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- SheldonNiveau 9
Ce raisonnement est-il valable lors des contrôles commun, dnb blanc etc ?
Je m'explique :
Le jour du DNB blanc, les 3ème que j'ai habituellement en cours ne sont pas là, ils sont en épreuve.
Je dois les surveiller.
Seulement, ce ne sont pas mes élèves puisqu'ils sont mélangés. Ce n'est pas ma classe.
Considere-t-on que c'est un remplacement ?
Je sais qu l'on est obligé de participer aux surveillances des examens, d'être jury etc... mais pour un contrôle commun ou une épreuve blanche, ce n'est probablement pas le cas.
Je m'explique :
Le jour du DNB blanc, les 3ème que j'ai habituellement en cours ne sont pas là, ils sont en épreuve.
Je dois les surveiller.
Seulement, ce ne sont pas mes élèves puisqu'ils sont mélangés. Ce n'est pas ma classe.
Considere-t-on que c'est un remplacement ?
Je sais qu l'on est obligé de participer aux surveillances des examens, d'être jury etc... mais pour un contrôle commun ou une épreuve blanche, ce n'est probablement pas le cas.
- user7337Fidèle du forum
Ca fait partie de tes obligations de service.
https://www.neoprofs.org/t96518-nouveaux-statuts-surveillance-epreuves-communes-ou-epreuves-blanches#3360340
https://www.neoprofs.org/t96518-nouveaux-statuts-surveillance-epreuves-communes-ou-epreuves-blanches#3360340
- vyneilNiveau 5
Effectivement: soit c'est un examen et alors c'est une obligation de service ; soit c'est un examen blanc et alors cela dépend uniquement du protocole mis en place au sein de ton établissement. Dans le mien, les heures de cours "perdues" sont remplacées par des heures de surveillance et nous l'acceptons (même si...). Il faut reconnaître qu'une heure de surveillance ne demande pas un investissement en amont, contrairement à une heure de cours. Mais nous pourrions très bien refuser ! Nous devons estimer qu'il y a des revendications plus importantes. Si rien n'a été mis en place dans ton établissement ou que la surveillance risque de mal se passer parce que certains élèves sont ingérables, rien ne t'obliges à l'accepter.bigbang a écrit:Ce raisonnement est-il valable lors des contrôles commun, dnb blanc etc ?
Je m'explique :
Le jour du DNB blanc, les 3ème que j'ai habituellement en cours ne sont pas là, ils sont en épreuve.
Je dois les surveiller.
Seulement, ce ne sont pas mes élèves puisqu'ils sont mélangés. Ce n'est pas ma classe.
Considère-t-on que c'est un remplacement ?
Je sais qu l'on est obligé de participer aux surveillances des examens, d'être jury etc... mais pour un contrôle commun ou une épreuve blanche, ce n'est probablement pas le cas.
Dans tous les cas, je pense que c'est important d'adopter une position commune avec tes collègues.
- SheldonNiveau 9
Merci.
C'est tout de même une nouveauté depuis cette :censure: "réforme" que de se renseigner sur tous ces textes de loi.
En presque 20 ans de métiers, je n'avais jamais posé la moindre question sur la législation.
Depuis l'an dernier, je connais beaucoup mieux les textes, sur les réunions, les obligations etc...
Preuve en est qu'il faut apprendre à se défendre contre tous ces nouveaux abus.
C'est tout de même une nouveauté depuis cette :censure: "réforme" que de se renseigner sur tous ces textes de loi.
En presque 20 ans de métiers, je n'avais jamais posé la moindre question sur la législation.
Depuis l'an dernier, je connais beaucoup mieux les textes, sur les réunions, les obligations etc...
Preuve en est qu'il faut apprendre à se défendre contre tous ces nouveaux abus.
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" En tant que Physicien, j'ai une connaissance étendue de l'Univers et de tout ce qu'il contient." - Moi
- AudreyOracle
Brève du jour: avec mes latinistes de 5e, c'était ma 10è séance, sur les 36 officielles de l'année. En gros, j'en suis au tiers de l'année, quoi.
Bilan des apprentissages?
Chronologie trèèèès large de l'histoire romaine: les 3 périodes, dates de chacune, Romulus, César, Auguste.
La géographie de Rome (collines, fleuve, viae, forum, Ostie)
L'histoire de la langue latine et des principales langues européennes. (arbre généalogique des langues).
Toujours pas de latin à proprement parler. Une note de leçon, catastrophique.
Ouais, j'aurais pu commencer direct avec un texte, et hop, on lit, on commente, on apprend le verbe être, la première déclinaison...
Sauf que si je fais ça, je laisse en friche les élèves en difficulté qui sont incapables de se lancer dans la langue immédiatement, et je perds tous les latinistes inscrits ou presque par effet d'entraînement.
J'ai essayé de condenser au max les cours que je faisais habituellement, pour poser quelques jalons de civi avant d'entrer dans l'étude de la langue, mais le moindre truc prend un temps fou.
Je ne sais pas ce qu'on a fait aux élèves, tous niveaux confondus, pendant l'été, mais je n'ai cette année que des élèves incapables de se taire, d'écouter sans couper la parole, de travailler.
Je passe mon temps à faire la police, à menacer, à punir, à demander le silence, je n'en peux plus.
