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- nitescenceÉrudit
Euh... c'est aussi un sujet qui est tombé au bac en série technologique il y a quelques années...
- User5899Demi-dieu
Faut voir le libellé précis. Le nôtre : "Tout homme porte en lui sa propre anthologie poétique. Rédigez la préface de la vôtre". Si en série techno on a donné ça, j'ai peur de ce qu'ils ont dû trouver pour "anthologie poétique" s'il n'y avait pas de note explicative.
- nitescenceÉrudit
c'était la préface d'un recueil poétique, mais rien que le mot préface a dû poser des difficultés...
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Mordre. Mordre d'abord. Mordre ensuite. Mordre en souriant et sourire en mordant. (avec l'aimable autorisation de Cripure, notre dieu à tous)
- IphigénieProphète
Je pense que c'est une partie du problème parce que ce que je dis reste vrai (à mon sens) même pour les élèves qui auraient eu accès au lycée il y a trente ans: l'argument du public qui a changé est un réflexe commode pour envoyer en touche, mais à mon sens il ne répond pas à l'énormité des problèmes .doctor who a écrit:lisette83 a écrit:
La plupart des élèves que nous avons en Seconde n'auraient pas eu accès au lycée il y a 40, 30, 20 ou même 10 ans; ce n'est pas une critique mais un état de fait qu'il faut prendre en compte, les compétences et connaissances requises ont fortement évolué (ou régressé).
Ils auraient passé leur brevet d'étude, aurait appris un métier. Rien que de très enviable si l'on envisage ce qu'était le lycée à l'époque (pas franchement l'antre de la pédagogie) et l'état de beacoup de nos élèves actuels au lycée.
ah merci de m'éclairer!Disons que l'étude de la forme doit théoriquement permettre d’accéder au sens, à une meilleure compréhension, une compréhension approfondie. Par exemple, dire d'un texte qu'il s'agit d'une parodie permet d'accéder à la dimension comique...
Le problème c'est que montrer la dimension parodique à quelqu'un qui ne sait pas ce qu'on parodie n'a pas grand sens en fait...à part technique.
- lisette83Érudit
Le public a changé dans son ensemble même ceux qui avaient le "profil" pour poursuivre de longues études car, pour que la grande majorité passe en seconde générale, le niveau d'exigence a baissé pour tous; les "bons "élèves ne connaissent pas vraiment le goût de l'effort et leur curiosité intellectuelle n'a pas durablement été aiguisée dans leur scolarité (c'est une conséquence de décisions politiques et certainement pas la faute des enseignants).
Ce sont des enfants et des adolescents qui, pour la plupart, ont bien compris que le minimum leur suffirait pour passer les étapes scolaires.
Pour terminer, tout à fait d'accord avec la cassure sociale que cela implique. Les élèves bien conseillés se mettront au travail après le bac dans des filières sélectives alors qu'au bord du chemin , on laisse des élèves qui auront cru au miroir aux alouettes de la réussite sans effort et à la bienveillance sans bornes.
Ce sont des enfants et des adolescents qui, pour la plupart, ont bien compris que le minimum leur suffirait pour passer les étapes scolaires.
Pour terminer, tout à fait d'accord avec la cassure sociale que cela implique. Les élèves bien conseillés se mettront au travail après le bac dans des filières sélectives alors qu'au bord du chemin , on laisse des élèves qui auront cru au miroir aux alouettes de la réussite sans effort et à la bienveillance sans bornes.
- Nicol@s75Niveau 1
Exactement, et ensuite, on fait des aigris. C'est vraiment triste à observer...
- AlExpert spécialisé
+1.
Cependant j'observe toujours des jeunes de 12 à 17 ans avec une urgence, une envie de s'en sortir... beaucoup de profs avertissent les élèves sur ce qui est en train de se passer, la "baisse du niveau et des exigences" est déjà une vieille rengaine, la surnotation au bac n'est plus un secret pour personne. Donc bon, la masse des 15-17 ans qui persiste à tirer tout du système pour ne pas bosser, et qui finit aigrie... quelque part ces jeunes l'ont cherché, et si des jeunes sont capables de comprendre les choses et de se bouger, je me consacre à eux et me dis que c'est tant pis pour les autres. Bien sûr à cet âge on n'est pas aussi responsable qu'un adulte mais de là à avoir l'autonomie intellectuelle et affective d'un enfant de 5 ans...
Cependant j'observe toujours des jeunes de 12 à 17 ans avec une urgence, une envie de s'en sortir... beaucoup de profs avertissent les élèves sur ce qui est en train de se passer, la "baisse du niveau et des exigences" est déjà une vieille rengaine, la surnotation au bac n'est plus un secret pour personne. Donc bon, la masse des 15-17 ans qui persiste à tirer tout du système pour ne pas bosser, et qui finit aigrie... quelque part ces jeunes l'ont cherché, et si des jeunes sont capables de comprendre les choses et de se bouger, je me consacre à eux et me dis que c'est tant pis pour les autres. Bien sûr à cet âge on n'est pas aussi responsable qu'un adulte mais de là à avoir l'autonomie intellectuelle et affective d'un enfant de 5 ans...
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"C’est le grand nuage des ambitions moroses qui étouffe la voix d’Éros."
- lisette83Érudit
Ce qui est révoltant n'est pas tant qu'ils aient à la fin ce que leur absence de travail mérite mais que l'éducation nationale ne leur ait pas donné ces bases éducatives du mérite et du goût de l'effort qui leur auraient permis, en plus grand nombre, de progresser dans la société. Bien sûr et heureusement, certains ont cette envie de réussir mais pour les autres, quel gâchis.
- RabelaisVénérable
En même temps, être éduqué et cultivé ne fait pas rêver:
dans une société où Nabila, les kardashian et autres ch´tis à Miami sont les nouveaux heros, où le " métier" de star de radio crochet ( the voice) est valorisé...je les comprends un peu.
Pourquoi faire bac+5 et gagner 1476 euros par mois alors que débiter des âneries les plus affligeantes risque de vous propulser au firmament?
dans une société où Nabila, les kardashian et autres ch´tis à Miami sont les nouveaux heros, où le " métier" de star de radio crochet ( the voice) est valorisé...je les comprends un peu.
Pourquoi faire bac+5 et gagner 1476 euros par mois alors que débiter des âneries les plus affligeantes risque de vous propulser au firmament?
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Le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est c., on est c.
- ClodoaldNeoprof expérimenté
Dans le fond, je suis d'accord.
Après, je pense que des élèves sont moins abrutis qu'on ne le pense.
Exemple une année, j'avais une élève adorable, mais en très très grande difficulté en 4°.
A la fin de l'heure, en partant elle me dit qu'elle est contente d'aller voir son feuilleton.
Je lui demande ce que c'est et elle me répond "Les machins à Miami" ou à la plage, je ne sais plus.
J'ai discuté quelques minutes avec elle et j'ai bien compris qu'elle prenait cela comme un délire et que les gens à l'écran jouaient des rôles pour elle.
Je lui ai souhaité un agréable début de soirée et dit qu'elle avait tout compris!
Après, je pense que des élèves sont moins abrutis qu'on ne le pense.
Exemple une année, j'avais une élève adorable, mais en très très grande difficulté en 4°.
A la fin de l'heure, en partant elle me dit qu'elle est contente d'aller voir son feuilleton.
Je lui demande ce que c'est et elle me répond "Les machins à Miami" ou à la plage, je ne sais plus.
J'ai discuté quelques minutes avec elle et j'ai bien compris qu'elle prenait cela comme un délire et que les gens à l'écran jouaient des rôles pour elle.
Je lui ai souhaité un agréable début de soirée et dit qu'elle avait tout compris!
- AlExpert spécialisé
Je suis assez d'accord, y a que Nabila pour dire qu'elle aimerait être Nabila plus tard...
- Spoiler:
- quant à moi j'ai les mêmes références que mes élèves... je regarde souvent Cyril Hanouna pour me détendre... quand des élèves font référence à la danse des sardines je fais semblant de ne pas comprendre :lol:
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"C’est le grand nuage des ambitions moroses qui étouffe la voix d’Éros."
- User19866Expert
Bien sûr. Personne ne regarde ces programmes en admirant sincèrement les protagonistes. C'est la beauté de ces émissions : réussir à convaincre des mollusques décérébrés qu'ils sont plus intelligents que d'autres mollusques décérébrés dans le but de mieux leur vendre les produits dont les mérites sont vantés au milieu de leur temps de cerveau disponible. L'ennui, c'est que cela produit en même temps un glissement paradigmatique (pour ne pas dire un changement de paradigme) visant à élever la médiocrité au rang de talent.Clodoald a écrit:Dans le fond, je suis d'accord.
Après, je pense que des élèves sont moins abrutis qu'on ne le pense.
Exemple une année, j'avais une élève adorable, mais en très très grande difficulté en 4°.
A la fin de l'heure, en partant elle me dit qu'elle est contente d'aller voir son feuilleton.
Je lui demande ce que c'est et elle me répond "Les machins à Miami" ou à la plage, je ne sais plus.
J'ai discuté quelques minutes avec elle et j'ai bien compris qu'elle prenait cela comme un délire et que les gens à l'écran jouaient des rôles pour elle.
Je lui ai souhaité un agréable début de soirée et dit qu'elle avait tout compris!
Mais bon, on s'éloigne du programme de français de seconde.
- RabelaisVénérable
Dalathée2 a écrit:Bien sûr. Personne ne regarde ces programmes en admirant sincèrement les protagonistes. C'est la beauté de ces émissions : réussir à convaincre des mollusques décérébrés qu'ils sont plus intelligents que d'autres mollusques décérébrés dans le but de mieux leur vendre les produits dont les mérites sont vantés au milieu de leur temps de cerveau disponible. L'ennui, c'est que cela produit en même temps un glissement paradigmatique (pour ne pas dire un changement de paradigme) visant à élever la médiocrité au rang de talent.Clodoald a écrit:Dans le fond, je suis d'accord.
Après, je pense que des élèves sont moins abrutis qu'on ne le pense.
Exemple une année, j'avais une élève adorable, mais en très très grande difficulté en 4°.
A la fin de l'heure, en partant elle me dit qu'elle est contente d'aller voir son feuilleton.
Je lui demande ce que c'est et elle me répond "Les machins à Miami" ou à la plage, je ne sais plus.
J'ai discuté quelques minutes avec elle et j'ai bien compris qu'elle prenait cela comme un délire et que les gens à l'écran jouaient des rôles pour elle.
Je lui ai souhaité un agréable début de soirée et dit qu'elle avait tout compris!
Mais bon, on s'éloigne du programme de français de seconde.
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