- henrietteMédiateur
Comment se terminent Les Mille et une nuits ? Est-ce que quelqu'un aurait dans ses tablettes la fin du texte ? Mille mercis d'avance !
- LeilEsprit éclairé
Sur Google Books, tu as plusieurs éditions en ligne.
Traduction de Galland / Nodier par exemple, ici :
http://books.google.fr/books?id=0_AFAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=mille+et+une+nuits#v=onepage&q=&f=false
Traduction de Galland / Nodier par exemple, ici :
http://books.google.fr/books?id=0_AFAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=mille+et+une+nuits#v=onepage&q=&f=false
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http://www.bricabook.fr/
- AbraxasDoyen
Shariar, finalement séduit par une conteuse de cet acabit (d'amarrage), lui fait grâce et décide de l'épouser. Sur quoi, Shéhérazade révèle à Shariar qu'elle lui a donné deux enfants, pendant ces 1001 nuits — l'air de rien. Et deux fils, bien entendu.
Ça, c'est la fin vraie. Je ne me rappelle pas si Galland a osé la maintenir.
Ça, c'est la fin vraie. Je ne me rappelle pas si Galland a osé la maintenir.
- henrietteMédiateur
Je viens de trouver la fin par Galland, grâce au lien de Leil, et effectivement nulle mention de ces deux bambins...
- henrietteMédiateur
Voici le texte de Galland :
Rien que de très innocent et purement cérébral comme relation !
Le sultan des Indes ne pouvait s’empêcher d’admirer la mémoire prodigieuse de la sultane son épouse, qui ne s’épuisait point, et qui lui fournissait toutes les nuits de nouveaux divertissements, par tant d’histoires différentes.
Mille et une nuits s’étaient écoulées dans ces innocents amusements ; ils avaient même beaucoup aidé à diminuer les préventions fâcheuses du sultan contre la fidélité des femmes ; son esprit était adouci ; il était convaincu du mérite et de la grande sagesse de Shéhérazade ; il se souvenait du courage avec lequel elle s’était exposée volontairement à devenir son épouse, sans appréhender la mort à laquelle elle savait qu’elle tait destinée le lendemain, comme les autres qui l’avaient précédée.
Ces considérations et les autres qualités qu’il connaissait en elle le portèrent enfin à lui faire grâce.
–
Je vois bien, lui dit-il, aimable Shéhérazade, que vous êtes inépuisable dans vos petits contes : il y a assez longtemps que vous me divertissez ; vous avez apaisé ma colère, et je renonce volontiers en votre faveur à la loi cruelle que je m’étais imposée ; je vous remets entièrement dans mes bonnes grâces, et je veux que vous soyez regardée comme la libératrice de toutes les filles qui devaient être immolées à mon juste ressentiment.
La princesse se jeta à ses pieds, les embrassa tendrement en lui donnant toutes les marques de la reconnaissance la plus vive et la plus parfaite.
Le grand vizir apprit les premier cette agréable nouvelle de la bouche même du sultan. Elle se répandit bientôt dans la ville et dans les provinces, ce qui attira au sultan et à l’aimable Shéhérazade, son épouse, mille louanges et mille bénédictions de tous les peuples de l’empire des Indes.
Rien que de très innocent et purement cérébral comme relation !
- PasseroseNeoprof expérimenté
Le prof d'histoire géo raconte aux élèves la même fin qu'Abraxas. C'est le grand jeu, après ils viennent me dire "Vous savez, madame..."
- henrietteMédiateur
Oui, je sais, c'est pourquoi j'aurais bien voulu trouver le fameux texte !
- charlottofraiseNiveau 10
Dans l'édition des Mille et une nuits que je possède, Chahrazade a trois garçons en trois ans — ce qui ne me semble pas être un exploit puisqu'elle et le sultan se livrent à "mille jeux" dans le lit, toutes les nuits. J'avais toujours cru que Schéhérazade passait la nuit entière à raconter des histoires, mais en réalité elle n'y consacre pas plus d'une heure par nuit, avant que l'aube ne se lève…
Le seul reproche que je fais à l'édition de René R. Khawam, c'est que l'histoire de Chahrazade n'encadre plus les autres contes, elle est expédiée en début de recueil.