En 5e et en 4e en Français, je n'ai toujours pas fini ma première séquence. Je suis désespérée. Tout me coûte une énergie folle.
C'est moi?
C'est les élèves?
C'est la faute à la réforme? J'ai changé certains de mes cours, j'en ai fait de nouveaux, je fais l'effort de pousser chacun, encore plus qu'avant, à s'impliquer à l'oral, je ne lâche rien sur les exigences à l'écrit, mais presque aucun élève ne fait ce que je demande, tant en termes de respect des consignes que de sérieux de la réflexion. Là où j'annonce 20 minutes mini de travail à la maison, je trouve le lendemain un travail de toute évidence bouclé en 5 minutes chrono, et des leçons jamais apprises. Aujourd'hui, une élève de 4e, avec laquelle on bosse la poésie lyrique depuis septembre, m'a demandé ce que c'était que "sonnets" dans "Vos sonnets La font rire". J'ai dû blêmir. Je lui ai dit sèchement que c'était la preuve que depuis deux mois, elle n'avait visiblement rien fichu.
Je sais pas. Je sais plus.
Cette année, je fais de la merde. Aucun cours ne me fait plaisir, à part celui de latin 4e, avec mes grands débutants qui sont motivés et sympas.
Je n'ai jamais vécu ça.
J'en suis à regretter d'organiser un voyage en Italie.
Et encore, je dis tout ça alors qu'on n'a même pas encore commencé, ma collègue LM et moi, l'EPI LCA de 5e qui nous a déjà bien occupé 25-30 de boulot et de lectures chacune de notre côté.
Je suis épuisée.
Et dégoûtée.
Bilan des apprentissages?
Chronologie trèèèès large de l'histoire romaine: les 3 périodes, dates de chacune, Romulus, César, Auguste.
La géographie de Rome (collines, fleuve, viae, forum, Ostie)
L'histoire de la langue latine et des principales langues européennes. (arbre généalogique des langues).
Toujours pas de latin à proprement parler. Une note de leçon, catastrophique.
Ouais, j'aurais pu commencer direct avec un texte, et hop, on lit, on commente, on apprend le verbe être, la première déclinaison...
Sauf que si je fais ça, je laisse en friche les élèves en difficulté qui sont incapables de se lancer dans la langue immédiatement, et je perds tous les latinistes inscrits ou presque par effet d'entraînement.
J'ai essayé de condenser au max les cours que je faisais habituellement, pour poser quelques jalons de civi avant d'entrer dans l'étude de la langue, mais le moindre truc prend un temps fou.
Je ne sais pas ce qu'on a fait aux élèves, tous niveaux confondus, pendant l'été, mais je n'ai cette année que des élèves incapables de se taire, d'écouter sans couper la parole, de travailler.
Je passe mon temps à faire la police, à menacer, à punir, à demander le silence, je n'en peux plus.
En 5e et en 4e en Français, je n'ai toujours pas fini ma première séquence. Je suis désespérée. Tout me coûte une énergie folle.
C'est moi?
C'est les élèves?
C'est la faute à la réforme? J'ai changé certains de mes cours, j'en ai fait de nouveaux, je fais l'effort de pousser chacun, encore plus qu'avant, à s'impliquer à l'oral, je ne lâche rien sur les exigences à l'écrit, mais presque aucun élève ne fait ce que je demande, tant en termes de respect des consignes que de sérieux de la réflexion. Là où j'annonce 20 minutes mini de travail à la maison, je trouve le lendemain un travail de toute évidence bouclé en 5 minutes chrono, et des leçons jamais apprises. Aujourd'hui, une élève de 4e, avec laquelle on bosse la poésie lyrique depuis septembre, m'a demandé ce que c'était que "sonnets" dans "Vos sonnets La font rire". J'ai dû blêmir. Je lui ai dit sèchement que c'était la preuve que depuis deux mois, elle n'avait visiblement rien fichu.
Je sais pas. Je sais plus.
Cette année, je fais de la merde. Aucun cours ne me fait plaisir, à part celui de latin 4e, avec mes grands débutants qui sont motivés et sympas.
Je n'ai jamais vécu ça.
J'en suis à regretter d'organiser un voyage en Italie.
Et encore, je dis tout ça alors qu'on n'a même pas encore commencé, ma collègue LM et moi, l'EPI LCA de 5e qui nous a déjà bien occupé 25-30 de boulot et de lectures chacune de notre côté.
Je suis épuisée.
Et dégoûtée.
- oreHabitué du forum
Je me pose la même question ce soir.Audrey a écrit:Brève du jour: avec mes latinistes de 5e, c'était ma 10è séance, sur les 36 officielles de l'année. En gros, j'en suis au tiers de l'année, quoi.
Bilan des apprentissages?
Chronologie trèèèès large de l'histoire romaine: les 3 périodes, dates de chacune, Romulus, César, Auguste.
La géographie de Rome (collines, fleuve, viae, forum, Ostie)
L'histoire de la langue latine et des principales langues européennes. (arbre généalogique des langues).
Toujours pas de latin à proprement parler. Une note de leçon, catastrophique.
Ouais, j'aurais pu commencer direct avec un texte, et hop, on lit, on commente, on apprend le verbe être, la première déclinaison...
