que j'allais aimer car ce roman fait voyager. Et elle n'avait pas tort sur ce point ! En outre, deux amis l'ont vu traîner chez moi avant que je ne le commence et m'ont annoncé qu'ils avaient adoré. Cela m'a donc rassuré et j'ai entamé la lecture de La nuit des temps plutôt sereinement, contrairement à ce que je pensais initialement !
On pourrait effectivement reprocher au livre sont style simple. Pour ma part, cela m'a plu. Je suis dans une période où je suis très fatiguée par le travail et je ne me voyais pas avoir à trop réfléchir pour lire, d'autant plus que je ne lis que dans mon lit le soir ! Si c'est compliqué, je m'endors !
J'ai vécu de façon trépidante la découverte des restes de la civilisation en Antarctique. Cela m'a fait penser à la découverte de la porte des étoiles dans Stargate (pardon pour la comparaison mais j'ai adoré l'univers de Stargate !). J'étais de plus en plus impatiente à l'idée de savoir quelles étaient les traces laissées par les anciens. Les descriptions nous permettent de bien imaginer l'avancée des recherches.
Quand Eléa a été réveillée, alors là, j'ai été éblouie par son récit. Il m'a permis de m'évader dans ce monde, a première vue idéal, mais finalement pas si parfait que cela. Ce qui est fou, c'est que j'en ai même rêvé ! J'ai été particulièrement touchée par les passages relatifs aux sentiments et la fameuse phrase "Je suis à Païkan". J'ai trouvé cela extrêmement beau A partir de ce récit, j'étais moins impliquée dans l'histoire présente et j'ai été très déçue de tous les passages concernant la tentative de sabotage : je voulais retourner à Gondawa !
Dans une mesure moindre, j'ai apprécié de retrouver en arrière-plan le contexte de Guerre Froide et sa critique, que ce soit dans le temps présent ou il y a 900 000 ans d'ailleurs.
Je n'ai pas été spécialement touchée par les personnages de l'expédition. Simon m'a laissée totalement indifférente. L'Américain m'a amusée mais sans plus.
Je reviendrai peut-être sur certains points en fonction des autres interventions. Je suis d'accord avec les petits points négatifs que vous soulevez mais personnellement ils ne m'ont pas du tout dérangés lors de ma lecture : je me suis laissée embarquée par l'histoire sans réfléchir.
Notre CDI possède également Ravages mais la 4ème de couv' ne m'a pas trop emballée. Est-ce que vous me le conseillez ? Sinon, un autre titre de Barjavel ?
- FrisouilleEnchanteur
Ravage, c'est très bien aussi, surtout quand on a quinze ans...
- ClarinetteGrand Maître
Je comprends et partage les reproches que tu évoques ci-dessus, mais je dois reconnaître que, malgré ses défauts, ce livre exerce encore une espèce de fascination sur moi. Serais-je trop bon public ?phi a écrit:Bon, lady C me rassure... J'avais été obligée de lire ce livre en 3ème et j'en étais ressortie furieuse... Pour toutes les raisons qu'elle évoque (d'autant que j'avais bien moins de recul qu'actuellement)... Le sexisme, les bergers noirs de mars... Berk berk berk... Même la fin m'avait irrité plus qu'autre chose... Ca avait gâché tout le reste.
- FrisouilleEnchanteur
Clarinette a écrit:Je comprends et partage les reproches que tu évoques ci-dessus, mais je dois reconnaître que, malgré ses défauts, ce livre exerce encore une espèce de fascination sur moi. Serais-je trop bon public ?phi a écrit:Bon, lady C me rassure... J'avais été obligée de lire ce livre en 3ème et j'en étais ressortie furieuse... Pour toutes les raisons qu'elle évoque (d'autant que j'avais bien moins de recul qu'actuellement)... Le sexisme, les bergers noirs de mars... Berk berk berk... Même la fin m'avait irrité plus qu'autre chose... Ca avait gâché tout le reste.
Ça correspond à la vision du monde assez manichéenne de l'auteur... Il y a de jolis à côté tout de même... Cet amour pur, cette société prétendument idéale, cette sensualité dégoulinante... :lol:
- phiExpert
Non je devais être une sale enquiquineuse à 13 ans... Je ne l'ai pas relu depuis... J'étais outrée qu'on nous fasse lire ça en français
- User7674Érudit
Clarinette a écrit:Je comprends et partage les reproches que tu évoques ci-dessus, mais je dois reconnaître que, malgré ses défauts, ce livre exerce encore une espèce de fascination sur moi. Serais-je trop bon public ?phi a écrit:Bon, lady C me rassure... J'avais été obligée de lire ce livre en 3ème et j'en étais ressortie furieuse... Pour toutes les raisons qu'elle évoque (d'autant que j'avais bien moins de recul qu'actuellement)... Le sexisme, les bergers noirs de mars... Berk berk berk... Même la fin m'avait irrité plus qu'autre chose... Ca avait gâché tout le reste.
Oh ben moi je suis trop bon public et j'assume ! Tant pis si certains trouvent mes lectures pas assez intellectuelles !