Le seul reproche que je fais à l'édition de René R. Khawam, c'est que l'histoire de Chahrazade n'encadre plus les autres contes, elle est expédiée en début de recueil.
- AbraxasDoyen
La meilleure version, c'est la traduction de Mardrus — en Bouquins / Laffont. Je l'ai, dans une vieille édition de luxe chez Tchou — qui n'existe plus, je crois — en huit volumes.
J'ai un peu la flemme de recopier les dernières pages, mais si vous y tenez, je le ferai.
J'ai un peu la flemme de recopier les dernières pages, mais si vous y tenez, je le ferai.
- henrietteMédiateur
Si vous trouviez le temps et l'énergie, je vous en serais vraiment reconnaissante, Abraxas !
Mais il n'y a pas le feu au lac non plus : quand vous aurez un moment.
Et mille mercis !
Mais il n'y a pas le feu au lac non plus : quand vous aurez un moment.
Et mille mercis !
- AbraxasDoyen
Il faut donc savoir que chaque nuit s'ouvre sur un e phrase identique : "Et quand le roi eut fait sa chose ordinaire avec Shaharazade…"
"Et Shaharazade, ayant ainsi raconté cette histoire, ajouta : "Et telle est, ô Roi fortuné, la tendre histoire du Prince Jasmin et d ela Princesse Amande. Et je l'ai racontée telle qu'elle m'est revenue. Mais Allah est plus savant !"
Puis elle se tut.
Alors le roi Schahriar s'écria : "Ô Shaharazade; que cette histoire est splendide ! Oh qu'elle est admirable ! Tu m'as instruit, ô docte et diserte, et tu m'as fait voir les événements qui arrivèrent à d'autres qu'à moi, et considérer attentivement les paroles des rois et des peuples passés, et ce qui leur advint de choses extraordinaires ou merveilleuses ou simplement dignes de réflexion. Et en vérité, voici que de t'avoir écoutée durant ces mille nuits et une nuit, je sors avec une âme profondément changée et joyeuse et imbibée du désir de vivre. Aussi gloire à qui t'a octroyé, ô fille bénie d emon vizir, tant de dons choisis, et a parfumé ta bouche, et mis l'éloquence sur ta langue, et, sous ton front, l'intelligence !"
Et la petite Doniazade se leva tout à fait du tapis où elle était blottie, et courut se jeter dans les bras de sa sœur, et s'écria : "Ô Shaharazade, ma sœur, que tes paroles sont douces et charmantes et délicieuses et instructives et émouvantes et savoureuses en leur fraîcheur ! Oh qu'elles sont belles tes paroles, ma sœur !"
Et Shaharazade se pencha vers sa sœur, et, en l'embrassa,t, elle lui glissa à l'oreille quelques paroles qu'elle fut seule à entendre. Et la jeune fille disparut aussitôt, comme le camphre.
Et Shaharazade resta seule, pendant quelques instants, avec le roi Schahriar. Et comme il se disposait, à la limite du contentement, à prendre dans ses bras sa merveilleuse épouse, voici que les rideaux s'ouvrirent et Doniazade reparut, suivie par une nourrice qui tenait deux jumeaux suspendus à ses seins, pendant qu'un troisième enfant marchait à quatre pattes derrière elle.
Et Shaharazade se tourna en souriant vers le roi Schahriar, et rangea devant lui les trois petits, après les avoir serrés contre sa poitrine, et, les yeux mouillés de larmes, elle lui dit : "Ô roi du temps, voici les trois enfants que, durant ces trois années, t'a octroyés le Rétributeur par mon entremise."