Sauf que si je fais ça, je laisse en friche les élèves en difficulté qui sont incapables de se lancer dans la langue immédiatement, et je perds tous les latinistes inscrits ou presque par effet d'entraînement.
J'ai essayé de condenser au max les cours que je faisais habituellement, pour poser quelques jalons de civi avant d'entrer dans l'étude de la langue, mais le moindre truc prend un temps fou.
Je ne sais pas ce qu'on a fait aux élèves, tous niveaux confondus, pendant l'été, mais je n'ai cette année que des élèves incapables de se taire, d'écouter sans couper la parole, de travailler.
Je passe mon temps à faire la police, à menacer, à punir, à demander le silence, je n'en peux plus.
En 5e et en 4e en Français, je n'ai toujours pas fini ma première séquence. Je suis désespérée. Tout me coûte une énergie folle.
C'est moi?
C'est les élèves?
C'est la faute à la réforme? J'ai changé certains de mes cours, j'en ai fait de nouveaux, je fais l'effort de pousser chacun, encore plus qu'avant, à s'impliquer à l'oral, je ne lâche rien sur les exigences à l'écrit, mais presque aucun élève ne fait ce que je demande, tant en termes de respect des consignes que de sérieux de la réflexion. Là où j'annonce 20 minutes mini de travail à la maison, je trouve le lendemain un travail de toute évidence bouclé en 5 minutes chrono, et des leçons jamais apprises. Aujourd'hui, une élève de 4e, avec laquelle on bosse la poésie lyrique depuis septembre, m'a demandé ce que c'était que "sonnets" dans "Vos sonnets La font rire". J'ai dû blêmir. Je lui ai dit sèchement que c'était la preuve que depuis deux mois, elle n'avait visiblement rien fichu.
Je sais pas. Je sais plus.
Cette année, je fais de la merde. Aucun cours ne me fait plaisir, à part celui de latin 4e, avec mes grands débutants qui sont motivés et sympas.
Je n'ai jamais vécu ça.
J'en suis à regretter d'organiser un voyage en Italie.
Et encore, je dis tout ça alors qu'on n'a même pas encore commencé, ma collègue LM et moi, l'EPI LCA de 5e qui nous a déjà bien occupé 25-30 de boulot et de lectures chacune de notre côté.
Je suis épuisée.
Et dégoûtée.
Je ne fais que râler, faire la police, etc.
Envie même de démissionner (mais bon, ça c'est parce que j'ai lu le programme de Fillon en entier... et celui de Juppé histoire d'être masochiste).
- VinZTDoyen
Pareil pour moi en lycée et en maths.
Plus aucun calcul n'est faisable, à part par moi.
Tout, je dis bien tout, leur pose problème.
Même l'application numérique d'une formule écrite trois lignes au dessus est périlleuse : priorité des opérations au petit bonheur la chance, parenthèses facultatives, indice ou exposant même combat …
Une phrase d'énoncé de plus de deux lignes plante les 3/4 de la classe…
Ils s'obstinent à rédiger différemment de ce qu'on fait (et refait) en classe. Sur 28 élèves de TS, à la question (super dure) de dériver 1/x, en tout et pour tout UNE bonne réponse, cinq ou six avec erreur de signe, le reste est du grand n'importe quoi (1/1, ou bien 1/racine(x) …).
Le pire, c'est qu'ils sont bien gentils, notent scrupuleusement le cours et les corrections d'exercices, mais après, question travail personnel, rien, que dalle, ou du mal fait...
J'ai l'impression qu'ils sont directement passés de la case Sixième à la cas Terminale. Et ils auront leur bac. Et ils se fraiseront la gueule dans le supérieur. Et ils sont supposés être les moins mauvais…
Et je déprime.
Même la [modéré] ne m'a fait pouffer que cinq minutes…
Plus aucun calcul n'est faisable, à part par moi.
Tout, je dis bien tout, leur pose problème.
Même l'application numérique d'une formule écrite trois lignes au dessus est périlleuse : priorité des opérations au petit bonheur la chance, parenthèses facultatives, indice ou exposant même combat …
Une phrase d'énoncé de plus de deux lignes plante les 3/4 de la classe…
Ils s'obstinent à rédiger différemment de ce qu'on fait (et refait) en classe. Sur 28 élèves de TS, à la question (super dure) de dériver 1/x, en tout et pour tout UNE bonne réponse, cinq ou six avec erreur de signe, le reste est du grand n'importe quoi (1/1, ou bien 1/racine(x) …).
Le pire, c'est qu'ils sont bien gentils, notent scrupuleusement le cours et les corrections d'exercices, mais après, question travail personnel, rien, que dalle, ou du mal fait...
J'ai l'impression qu'ils sont directement passés de la case Sixième à la cas Terminale. Et ils auront leur bac. Et ils se fraiseront la gueule dans le supérieur. Et ils sont supposés être les moins mauvais…
Et je déprime.
Même la [modéré] ne m'a fait pouffer que cinq minutes…
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« Il ne faut pas croire tout ce qu'on voit sur Internet » Victor Hugo.
« Le con ne perd jamais son temps. Il perd celui des autres. » Frédéric Dard
« Ne jamais faire le jour même ce que tu peux faire faire le lendemain par quelqu'un d'autre » Pierre Dac
« Je n'ai jamais lâché prise !» Claude François
« Un économiste est un expert qui saura demain pourquoi ce qu'il avait prédit hier ne s'est pas produit aujourd'hui. » Laurence J. Peter
- wanaxFidèle du forum
VinZT
Je sens que le Capes2021 2022 2023 sera un cru épique...
Voyons les choses d'un point de vue positif: qui pour nous remplacer ? mmm ?
Audrey
Conserve ton énergie au maximum. Il n'est pas possible de remédier seul à ce que tout un pays a voulu.
J'ai, comme tous je pense, une classe particulièrement pénible, très forte pour jouer la montre. Je leur ai annoncé que désormais, les devoirs surveillés porteraient sur ce que j'avais prévu de faire, pas sur ce que j'ai réussi à faire.
Préserve ta santé physique et mentale, il n'est pas possible que le futur ( 10 ans ? ) nous réserve de belles surprises.
Voilà, on me fait signe que vous avez cassé le jouet.. les industriels, les boîtes gueulent... la France, ce n'est pas les USA, on ne pourra pas se payer des professionnels étrangers.. mais qui employer pour reconstruire un système éducatif ? Nous serons tôt ou tard en position de force, car nos savoirs ne sont pas seulement utiles, ils sont nécessaires.
Je sens que le Capes
Voyons les choses d'un point de vue positif: qui pour nous remplacer ? mmm ?
Audrey
Conserve ton énergie au maximum. Il n'est pas possible de remédier seul à ce que tout un pays a voulu.
J'ai, comme tous je pense, une classe particulièrement pénible, très forte pour jouer la montre. Je leur ai annoncé que désormais, les devoirs surveillés porteraient sur ce que j'avais prévu de faire, pas sur ce que j'ai réussi à faire.
Préserve ta santé physique et mentale, il n'est pas possible que le futur ( 10 ans ? ) nous réserve de belles surprises.
Voilà, on me fait signe que vous avez cassé le jouet.. les industriels, les boîtes gueulent... la France, ce n'est pas les USA, on ne pourra pas se payer des professionnels étrangers.. mais qui employer pour reconstruire un système éducatif ? Nous serons tôt ou tard en position de force, car nos savoirs ne sont pas seulement utiles, ils sont nécessaires.
- LaepixiaNiveau 8
Conséquence indirecte avec la rentrée des appréciations sur les bulletins.
Ce soir, je me suis résolue à commencer à compléter les bulletins. C'est devenu d'un pénible (c'était déjà pénible avant mais là ça dépasse tout).
Avant je pouvais rentrer mes appréciations sur une seule page, il y avait un onglet qui permettait de choisir de remplir pour tous les élèves d'une classe dans sa matière sans passer par les bulletins complets. Maintenant, impossible. Je dois ouvrir pour chaque élève sa page de bulletin, faire défiler pour arriver à ma case et le logiciel me demande à chaque fois que je change d'élève si je veux valider.
En plus, les notes ne figurent pas sur les bulletins donc je dois ouvrir la page des notes pour reporter dans ma case d'appréciation.
Et enfin, plus d'assistant qui permettait d'avoir une liste d'appréciations et d'éviter le copier-coller.
Une perte de temps incroyable que toutes ces manipulations.
Du coup, mes appréciations sont devenues très sommaires.
Ce soir, je me suis résolue à commencer à compléter les bulletins. C'est devenu d'un pénible (c'était déjà pénible avant mais là ça dépasse tout).
Avant je pouvais rentrer mes appréciations sur une seule page, il y avait un onglet qui permettait de choisir de remplir pour tous les élèves d'une classe dans sa matière sans passer par les bulletins complets. Maintenant, impossible. Je dois ouvrir pour chaque élève sa page de bulletin, faire défiler pour arriver à ma case et le logiciel me demande à chaque fois que je change d'élève si je veux valider.
En plus, les notes ne figurent pas sur les bulletins donc je dois ouvrir la page des notes pour reporter dans ma case d'appréciation.
Et enfin, plus d'assistant qui permettait d'avoir une liste d'appréciations et d'éviter le copier-coller.
Une perte de temps incroyable que toutes ces manipulations.
Du coup, mes appréciations sont devenues très sommaires.
- gauvain31Empereur
@VINZT tu n'es pas seul , moi aussi j'ai mes secondes au bout du rouleau qui ne comprennent pas la question principale : faire un tableau comparatif vivant ; non/vivant: les élèves me posent des questions dont la réponse est sous leur yeux... je suis obligé de pointer du doigt pour qu'ils relisent. On ne parle pas le même langage. La différence atomes/molécules n'est pas comprise alors que je fais un rappel en début d'heure (et c'est d'un niveau 4ème). Les bases ne sont pas là. Pourtant il y a peu de prérequis dans ma matière. Certains ne comprennent pas que je les renvoie en étude pour ranger les feuilles de cours qui doivent être dans l'ordre.
Lors d'un rappel sur les graphiques en AP, un élève confondait abscisse et ordonnée. Un autre dans le cadre d'un exercice me demandait s'il pouvait voir une photo de coccinelle, car il n'en avait jamais vu. Et un autre tout à l'heure me disant que la viande de bœuf est de la matière non-vivante, car le bœuf est mort.....
J'ai l'impression de parler à des passoires.... Le travail personnel est absent pour la plupart de ces élèves. Tant pis, je note en conséquence.Je ne leur fais aucun cadeau.