Ça ne me pose pas trop de problème de me mettre dans la peau d'une ado, je lis beaucoup de livres du CDI Mais sinon, c'est dans le même style ou pas ?Frisouille a écrit:Ravage, c'est très bien aussi, surtout quand on a quinze ans...
- ClarinetteGrand Maître
J'avoue que je ne l'ai pas relu à l'âge adulte. J'avais aussi beaucoup aimé Le Grand Secret.Frisouille a écrit:Ravage, c'est très bien aussi, surtout quand on a quinze ans...
En tout cas, Janis, tu t'es régalée, et c'est l'essentiel !
- OudemiaBon génie
Contrairement aux apparences je n'étais pas "en ligne", j'avais simplement laissé l'ordinateur allumé sur Néo.
J'avais hier soir prévu de laisser une contribution, mais…. Finalement vous avez dit beaucoup de choses que je vais reprendre ou compléter, en vrac (je suis sous Word, je n'ai plus vos textes sous les yeux, je ferai un copier-coller après)
-d'abord, c'est un livre que j'ai lu quelques années après sa parution, et lu et relu depuis. Même à l'époque je lui trouvais un côté vieillot (tout ce qui a trait à la famille Vignont particulièrement, Barjavel ne sait pas rendre le quotidien banal -y compris déjà dans le voyageur imprudent, au contraire de Marcel Aymé et Jacques Perret ses contemporains-) et simpliste (les gentils-les méchants)
-le début par la fin, oui, c'est bien, et ici c'est soutenu par les interventions de Simon
-Lady, les mots du tout début, oui, et tu relèves bien ce que le style a d'insupportable parfois (la 'joie', je me demande s'il n'a choisi pas un euphémisme pudique tout simplement)
-je ne sais pas dans quelle mesure il a utilisé les événements de 68: soit il a écrit très vite, puisque c'est sorti au 3e trimeste, soit il les a intégrés, soit il avait une inspiration prémonitoire; j'ai toujours trouvé cela assez insupportable…
-à part ces éléments de style, le gros reproche c'est le geste de Lukos: pas d'explication; c'est beau mais on reste sur sa faim; c'est là qu'il manque un développement, plus que pour Gondawa et Enisoraï.
-Hoover je l'aime bien moi aussi (comme un autre gros, Flax, dans Prométhée en orbite de Harry Harrison, très chouette rivalité/collaboration USA-URSS, qui se termine aussi avec un couple américano-russe, bon c'est HS mais je laisse, vous pourrez avoir envie de le lire)
J'ai bien aimé quand même, y compris la fin à laquelle je ne m'attendais pas; dans son genre c'est une pépite.
Nous l'avions en série pour les 3e -je ne l'ai jamais utilisé sauf une fois en cursive-, et il avait beaucoup de succès, je crois que c'est pour ce public en fait…
Janis, je vois ton intervention maintenant, oui, tu aimeras sans doute. J'avais beaucoup aimé Ravage et le voyageur, je devais être en 3e à peu près
Je garde un oeil ici...
J'avais hier soir prévu de laisser une contribution, mais…. Finalement vous avez dit beaucoup de choses que je vais reprendre ou compléter, en vrac (je suis sous Word, je n'ai plus vos textes sous les yeux, je ferai un copier-coller après)
-d'abord, c'est un livre que j'ai lu quelques années après sa parution, et lu et relu depuis. Même à l'époque je lui trouvais un côté vieillot (tout ce qui a trait à la famille Vignont particulièrement, Barjavel ne sait pas rendre le quotidien banal -y compris déjà dans le voyageur imprudent, au contraire de Marcel Aymé et Jacques Perret ses contemporains-) et simpliste (les gentils-les méchants)
-le début par la fin, oui, c'est bien, et ici c'est soutenu par les interventions de Simon
-Lady, les mots du tout début, oui, et tu relèves bien ce que le style a d'insupportable parfois (la 'joie', je me demande s'il n'a choisi pas un euphémisme pudique tout simplement)
-je ne sais pas dans quelle mesure il a utilisé les événements de 68: soit il a écrit très vite, puisque c'est sorti au 3e trimeste, soit il les a intégrés, soit il avait une inspiration prémonitoire; j'ai toujours trouvé cela assez insupportable…
-à part ces éléments de style, le gros reproche c'est le geste de Lukos: pas d'explication; c'est beau mais on reste sur sa faim; c'est là qu'il manque un développement, plus que pour Gondawa et Enisoraï.
-Hoover je l'aime bien moi aussi (comme un autre gros, Flax, dans Prométhée en orbite de Harry Harrison, très chouette rivalité/collaboration USA-URSS, qui se termine aussi avec un couple américano-russe, bon c'est HS mais je laisse, vous pourrez avoir envie de le lire)
J'ai bien aimé quand même, y compris la fin à laquelle je ne m'attendais pas; dans son genre c'est une pépite.
Nous l'avions en série pour les 3e -je ne l'ai jamais utilisé sauf une fois en cursive-, et il avait beaucoup de succès, je crois que c'est pour ce public en fait…
Janis, je vois ton intervention maintenant, oui, tu aimeras sans doute. J'avais beaucoup aimé Ravage et le voyageur, je devais être en 3e à peu près
Je garde un oeil ici...