Il y en a encore quelques pages — Shaharazade explique qu'elle a eu des couches si faciles qu'elle n'a eu qu'à s'absenter quelques minutes, la première fois, et revenir reprendre son récit là où elle en était. en revanche, elle a été "dérangée" une vingtaine de jours entre la 679ème et la 700ème nuits — forcément, des jumeaux…
Bref, le roi l'aime ("Tu étais déjà dans mon cœur avant la venue de ces enfants" — preuve s'il en était besoin que les hommes aiment les femmes qui leur racontent des histoires — et réciproquement), et l'épouse, et la frangine est mariée à son propre frère…
C'est autrement développé que le récit de Galland. Mais début XVIIIème, les convenances ne permettaient pas de dire que le Roi se tape la narratrice pour la mettre en voix. C'étaient l'époque des "belles infidèles" — en traduction comme dans la vie…
"Et Shaharazade, ayant ainsi raconté cette histoire, ajouta : "Et telle est, ô Roi fortuné, la tendre histoire du Prince Jasmin et d ela Princesse Amande. Et je l'ai racontée telle qu'elle m'est revenue. Mais Allah est plus savant !"
Puis elle se tut.
Alors le roi Schahriar s'écria : "Ô Shaharazade; que cette histoire est splendide ! Oh qu'elle est admirable ! Tu m'as instruit, ô docte et diserte, et tu m'as fait voir les événements qui arrivèrent à d'autres qu'à moi, et considérer attentivement les paroles des rois et des peuples passés, et ce qui leur advint de choses extraordinaires ou merveilleuses ou simplement dignes de réflexion. Et en vérité, voici que de t'avoir écoutée durant ces mille nuits et une nuit, je sors avec une âme profondément changée et joyeuse et imbibée du désir de vivre. Aussi gloire à qui t'a octroyé, ô fille bénie d emon vizir, tant de dons choisis, et a parfumé ta bouche, et mis l'éloquence sur ta langue, et, sous ton front, l'intelligence !"
Et la petite Doniazade se leva tout à fait du tapis où elle était blottie, et courut se jeter dans les bras de sa sœur, et s'écria : "Ô Shaharazade, ma sœur, que tes paroles sont douces et charmantes et délicieuses et instructives et émouvantes et savoureuses en leur fraîcheur ! Oh qu'elles sont belles tes paroles, ma sœur !"
Et Shaharazade se pencha vers sa sœur, et, en l'embrassa,t, elle lui glissa à l'oreille quelques paroles qu'elle fut seule à entendre. Et la jeune fille disparut aussitôt, comme le camphre.
Et Shaharazade resta seule, pendant quelques instants, avec le roi Schahriar. Et comme il se disposait, à la limite du contentement, à prendre dans ses bras sa merveilleuse épouse, voici que les rideaux s'ouvrirent et Doniazade reparut, suivie par une nourrice qui tenait deux jumeaux suspendus à ses seins, pendant qu'un troisième enfant marchait à quatre pattes derrière elle.
Et Shaharazade se tourna en souriant vers le roi Schahriar, et rangea devant lui les trois petits, après les avoir serrés contre sa poitrine, et, les yeux mouillés de larmes, elle lui dit : "Ô roi du temps, voici les trois enfants que, durant ces trois années, t'a octroyés le Rétributeur par mon entremise."
Il y en a encore quelques pages — Shaharazade explique qu'elle a eu des couches si faciles qu'elle n'a eu qu'à s'absenter quelques minutes, la première fois, et revenir reprendre son récit là où elle en était. en revanche, elle a été "dérangée" une vingtaine de jours entre la 679ème et la 700ème nuits — forcément, des jumeaux…
Bref, le roi l'aime ("Tu étais déjà dans mon cœur avant la venue de ces enfants" — preuve s'il en était besoin que les hommes aiment les femmes qui leur racontent des histoires — et réciproquement), et l'épouse, et la frangine est mariée à son propre frère…
C'est autrement développé que le récit de Galland. Mais début XVIIIème, les convenances ne permettaient pas de dire que le Roi se tape la narratrice pour la mettre en voix. C'étaient l'époque des "belles infidèles" — en traduction comme dans la vie…
- AbraxasDoyen
J'ai anticipé votre désir, ma chère…
C'est un don, chez moi…
C'est un don, chez moi…
- henrietteMédiateur
Je suis donc comblée grâce à vos bonnes grâces : toute ma reconnaissance pour votre prévenance et votre labeur !
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