Et je me dis que cette population anormalement faible et démunie culturellement parlant par rapport à la moyenne de mes secondes dans les autres lycées, sera, avec la réforme du collège, la "normalité"
Lors d'un rappel sur les graphiques en AP, un élève confondait abscisse et ordonnée. Un autre dans le cadre d'un exercice me demandait s'il pouvait voir une photo de coccinelle, car il n'en avait jamais vu. Et un autre tout à l'heure me disant que la viande de bœuf est de la matière non-vivante, car le bœuf est mort.....
J'ai l'impression de parler à des passoires.... Le travail personnel est absent pour la plupart de ces élèves. Tant pis, je note en conséquence.Je ne leur fais aucun cadeau.
Et je me dis que cette population anormalement faible et démunie culturellement parlant par rapport à la moyenne de mes secondes dans les autres lycées, sera, avec la réforme du collège, la "normalité"
- roxanneOracle
Pareil !VinZT a écrit:Pareil pour moi en lycée et en maths.
Plus aucun calcul n'est faisable, à part par moi.
Tout, je dis bien tout, leur pose problème.
Même l'application numérique d'une formule écrite trois lignes au dessus est périlleuse : priorité des opérations au petit bonheur la chance, parenthèses facultatives, indice ou exposant même combat …
Une phrase d'énoncé de plus de deux lignes plante les 3/4 de la classe…
Ils s'obstinent à rédiger différemment de ce qu'on fait (et refait) en classe. Sur 28 élèves de TS, à la question (super dure) de dériver 1/x, en tout et pour tout UNE bonne réponse, cinq ou six avec erreur de signe, le reste est du grand n'importe quoi (1/1, ou bien 1/racine(x) …).
Le pire, c'est qu'ils sont bien gentils, notent scrupuleusement le cours et les corrections d'exercices, mais après, question travail personnel, rien, que dalle, ou du mal fait...
J'ai l'impression qu'ils sont directement passés de la case Sixième à la cas Terminale. Et ils auront leur bac. Et ils se fraiseront la gueule dans le supérieur. Et ils sont supposés être les moins mauvais…
Et je déprime.
Même la [modéré] ne m'a fait pouffer que cinq minutes…
Ils s'en foutent en fait, ce" qui ne les empêche pas de râler en plus.
Et puis, j'hallucine toujours de voir que je dois punir, mette des heures de colle en 1°ES à cause de bavardages, idem en STMG mais plus en fait.
- NihtFidèle du forum
VinZT a écrit:Pareil pour moi en lycée et en maths.
Plus aucun calcul n'est faisable, à part par moi.
Tout, je dis bien tout, leur pose problème.
Même l'application numérique d'une formule écrite trois lignes au dessus est périlleuse : priorité des opérations au petit bonheur la chance, parenthèses facultatives, indice ou exposant même combat …
Une phrase d'énoncé de plus de deux lignes plante les 3/4 de la classe…
Ils s'obstinent à rédiger différemment de ce qu'on fait (et refait) en classe. Sur 28 élèves de TS, à la question (super dure) de dériver 1/x, en tout et pour tout UNE bonne réponse, cinq ou six avec erreur de signe, le reste est du grand n'importe quoi (1/1, ou bien 1/racine(x) …).
Le pire, c'est qu'ils sont bien gentils, notent scrupuleusement le cours et les corrections d'exercices, mais après, question travail personnel, rien, que dalle, ou du mal fait...
J'ai l'impression qu'ils sont directement passés de la case Sixième à la cas Terminale. Et ils auront leur bac. Et ils se fraiseront la gueule dans le supérieur. Et ils sont supposés être les moins mauvais…
Et je déprime.
J'ai découvert cela cette année. Je leur explique la méthode, j'insiste sur les pièges, les erreurs fréquentes, je leur propose un modèle de rédaction et... rien. Ils n'en font qu'à leur tête, préfèrent suivre leur idée (j'ai failli écrire raisonnement mais il leur manque la raison) même si je l'ai démontée à plusieurs reprises...
Bon les miens ne subissent pas la réforme du collège mais ont subi celle du lycée ( les calculs ; ex de problème insurmontable : dériver ou intégrer sinus ou cosinus) et toutes les lubies "main à la pâte/démarche d'investigation".
- gauvain31Empereur
Niht a écrit:VinZT a écrit:Pareil pour moi en lycée et en maths.
Plus aucun calcul n'est faisable, à part par moi.
Tout, je dis bien tout, leur pose problème.
Même l'application numérique d'une formule écrite trois lignes au dessus est périlleuse : priorité des opérations au petit bonheur la chance, parenthèses facultatives, indice ou exposant même combat …
Une phrase d'énoncé de plus de deux lignes plante les 3/4 de la classe…
Ils s'obstinent à rédiger différemment de ce qu'on fait (et refait) en classe. Sur 28 élèves de TS, à la question (super dure) de dériver 1/x, en tout et pour tout UNE bonne réponse, cinq ou six avec erreur de signe, le reste est du grand n'importe quoi (1/1, ou bien 1/racine(x) …).
Le pire, c'est qu'ils sont bien gentils, notent scrupuleusement le cours et les corrections d'exercices, mais après, question travail personnel, rien, que dalle, ou du mal fait...
J'ai l'impression qu'ils sont directement passés de la case Sixième à la cas Terminale. Et ils auront leur bac. Et ils se fraiseront la gueule dans le supérieur. Et ils sont supposés être les moins mauvais…
Et je déprime.
J'ai découvert cela cette année. Je leur explique la méthode, j'insiste sur les pièges, les erreurs fréquentes, je leur propose un modèle de rédaction et... rien. Ils n'en font qu'à leur tête, préfèrent suivre leur idée (j'ai failli écrire raisonnement mais il leur manque la raison) même si je l'ai démontée à plusieurs reprises...
Bon les miens ne subissent pas la réforme du collège mais ont subi celle du lycée ( les calculs ; ex de problème insurmontable : dériver ou intégrer sinus ou cosinus) et toutes les lubies "main à la pâte/démarche d'investigation".
J'ai aussi ce problème en Seconde depuis 3 ans environ. Ils n'ont plus envie de se soumettre au raisonnement du prof, à des modèles... c'est dans l'air du temps (individualisme) et encouragé par les IPR. Je me suis fait reproché ceci lors de ma précédente inspection : c'est de trop guider les élèves dans le raisonnement (on était en février): il faut les laisser faire !dixit l'IPR
- stenchMonarque
Je partage vos constats, je suis au lycée et cette année c'est compliqué : quasiment plus de travail, refus presque pathologique d'appliquer les méthodes pour leur préférer des inventions personnelles sans fondement, des élèves qui ne comprennent pas la question la plus simple ("pour chaque axe, vous proposerez des éléments d'analyse précis" > 50 % n'a fait le travail que pour un axe parce que, je les cite, "chaque ça veut dire un seul puisque c'est au singulier") et donc font n'importe quoi, des élèves qui pensent qu'en trois mots on peut répondre à une question de cours notée sur 8 points, des lacunes de vocabulaire tellement énormes que chaque texte est un immense problème, etc, etc.
_________________
"Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend." Yannis Youlountas
"Ils veulent dessiner l'apartheid, on dessinera le maquis."
- RabelaisVénérable
Gauvain31, tu as bien resuméle problème que nous rencontrons au collège: ils ne veulent pas suivre le modèle de raisonnement que le professeur doit leur apprendre et lui substituent le leur, qui , hélas, n'est pas valide , n'est appuyé sur aucune logique ni aucun présupposé admissible.
En fait, ils réfléchissent , mais pour la plupart, j'ai l'impression que ça ne tourne pas rond, comme on dit, que la façon dont fonctionne leur cerveau est compliquée et vaine. Ça me peine beaucoup.
Avec des collègues, nous cherchons la cause de ce désastre :
- leur a-t-on trop fait croire qu'ils pouvaient toujours trouver tout seul ? L'élève au centre du savoir ?
- ou le refus de la connaissance pure, la négation de la valeur de la transmission professorale, dans la Presse, sur le net, chez eux ? ( ton PE/ ton prof est un c.)
- le bidouillage en SVT, Physique, techno en ilôts?
Ici, ils ont un projet et font pousser des plantes, ils créent tout du Debut à la fin et cherchent tout seul, c'est super bien vu des inspecteurs. Le prof s'efface.
Nous, on les récupère incapables de tenir assis, rejetant les auteurs anciens, rétifs au savoir.
- il y a eu un phénomène climatique / hormonal/ que sais-je qui, en trois ans, a complètement détruit leur faculté de réflexion.
Quand je vous lis, quand je lis que certains ne savent pas ce qu'est une ordonnée , ou comprennent chaque autrement que comme " un par un", j'ai peur.
C'est trés trés grave, c'est un niveau de compréhension de primaire .
En fait, ils réfléchissent , mais pour la plupart, j'ai l'impression que ça ne tourne pas rond, comme on dit, que la façon dont fonctionne leur cerveau est compliquée et vaine. Ça me peine beaucoup.
Avec des collègues, nous cherchons la cause de ce désastre :
- leur a-t-on trop fait croire qu'ils pouvaient toujours trouver tout seul ? L'élève au centre du savoir ?
- ou le refus de la connaissance pure, la négation de la valeur de la transmission professorale, dans la Presse, sur le net, chez eux ? ( ton PE/ ton prof est un c.)
- le bidouillage en SVT, Physique, techno en ilôts?
Ici, ils ont un projet et font pousser des plantes, ils créent tout du Debut à la fin et cherchent tout seul, c'est super bien vu des inspecteurs. Le prof s'efface.
Nous, on les récupère incapables de tenir assis, rejetant les auteurs anciens, rétifs au savoir.
- il y a eu un phénomène climatique / hormonal/ que sais-je qui, en trois ans, a complètement détruit leur faculté de réflexion.
Quand je vous lis, quand je lis que certains ne savent pas ce qu'est une ordonnée , ou comprennent chaque autrement que comme " un par un", j'ai peur.
C'est trés trés grave, c'est un niveau de compréhension de primaire .
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Le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est c., on est c.
- gauvain31Empereur
Rabelais a écrit:Gauvain31, tu as bien resulé le problème que nous rencontrons au collège: ils ne veulent pas suivre le modèle de raisonnement que le professeur doit leur apprendre et lui substitue le leur, qui , hélas, n'est pas valide , n'est appuyé sur aucune logique ni aucun présupposé admissible.