- OudemiaBon génie
Le grand secret je ne l'ai lu qu'une fois et m'en souviens mal; on y retrouve les thèmes chers à Barjavel avec un côté Da Vinci code contemporain qui a dû en troubler plus d'un; à se demander ce qu'il en pensait lui-même.
Le voyageur, c'est un bel exemple du paradoxe temporel, un classique puisqu'un des premiers parus.
Le voyageur, c'est un bel exemple du paradoxe temporel, un classique puisqu'un des premiers parus.
- FrisouilleEnchanteur
Clarinette a écrit:J'avoue que je ne l'ai pas relu à l'âge adulte. J'avais aussi beaucoup aimé Le Grand Secret.Frisouille a écrit:Ravage, c'est très bien aussi, surtout quand on a quinze ans...
J'en garde aussi un excellent souvenir... mais peut-être vaut-il mieux que j'en reste là. :lol:
- ClarinetteGrand Maître
Rhôôô, comme tu es ! :lol:Frisouille a écrit:Clarinette a écrit:J'avoue que je ne l'ai pas relu à l'âge adulte. J'avais aussi beaucoup aimé Le Grand Secret.Frisouille a écrit:Ravage, c'est très bien aussi, surtout quand on a quinze ans...
J'en garde aussi un excellent souvenir... mais peut-être vaut-il mieux que j'en reste là. :lol:
Oudemia, effectivement, les raisons qui ont poussé Lukos à agir ainsi ne sont pas creusées (comme le reste, quoi...) et ta remarque me fait prendre conscience du fait que je n'ai pas du tout aimé que Barjavel fasse de ce personnage, si digne de confiance au début, un traître. Manichéenne, moi ?
- OudemiaBon génie
Pas le début d'une ombre d'explication.Clarinette a écrit:
Oudemia, effectivement, les raisons qui ont poussé Lukos à agir ainsi ne sont pas creusées (comme le reste, quoi...) et ta remarque me fait prendre conscience du fait que je n'ai pas du tout aimé que Barjavel fasse de ce personnage, si digne de confiance au début, un traître. Manichéenne, moi ?
Il l'a fait, point.
Barjavel avait besoin d'une catastrophe pour terminer, ne trouver que ça, c'est faible.
- ClarinetteGrand Maître
Je l'ai bien dit, qu'il lui manquait des pages, à ce livre !
- MalagaModérateur
J'ai aimé ce livre que j'ai découvert grâce à ce club de lecture. Le début m'a captivé tout comme la fin. En revanche, j'ai un peu décroché au milieu du bouquin. J'ai beaucoup aimé l'histoire mais je n'ai pas vraiment apprécié les personnages. Les scientifiques sont trop nombreux et, à part Simon, la scientifique russe et le scientifique ventripotent, j'avais du mal à les distinguer. Eléa n'est pas très sympathique et je trouve Païkan très fade.
Ce qui m'a accroché, c'est la manière dont Barjavel mène son histoire: la découverte du cocon par exemple est fascinante. La fin est très prenante même si, en lisant vos commentaires, je réalise qu'effectivement les motivations de Lukos n'apparaissent pas.
Ce qui m'a accroché, c'est la manière dont Barjavel mène son histoire: la découverte du cocon par exemple est fascinante. La fin est très prenante même si, en lisant vos commentaires, je réalise qu'effectivement les motivations de Lukos n'apparaissent pas.
_________________
J'utilise des satellites coûtant plusieurs millions de dollars pour chercher des boîtes Tupperware dans la forêt ; et toi, c'est quoi ton hobby ?
- OudemiaBon génie
Malaga a écrit:J'ai aimé ce livre que j'ai découvert grâce à ce club de lecture. Le début m'a captivé tout comme la fin. En revanche, j'ai un peu décroché au milieu du bouquin. J'ai beaucoup aimé l'histoire mais je n'ai pas vraiment apprécié les personnages. Les scientifiques sont trop nombreux et, à part Simon, la scientifique russe et le scientifique ventripotent, j'avais du mal à les distinguer. Eléa n'est pas très sympathique et je trouve Païkan très fade.
Ce qui m'a accroché, c'est la manière dont Barjavel mène son histoire: la découverte du cocon par exemple est fascinante. La fin est très prenante même si, en lisant vos commentaires, je réalise qu'effectivement les motivations de Lukos n'apparaissent pas.
- Propositions pour le Néo-Club littéraire n°10 : un roman français moderne
- "Néo-club littéraire" n°5 : La Religieuse de Diderot. Discussion le samedi 23 juin.
- "Néo-club littéraire" n°8 : L'usage du monde - Nicolas Bouvier - Discussion le samedi 26 janvier
- "Néo-club littéraire" n°9 : L'importance d'être Constant - Oscar Wilde - Discussion samedi 16 mars
- "Néo-club littéraire" n°11 : le secret - The figure in the carpet (Le motif dans le tapis) - Henry James - Discussion le samedi 15 juin
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum