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- kensingtonEsprit éclairé
13.12.2012 AFP
La discussion sur le métier d'enseignant peut prendre 1 à 3 ans (Peillon)
La discussion sur le métier d'enseignant "peut prendre un, deux, trois ans", a déclaré jeudi le ministre de l'Education Vincent Peillon sur France Inter, estimant que le métier "a changé".
"C'est comme sur le temps scolaire, comme sur l'internet, comme sur la priorité au primaire, ce sont des affaires extrêmement sérieuses. Il peut y avoir des conséquences salariales, un changement des obligations de service. Mais d'abord, il faut penser comment on exerce ce métier au mieux, et comment on arrive à faire réussir nos enfants", a-t-il déclaré.
Il a estimé qu'une revalorisation était déjà intervenue, faisant référence aux futurs étudiants des Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espe), qui exerceront d'abord à mi-temps payé plein temps, ainsi qu'aux 18.000 "emplois d'avenir professeur" programmés en trois ans, destinés à aider des étudiants modestes à se former pour devenir enseignants.
"La revalorisation elle a lieu, mais elle a lieu sur des objectifs pédagogiques", a-t-il indiqué. "Si les professeurs veulent parler avec moi de changer le métier, nous ouvrirons cette discussion".
"Nous allons revoir les moyens de l'école prioritaire", "nous sommes en train de travailler pour repenser l'allocation de moyens aux zones difficiles", a également indiqué M. Peillon.
"Il y aura un retour de la carte scolaire", sous une forme qui reste à déterminer, a-t-il indiqué, qualifiant de "catastrophe" l'assouplissement de la carte scolaire sous Nicolas Sarkozy.
"Il n'y aura pas de bonne solution, je veux trouver la moins mauvaise possible", a-t-il déclaré. "Il faut aussi que les parents et tout le monde accompagnent ce mouvement".
"La mixité scolaire et sociale, c'est bon pour tous les élèves y compris les meilleurs", a-t-il fait valoir, pointant que dans les estimations internationales, "nous sommes en train de baisser sur tous les indicateurs, même la production de nos élites".
Il faudra aussi "repenser le lycée", mais il faut d'abord laisser "s'accomplir la réforme" qui vient d'arriver en terminale, et l'évaluer. "Nous reverrons les programmes du lycée en 2015, 2016, 2017", et il faudra "penser le lycée avec ce qui lui succède", c'est à-dire travailler aux articulations Bac-3/Bac+3.
source: http://www.vousnousils.fr/2012/12/13/la-discussion-sur-le-metier-denseignant-peut-prendre-1-a-3-ans-peillon-538968
- Raoul VolfoniGrand sage
Un autre article sur le même thème :
Je n'en peux plus de ce prêchi-prêcha sur le dévouement, la vocation et tout le saint-frusquin. On a l'impression que les profs sont des saints laïcs et vivent de sauterelles sauvages et de l'air si pur de la riante banlieue où ils sont priés de débuter leur apostolat.
Tiens, je vais aller voir à l'hôtel des impôts si je ne peux pas payer en dévouement... sait-on jamais
http://www.vousnousils.fr/2012/12/14/salaires-enseignants-la-revalorisation-a-lieu-mais-sur-des-objectifs-pedagogiques-peillon-539018
Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon a estimé jeudi sur France Inter que "les salaires des enseignants avaient déjà été revalorisés cette année", sur des "objectifs pédagogiques".
Une question qui "doit être posée"
Interrogé à propos d'une éventuelle revalorisation salariale des enseignants, Vincent Peillon a rappelé que l'argent n'était pas la motivation première des professeurs. "Souvent les journalistes pensent que l'argent est le premier motif [d'exercice de la profession], or ce n'est pas le premier motif. Il y a aussi le dévouement, l'intérêt, la considération, la tâche démocratique qu'on exerce", a-t-il estimé, admettant toutefois que "cette question doit être posée".
"Il y aura une discussion qui peut prendre un, deux, trois ans. Il peut y avoir des conséquences salariales, un changement des obligations de service. Mais d'abord, il faut penser comment on exerce ce métier au mieux, et comment on arrive à faire réussir nos enfants", a affirmé le ministre.
Des salaires "déjà revalorisés cette année"
Vincent Peillon a en outre indiqué que "les salaires des enseignants ont déjà été revalorisés cette année", avec la réforme de la formation des professeurs et la mise en place des emplois d'avenir. En effet, en restaurant l'année de formation des enseignants, "nous allons payer les professeurs [qui exercent] à mi-temps à plein temps, et donc il y a une revalorisation de plusieurs centaines d'euros qui vient d'être faite", a-t-il expliqué. Et avec les emplois d'avenir professeur, "nous allons permettre à des étudiants à partir de la 2e année d'être payés pour devenir professeurs ; c'est une revalorisation, a estimé le ministre. La revalorisation a lieu mais sur des objectifs pédagogiques".
Je n'en peux plus de ce prêchi-prêcha sur le dévouement, la vocation et tout le saint-frusquin. On a l'impression que les profs sont des saints laïcs et vivent de sauterelles sauvages et de l'air si pur de la riante banlieue où ils sont priés de débuter leur apostolat.
Tiens, je vais aller voir à l'hôtel des impôts si je ne peux pas payer en dévouement... sait-on jamais
http://www.vousnousils.fr/2012/12/14/salaires-enseignants-la-revalorisation-a-lieu-mais-sur-des-objectifs-pedagogiques-peillon-539018
- stenchMonarque
un changement des obligations de service.
C'est tout ce que je retiens.
- IphigénieProphète
Il y a aussi le dévouement, l'intérêt, la considération, la tâche démocratique qu'on exerce",
bon allez, chiche: dès qu'ils ont réussi à en convaincre Depardieu, Mittal et Bernard Arnaud, on leur emboîte le pas.
- Raoul VolfoniGrand sage
iphigénie a écrit:Il y a aussi le dévouement, l'intérêt, la considération, la tâche démocratique qu'on exerce",
bon allez, chiche: dès qu'ils ont réussi à en convaincre Depardieu, Mittal et Bernard Arnaud, on leur emboîte le pas.
Cette phrase sur le dévouement s'applique aussi à merveille aux ministres (ministre, ça ne veut pas dire serviteur, en latin, d'ailleurs ?).
- PseudoDemi-dieu
Si c'est aussi important que le temps scolaire et l'internet, alors ca prendra plus que 3 ans !
Il pense être encore là dans 3 ans Peillon ?
Il pense être encore là dans 3 ans Peillon ?
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"Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse" Nietzsche
- PseudoDemi-dieu
A chaque fois que ce type (ou son équivalent) m'explique que je ne travaille pas pour l'argent je me sens insultée.
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"Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse" Nietzsche
- TrinityEsprit éclairé
stench a écrit:
un changement des obligations de service.
C'est tout ce que je retiens.
De même. Le reste, c'est "blablabla".
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"Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue." Albert Einstein
- Invité-BHabitué du forum
Pseudo a écrit:A chaque fois que ce type (ou son équivalent) m'explique que je ne travaille pas pour l'argent je me sens insultée.
Pareil.
- SchéhérazadeNiveau 10
Alors qu'elle prenne plutôt trois ans qu'un seul, et même 10 ans, 20 ans...pourvu qu'en attendant que les palabres soient terminés on nous fiche la paix.
Et une fois que la "discussion" aura eu lieu et que les oukases nous pleuvront dessus décret après décret, on verra le taux de départ des professeurs et de recrutement des nouveaux.
Et on rira jaune en commentant la ènième campagne pour inciter les jeunes à entrer dans le métier, toujours plus inepte que les précédentes. Et en regardant le ministre du moment ajouter qu'il veut "revaloriser la profession".
De toute façon, je ne vois pas ce qu'il y a à discuter: le ministère veut dénaturer notre métier et nous faire travailler plus et plus mal pour le même salaire, ça fait longtemps qu'on le sait.
Les parents continueront à nous traiter de planqués tout en ne voulant surtout pas que ni leurs enfants ni eux-même ne "finissent prof", selon l'expression d'une mère d'élève.
Et une fois que la "discussion" aura eu lieu et que les oukases nous pleuvront dessus décret après décret, on verra le taux de départ des professeurs et de recrutement des nouveaux.
Et on rira jaune en commentant la ènième campagne pour inciter les jeunes à entrer dans le métier, toujours plus inepte que les précédentes. Et en regardant le ministre du moment ajouter qu'il veut "revaloriser la profession".
De toute façon, je ne vois pas ce qu'il y a à discuter: le ministère veut dénaturer notre métier et nous faire travailler plus et plus mal pour le même salaire, ça fait longtemps qu'on le sait.
Les parents continueront à nous traiter de planqués tout en ne voulant surtout pas que ni leurs enfants ni eux-même ne "finissent prof", selon l'expression d'une mère d'élève.
- NuitsFidèle du forum
Bel-Ami a écrit:Pseudo a écrit:A chaque fois que ce type (ou son équivalent) m'explique que je ne travaille pas pour l'argent je me sens insultée.
Pareil.
+1
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C'est dans l'intérêt de l'enfant.
- LefterisEsprit sacré
C'est une insulte : un enseignant est un spécialiste de quelque chose, comme tous les spécialistes d'autre chose hors enseignement.
Il "vend" cette capacité, plus son temps, contre un salaire appelé traitement dans la fonction publique. C'est la définition du travail , un professeur de philo devrait le savoir. Le reste, c'est du vent.
Quand aux obligations de service, si l'on y touche, nous serons nombreux si j'en crois les discussions autour de moi à adopter divers comportements face au travail, pour compenser le coup de gourdin :
- allègement de la préparation des cours
- évaluations a minima
- refus de tout extra-pro
- demandes de détachements ou passage de concours pour les plus jeunes
- très globalement, politique du "frein", résistance passive.
De toute manière , dans 4 ans , la "gauche" gicle, un autre baltringue arrive pour appliquer à sa manière les directives des bureaucrates bruxellois inspirées de l'OCDE , il retrouve dans les cabinets les mêmes conseillers et arrivistes stratèges de moquette, et on continue à détruire l'école de la République. No future
Il "vend" cette capacité, plus son temps, contre un salaire appelé traitement dans la fonction publique. C'est la définition du travail , un professeur de philo devrait le savoir. Le reste, c'est du vent.
Quand aux obligations de service, si l'on y touche, nous serons nombreux si j'en crois les discussions autour de moi à adopter divers comportements face au travail, pour compenser le coup de gourdin :
- allègement de la préparation des cours
- évaluations a minima
- refus de tout extra-pro
- demandes de détachements ou passage de concours pour les plus jeunes
- très globalement, politique du "frein", résistance passive.
De toute manière , dans 4 ans , la "gauche" gicle, un autre baltringue arrive pour appliquer à sa manière les directives des bureaucrates bruxellois inspirées de l'OCDE , il retrouve dans les cabinets les mêmes conseillers et arrivistes stratèges de moquette, et on continue à détruire l'école de la République. No future
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"La réforme [...] c'est un ensemble de décrets qui s'emboîtent les uns dans les autres, qui ne prennent leur sens que quand on les voit tous ensemble"(F. Robine , expliquant sans fard la stratégie du puzzle)
Gallica Musa mihi est, fateor, quod nupta marito. Pro domina colitur Musa latina mihi.
Δεν ελπίζω τίποτα, δεν φοβούμαι τίποτα, είμαι λεύτερος (Kazantzakis).
- AuroreEsprit éclairé
Malheureusement, ça ne suffira pas pour arrêter le processus. La qualité de l'enseignement, ils s'en contref... totalementLefteris a écrit:C'est une insulte : un enseignant est un spécialiste de quelque chose, comme tous les spécialistes d'autre chose hors enseignement.
Il "vend" cette capacité, plus son temps, contre un salaire appelé traitement dans la fonction publique. C'est la définition du travail , un professeur de philo devrait le savoir. Le reste, c'est du vent.
Quand aux obligations de service, si l'on y touche, nous serons nombreux si j'en crois les discussions autour de moi à adopter divers comportements face au travail, pour compenser le coup de gourdin :
- allègement de la préparation des cours
- évaluations a minima
- refus de tout extra-pro
- demandes de détachements ou passage de concours pour les plus jeunes
- très globalement, politique du "frein", résistance passive.
- CeladonDemi-dieu
Voilà le pb.
- LefterisEsprit sacré
Ca j'avais cru le comprendre, mais au moins on ne participera pas en chantant, la fleur au fusil. Chose qui a déjà commencé , car faire accepter des charges supplémentaires, des projets, à des collègues, ça devient difficile. Nous, par exemple, nous n'avons plus de coordo depuis que c'est "bénévole". Un collègue dit tout haut (ce que beaucoup pensent tout bas) : "un projet, c'est un travail ; or un travail doit être payé : comme on ne nous paie pas, je ne veux même plus entendre le mot projet", etc.Aurore a écrit:Malheureusement, ça ne suffira pas pour arrêter le processus. La qualité de l'enseignement, ils s'en contref... totalementLefteris a écrit:C'est une insulte : un enseignant est un spécialiste de quelque chose, comme tous les spécialistes d'autre chose hors enseignement.
Il "vend" cette capacité, plus son temps, contre un salaire appelé traitement dans la fonction publique. C'est la définition du travail , un professeur de philo devrait le savoir. Le reste, c'est du vent.
Quand aux obligations de service, si l'on y touche, nous serons nombreux si j'en crois les discussions autour de moi à adopter divers comportements face au travail, pour compenser le coup de gourdin :
- allègement de la préparation des cours
- évaluations a minima
- refus de tout extra-pro
- demandes de détachements ou passage de concours pour les plus jeunes
- très globalement, politique du "frein", résistance passive.
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"La réforme [...] c'est un ensemble de décrets qui s'emboîtent les uns dans les autres, qui ne prennent leur sens que quand on les voit tous ensemble"(F. Robine , expliquant sans fard la stratégie du puzzle)
Gallica Musa mihi est, fateor, quod nupta marito. Pro domina colitur Musa latina mihi.
Δεν ελπίζω τίποτα, δεν φοβούμαι τίποτα, είμαι λεύτερος (Kazantzakis).
- Roumégueur IerÉrudit
Lefteris a écrit:
De toute manière , dans 4 ans , la "gauche" gicle, un autre baltringue arrive pour appliquer à sa manière les directives des bureaucrates bruxellois inspirées de l'OCDE , il retrouve dans les cabinets les mêmes conseillers et arrivistes stratèges de moquette, et on continue à détruire l'école de la République. No future
C'est vrai que ça aura de la gueule Marion Maréchal-Le Pen à l'éducation... Ne prenez même pas cette réaction pour de l'ironie, le nombre de personnes en ce moment que j'entends dire que les socialistes, eux aussi ne valent rien, qu'ils ont déjà gâché leur dernière chance et qu'en 2017, pour eux ce sera Marine, c'est juste HALLUCINANT! (S'il vous plaît, dites-moi que chez vous c'est pas pareil, please...)
- MoonchildSage
Voilà, toute la profondeur du propos se retrouve dans cette courte phrase.Trinity a écrit:stench a écrit:
un changement des obligations de service.
C'est tout ce que je retiens.
De même. Le reste, c'est "blablabla".
Comme quoi les parents des bons élèves n'ont vraiment rien compris à ce qui est bon pour leur progéniture.Vincent Peillon a écrit:La mixité scolaire et sociale, c'est bon pour tous les élèves y compris les meilleurs
:malmaisbien:
- OlympiasProphète
La revalorisation ne concerne que les stagiaires : c'est effarant comme argument de dire qu'on revalorise en les payant entièrement pour quelques heures de cours ! Mais c'était le cas avant, avant que la formation ne soit totalement atomisée ; le débutant avait pas mal de travail et passait du temps en formation...(passons sur les délais soviétiques pour obtenir les remboursements de frais de déplacements...)
Serions-nous la seule profession qui n'aurait pas besoin de reconnaissance financière ?? Peillon se livre à un chantage assez abject...= lles profs savent très bien qu'il n'y a pas d'argent pour les augmenter (par contre, pour dépenser plus ailleurs....de l'argent, on en trouve...)....mais comme ils ont de la conscience professionnelle, ils comprendront et seront bien sages : A quand travailler plus pour gagner moins ????
Finalement, certains n'avaient pas tort en URSS : l'Etat fait semblant de me payer, je fais semblant de travailler !!!! LOL
Serions-nous la seule profession qui n'aurait pas besoin de reconnaissance financière ?? Peillon se livre à un chantage assez abject...= lles profs savent très bien qu'il n'y a pas d'argent pour les augmenter (par contre, pour dépenser plus ailleurs....de l'argent, on en trouve...)....mais comme ils ont de la conscience professionnelle, ils comprendront et seront bien sages : A quand travailler plus pour gagner moins ????
Finalement, certains n'avaient pas tort en URSS : l'Etat fait semblant de me payer, je fais semblant de travailler !!!! LOL
- CathEnchanteur
Mais il se fout vraiment de nous!
- Invité-BHabitué du forum
Olympias a écrit: A quand travailler plus pour gagner moins ????
Euh...c'est déjà le cas...
- OlympiasProphète
Je ne suis pas sûre que tout ce qui nous attend nous soit favorable
ci-dessous, dépêche AFP
C'est un changement de pied inattendu dans la conduite des politiques éducatives. Vincent Peillon, ministre socialiste de l'Education nationale, a annoncé jeudi sur France Inter qu'il souhaite réformer le statut des enseignants. "Je veux ouvrir une discussion. J'ai d'ailleurs commencé de le faire, avec les professeurs des écoles, sur le métier d'enseignant. Aujourd'hui le métier a changé. Il faut en parler pour le service des enseignants." Le ministre cite le modèle allemand, et note que les professeurs y sont payés 20 % de plus qu'en France mais avec vingt-cinq heures de cours (contre 18 heures pour un certifié français), des chefs d'établissements qui continuent à enseigner et des professeurs "bivalents".
Une prise de risque pour Vincent Peillon, le jour même de l'examen par le conseil supérieur de l'éducation de la loi d'orientation sur l'école. Coûteux politiquement, irréaliste tant les résistances syndicales sont grandes, les ministres successifs ont toujours trouvé d'excellentes raisons d'enterrer "la" réforme indispensable de l'école: celle des obligations de service des professeurs, encadrées par des décrets inchangés depuis 1950.
Une réforme maintes fois enterrée
On se souvient de Lionel Jospin qui au début des années 90, et sur les conseils de Claude Allègre, accorda une revalorisation aux enseignants - sans exiger de contreparties sur l'évolution du métier. Claude Thélot, courageux promoteur du grand débat sur l'école de 2004 préconisait lui aussi une réforme du statut des professeurs. La majeure partie de son rapport, toujours d'actualité près de dix ans plus tard, est restée lettre morte.
L'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir devait marquer un tournant décisif. La lettre de mission à Xavier Darcos en témoigne : "Nous souhaitons que l'autorité des professeurs soit respectée, que leurs compétences soient reconnues, que leur formation soit mieux assurée. Vous garantirez la liberté pédagogique des enseignants, en contrepartie de quoi vous les évaluerez plus régulièrement sur la base des progrès et des résultats de leurs élèves." La constitution d'une commission sur la revalorisation du métier enseignant suit de peu ces annonces. Audacieux, le rapport "Pochard", proposait d'intervenir sur plusieurs fronts: la gestion des ressources humaines à l'Education nationale, une clarification des missions enseignante avec une annualisation de leur temps de travail, une évolution de leur formation et une revalorisation de leurs salaires. Le socle d'une réforme ambitieuse de l'Education nationale était posé. Xavier Darcos, lancé dans la course à Matignon, préfèra y renoncer.
Derrière Peillon, la marque de Duwoye
Mais l'administration veille. Le rapporteur général de cette commission n'était autre que Pierre-Yves Duwoye, actuel directeur de cabinet de Vincent Peillon. Partisan de la réforme du métier, parfait connaisseur de la maison, le puissant technocrate issu de la promotion Voltaire (comme François Hollande) et passé par le cabinet de Jean-Pierre Chevénement, imprime aujourd'hui sa marque sur la politique menée par son ministre. Le départ d'un autre homme clé du cabinet, le pédagogue Jean-Paul Delahaye nommé directeur général de l'enseignement scolaire, n'est sans doute pas étranger au changement de cap du ministre...
En campagne aux côtés de François Hollande, Vincent Peillon estimait alors que la réforme du statut des enseignants comme la revalorisation des salaires étaient secondaires. Face à lui, Nicolas Sarkozy proposait une réforme des obligations de service pour les enseignants volontaires, en échange d'un meilleur salaire. En axant sa campagne sur les moyens supplémentaires, après cinq années de vaches maigres pour l'Education nationale, Hollande l'a emporté. Six mois plus tard, le temps des vraies réformes vient de commencer.
ci-dessous, dépêche AFP
C'est un changement de pied inattendu dans la conduite des politiques éducatives. Vincent Peillon, ministre socialiste de l'Education nationale, a annoncé jeudi sur France Inter qu'il souhaite réformer le statut des enseignants. "Je veux ouvrir une discussion. J'ai d'ailleurs commencé de le faire, avec les professeurs des écoles, sur le métier d'enseignant. Aujourd'hui le métier a changé. Il faut en parler pour le service des enseignants." Le ministre cite le modèle allemand, et note que les professeurs y sont payés 20 % de plus qu'en France mais avec vingt-cinq heures de cours (contre 18 heures pour un certifié français), des chefs d'établissements qui continuent à enseigner et des professeurs "bivalents".
Une prise de risque pour Vincent Peillon, le jour même de l'examen par le conseil supérieur de l'éducation de la loi d'orientation sur l'école. Coûteux politiquement, irréaliste tant les résistances syndicales sont grandes, les ministres successifs ont toujours trouvé d'excellentes raisons d'enterrer "la" réforme indispensable de l'école: celle des obligations de service des professeurs, encadrées par des décrets inchangés depuis 1950.
Une réforme maintes fois enterrée
On se souvient de Lionel Jospin qui au début des années 90, et sur les conseils de Claude Allègre, accorda une revalorisation aux enseignants - sans exiger de contreparties sur l'évolution du métier. Claude Thélot, courageux promoteur du grand débat sur l'école de 2004 préconisait lui aussi une réforme du statut des professeurs. La majeure partie de son rapport, toujours d'actualité près de dix ans plus tard, est restée lettre morte.
L'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir devait marquer un tournant décisif. La lettre de mission à Xavier Darcos en témoigne : "Nous souhaitons que l'autorité des professeurs soit respectée, que leurs compétences soient reconnues, que leur formation soit mieux assurée. Vous garantirez la liberté pédagogique des enseignants, en contrepartie de quoi vous les évaluerez plus régulièrement sur la base des progrès et des résultats de leurs élèves." La constitution d'une commission sur la revalorisation du métier enseignant suit de peu ces annonces. Audacieux, le rapport "Pochard", proposait d'intervenir sur plusieurs fronts: la gestion des ressources humaines à l'Education nationale, une clarification des missions enseignante avec une annualisation de leur temps de travail, une évolution de leur formation et une revalorisation de leurs salaires. Le socle d'une réforme ambitieuse de l'Education nationale était posé. Xavier Darcos, lancé dans la course à Matignon, préfèra y renoncer.
Derrière Peillon, la marque de Duwoye
Mais l'administration veille. Le rapporteur général de cette commission n'était autre que Pierre-Yves Duwoye, actuel directeur de cabinet de Vincent Peillon. Partisan de la réforme du métier, parfait connaisseur de la maison, le puissant technocrate issu de la promotion Voltaire (comme François Hollande) et passé par le cabinet de Jean-Pierre Chevénement, imprime aujourd'hui sa marque sur la politique menée par son ministre. Le départ d'un autre homme clé du cabinet, le pédagogue Jean-Paul Delahaye nommé directeur général de l'enseignement scolaire, n'est sans doute pas étranger au changement de cap du ministre...
En campagne aux côtés de François Hollande, Vincent Peillon estimait alors que la réforme du statut des enseignants comme la revalorisation des salaires étaient secondaires. Face à lui, Nicolas Sarkozy proposait une réforme des obligations de service pour les enseignants volontaires, en échange d'un meilleur salaire. En axant sa campagne sur les moyens supplémentaires, après cinq années de vaches maigres pour l'Education nationale, Hollande l'a emporté. Six mois plus tard, le temps des vraies réformes vient de commencer.
- OlympiasProphète
Au sein de l'administration il n'y a d'ailleurs aucun changement....le départ de J.Théophile et le remplacement de Blanquer par Delahaye sont à mon avis des mesures purement cosmétiques
- lene75Prophète
Lefteris a écrit:C'est une insulte : un enseignant est un spécialiste de quelque chose, comme tous les spécialistes d'autre chose hors enseignement.
Il "vend" cette capacité, plus son temps, contre un salaire appelé traitement dans la fonction publique. C'est la définition du travail , un professeur de philo devrait le savoir. Le reste, c'est du vent.
"Ex" professeur de philo, s'il-te-plaît, ça fait une différence Je me demande bien pourquoi il a quitté cette si noble tâche démocratique, faite de dévouement, d'intérêt, de considération et payée en cacahuètes. Il ne lui plaisait pas, son job, au monsieur ? Il ne se sentait pas à la hauteur de cette noble tâche ? Il trouvait que 14h, c'était trop peu, et qu'il aurait fallu lui en confier 25 ? Il pensait que son salaire d'agrégé était indu au point de maintenant vouloir supprimer ce dont il a lui-même profité ?
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Une classe, c'est comme une boîte de chocolats, on sait jamais sur quoi on va tomber...
- User5899Demi-dieu
Je me pose une question toute bête. Le blocage du point d'indice, ça va durer jusqu'à quand, cette blague ?
- Invité-BHabitué du forum
Cripure a écrit:Je me pose une question toute bête. Le blocage du point d'indice, ça va durer jusqu'à quand, cette blague ?
Jusqu'à ce qu'on n'y pense plus et que ce soit devenu une norme...
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