Avec des collègues, nous cherchons la cause de ce désastre :
- leur a-t-on trop fait croire qu'ils pouvaient toujours trouver tout seul ? L'élève au centre du savoir ?
- ou le refus de la connaissance pure, la négation de la valeur de la transmission professorale, dans la Presse, sur le net, chez eux ? ( ton PE/ ton prof est un c.)
- le bidouillages en SVT, Physique, techno en ilôts?
Ici, ils ont un projet et font pousser des plantes, ils créent tout du Debut à la fin et cherchent tout seul, c'est super bien vu des inspecteurs.
Nous, on les récupère incapables de tenir assis, rejetant les auteurs anciens, rétifs au savoir.
- il y a eu un phénomène climatique / hormonal/ que sais-je qui, en trois ans, a complètement détruit leur faculté de réflexion.
Quand je vous lis, quand je lis que certains ne savent pas ce qu'est une ordonnée , ou comprennent chaque autrement que comme " un par un", j'ai peur.
C'est tres tres grave, c'est un niveau de compréhension de primaire .
Pour moi, c'est la raison principale(en gras) Rabelais, tu l'as bien résumé. Pas de refus de savoirs, mais on les a trop formaté "petit chercheur génial qui trouvent tout tout seul" . Il va falloir soulever clairement le problème avec les IPR un jour ou l'autre car ça va être difficile de les désintoxiquer car ce que je rencontre de plus en plus souvent en seconde (cette année c'est le pompon) c'est l'absence justement de logique et d'honnêteté dans les observations de résultats expérimentaux. Ils biaisent volontairement leurs observations de façon à ce que ça colle à leurs présupposés . Ils ne savent pas valider ou pas correctement une hypothèse. C'est très grave
- ZagaraGuide spirituel
Ça va s'aggraver avec les EPI et le "travail en autonomie" qui deviennent de plus en plus présents au collège : s'ils peuvent toujours résoudre tout exercice proposé par leurs moyens propres, alors cela les invite à penser que tout exercice donné par un enseignant ne nécessite pas de méthodes et d'apprentissages extérieurs à leur propre imagination. C'est plutôt logique comme réaction.
- gauvain31Empereur
L'imagination au détriment de la raison et de la logique: complètement anti-scientifique
- RabelaisVénérable
Tout à fait, Gauvain et Zagara:
1/ en maternelle, je n'apprends plus les lettres et la pré-lecture
2/ en primaire, je n'ai pas assez de français et de maths pour mettre des mots sur un raisonnement et formater mon cerveau à penser.
Plus de devoirs, plus d'efforts puissants, plus d'étude systématique et répétée de la grammaire et des formules mathématiques chez soi.
Impact: je passe , donc ce qui se fait à l'école suffit, pas la peine de bosser en dehors...en dehors, je détruis mon cerveau en jouant à des jeux de guerre ou en regardant des vidéos complotistes " humoristiques " dont je retiens toutes les niaiseries
Impact: je ne crois plus mon prof d'histoire, je peux remettre en question tout ce qui est dit, la preuve: le complot.
( vérifié hélas )
3/ College : l'élève au centre de son savoir, c'était il y a six ans, bien avant la réforme .
Je dois bidouiller, trouver seul avec ce que j'ai ( du vide ) et on me valorise pour cela ( bienveillance ) .
Je dois m'appuyer sur le groupe ( ilôts )
Impact: l'expérience vaut mieux que la leçon ( absence de bases solides donc, absence d'apprentissage des présupposés) , mes hypothèses ne sont pas ineptes, je suis important , elles sont valides ( le bœuf mort produit de la matiere morte donc non vivante ) .
Je n'ai pas à faire l'effort de travailler personnellement , le groupe y pourvoira .
Ok, mais souvent, je constate pire que cela, comment l'expliquer? Comme un système de pensée totalement erroné , des contre sens que ne ferait pas un enfant , une incapacité de conceptualiser en grammaire et surtout , une déperdition mémorielle terrible, même chez les eleves travailleurs .
1/ en maternelle, je n'apprends plus les lettres et la pré-lecture
2/ en primaire, je n'ai pas assez de français et de maths pour mettre des mots sur un raisonnement et formater mon cerveau à penser.
Plus de devoirs, plus d'efforts puissants, plus d'étude systématique et répétée de la grammaire et des formules mathématiques chez soi.
Impact: je passe , donc ce qui se fait à l'école suffit, pas la peine de bosser en dehors...en dehors, je détruis mon cerveau en jouant à des jeux de guerre ou en regardant des vidéos complotistes " humoristiques " dont je retiens toutes les niaiseries
Impact: je ne crois plus mon prof d'histoire, je peux remettre en question tout ce qui est dit, la preuve: le complot.
( vérifié hélas )
3/ College : l'élève au centre de son savoir, c'était il y a six ans, bien avant la réforme .
Je dois bidouiller, trouver seul avec ce que j'ai ( du vide ) et on me valorise pour cela ( bienveillance ) .
Je dois m'appuyer sur le groupe ( ilôts )
Impact: l'expérience vaut mieux que la leçon ( absence de bases solides donc, absence d'apprentissage des présupposés) , mes hypothèses ne sont pas ineptes, je suis important , elles sont valides ( le bœuf mort produit de la matiere morte donc non vivante ) .
Je n'ai pas à faire l'effort de travailler personnellement , le groupe y pourvoira .
Ok, mais souvent, je constate pire que cela, comment l'expliquer? Comme un système de pensée totalement erroné , des contre sens que ne ferait pas un enfant , une incapacité de conceptualiser en grammaire et surtout , une déperdition mémorielle terrible, même chez les eleves travailleurs .
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Le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est c., on est c.
- PuckVénérable
C'est exactement cela !
J'ai fait un questionnaire sur un livre en 3e(Corniche Kennedy). Il fallait réfléchir (évidemment). Bilan catastrophique !
J'ai fait un questionnaire sur un livre en 3e(Corniche Kennedy). Il fallait réfléchir (évidemment). Bilan catastrophique !
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"Ce que nous avons fait, aucune bête au monde ne l'aurait fait.
Mais nous nous en sommes sortis. Et nous voici confrontés à l'ingratitude de la nation. Pourtant, c'était pas ma guerre. C'était pas ma guerre, oh non !"Cripure
- ZagaraGuide spirituel
La mémoire n'est pas un donné mais un acquis, si on ne l'a jamais exercée dans sa vie on n'est pas meilleur qu'un poisson rouge. Or, il n'y a plus grand chose qui stimule la mémoire dans la vie quotidienne. Ça me fait penser au "point smartphone" dans les conversations (quand quelqu'un va sur wikipedia pour vérifier ce qu'on lui dit ou avoir une info) : si j'ai à portée de main une bibliothèque, rien ne m'incite à apprendre quoi que ce soit de tête, donc rien ne stimule ma mémoire, donc je suis un poisson rouge (ce n'est qu'un exemple mais y'en a plein, comme la stat assez délirante du temps moyen passé sur une chaîne de télé avant de zapper à une autre, etc).
- DanskaProphète
Au moins, à vous lire, je me rends compte que je ne suis pas la seule à m'arracher les cheveux : les 1ères et les Term restent des classes correctes, mais les 2ndes... Incroyable ! Les définitions les plus élémentaires ne sont pas apprises, le travail individuel et en silence, en classe, leur semble être une aberration. Je passe mon temps à faire la police, voire à dicter le cours (la seule chose qui les fasse taire). A la moindre occasion, mais vraiment la moindre, la moitié de la classe se remet à bavarder ; un élève qui pose une question, la moitié du temps, n'écoute pas la réponse... Certains ont moins de 4 de moyenne générale !
Et c'est la même chose dans toutes les 2ndes de mon bahut, pire même pour certaines.
Le pire là-dedans ? A entendre les collègues de collège, ça ne risque pas de s'arranger dans les années à venir - et tous les intervenants sur ce fil ne font que le confirmer
Et c'est la même chose dans toutes les 2ndes de mon bahut, pire même pour certaines.
Le pire là-dedans ? A entendre les collègues de collège, ça ne risque pas de s'arranger dans les années à venir - et tous les intervenants sur ce fil ne font que le confirmer
- JennyMédiateur
Danska a écrit:Les définitions les plus élémentaires ne sont pas apprises, le travail individuel et en silence, en classe, leur semble être une aberration. Je passe mon temps à faire la police, voire à dicter le cours (la seule chose qui les fasse taire). A la moindre occasion, mais vraiment la moindre, la moitié de la classe se remet à bavarder ; un élève qui pose une question, la moitié du temps, n'écoute pas la réponse... Certains ont moins de 4 de moyenne générale !
Je ne suis pas étonnée, c'est le profil de mes 3e de l'an dernier. Beaucoup ont eu la flemme de chercher une orientation en pro, ou alors c'était trop loin ("faut prendre le bus madame, c'est pas possible") ou ont été refusés. Ils sont allés en 2nde générale, y compris des élèves qui avaient 4/5 de moyenne générale. Je plains les collègues de lycée qui les ont récupérés.
- DanskaProphète
Jenny a écrit:Danska a écrit:Les définitions les plus élémentaires ne sont pas apprises, le travail individuel et en silence, en classe, leur semble être une aberration. Je passe mon temps à faire la police, voire à dicter le cours (la seule chose qui les fasse taire). A la moindre occasion, mais vraiment la moindre, la moitié de la classe se remet à bavarder ; un élève qui pose une question, la moitié du temps, n'écoute pas la réponse... Certains ont moins de 4 de moyenne générale !
Je ne suis pas étonnée, c'est le profil de mes 3e de l'an dernier. Beaucoup ont eu la flemme de chercher une orientation en pro, ou alors c'était trop loin ("faut prendre le bus madame, c'est pas possible") ou ont été refusés. Ils sont allés en 2nde générale, y compris des élèves qui avaient 4/5 de moyenne générale. Je plains les collègues de lycée qui les ont récupérés.
Oui, je confirme, il m'arrive de me plaindre moi-même.
- Spoiler:
- :dehors2:
- Spoiler:
- Je préfère en rire qu'en pleurer, mais des fois, il y aurait de quoi :/
- ZagaraGuide spirituel
Ce qui est fou c'est qu'on puisse se faire accepter en seconde avec 4 de moyenne...
- Spoiler:
- ...et avoir son bac 3 ans plus tard sans avoir progressé...
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