- MauvetteÉrudit
Bonjour à tous !
Une idée bizarre a encore germé dans ma tête tordue mais je me heurte malheureusement à mon ignorance crasse et à un manque prégnant de supports... Bref, j'ai besoin de vous !
Pour ma séquence sur le fantastique, j'aimerais étudier la photographie au XIXe siècle et les manipulations techniques sur le film ou le papier (double exposition, masquage, double impression) qui ont permis à certains photographes de créer des images surprenantes et décalées. Je trouve intéressant de leur montrer que tout ne se passait pas sur ordi et qu'il n'était pas aussi facile, à l'époque, de retoucher l'image ; que la photo était synonyme de réalité, et que, dès lors, le doute s'insinuait dans l'esprit des spectateurs.
J'ai trouvé quelques supports dans les manuels, notamment cette photo très connue :
ou deux autres dont une dans le TDL p.244, et une dans "l'oeil et la plume" p.102.
Mais il me manque un ou deux autres supports et aussi, un document complémentaire qui me permettrait de savoir ce qui a poussé ces photographes à explorer cet aspect de leur art (j'ai bien quelques idées mais rien de sûr).
Je me tourne donc vers vous, vers vos connaissances sans faille et vers votre esprit critique pour savoir si ça tient la route ou si je me dirige droit dans le mur...
Bien à vous,
Mauvette.
Une idée bizarre a encore germé dans ma tête tordue mais je me heurte malheureusement à mon ignorance crasse et à un manque prégnant de supports... Bref, j'ai besoin de vous !
Pour ma séquence sur le fantastique, j'aimerais étudier la photographie au XIXe siècle et les manipulations techniques sur le film ou le papier (double exposition, masquage, double impression) qui ont permis à certains photographes de créer des images surprenantes et décalées. Je trouve intéressant de leur montrer que tout ne se passait pas sur ordi et qu'il n'était pas aussi facile, à l'époque, de retoucher l'image ; que la photo était synonyme de réalité, et que, dès lors, le doute s'insinuait dans l'esprit des spectateurs.
J'ai trouvé quelques supports dans les manuels, notamment cette photo très connue :
ou deux autres dont une dans le TDL p.244, et une dans "l'oeil et la plume" p.102.
Mais il me manque un ou deux autres supports et aussi, un document complémentaire qui me permettrait de savoir ce qui a poussé ces photographes à explorer cet aspect de leur art (j'ai bien quelques idées mais rien de sûr).
Je me tourne donc vers vous, vers vos connaissances sans faille et vers votre esprit critique pour savoir si ça tient la route ou si je me dirige droit dans le mur...
Bien à vous,
Mauvette.
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Je vais bien, ne t'en fais pas
- AbraxasDoyen
Il y a des textes de Conan Doyle sur le sujet — il s'est passionné d'occultisme après avoir abandonné Sherlock à son sort. Dans le volume Bouquins des œuvres diverses (les aventures du Professeur Challenger et autres textes).
- CeladonDemi-dieu
Ne trouverais-tu pas les supports qui te manquent ici ? Bonne chance !
http://www.delacaveaugrenier-blogcine.fr/au-scalpel-le-fantastique-en-photographie/
http://www.delacaveaugrenier-blogcine.fr/au-scalpel-le-fantastique-en-photographie/
- MauvetteÉrudit
Merci abraxas, j'ai trouvé quelques pistes grâce à tes indications, mais n'ayant pas l'ouvrage sous la main, je ne peux pas davantage approfondir.
Celadon, j'avais trouvé ce site, mais les photographies dont ils parlent datent des années 60 à nos jours. J'aimerais réellement rester sur des photos de la fin du XIXe siècle, pour que cela coïncide avec le fantastique littéraire.
Celadon, j'avais trouvé ce site, mais les photographies dont ils parlent datent des années 60 à nos jours. J'aimerais réellement rester sur des photos de la fin du XIXe siècle, pour que cela coïncide avec le fantastique littéraire.
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Je vais bien, ne t'en fais pas
- AbraxasDoyen
Ah, il ne faut pas trop m'en demander : je ne me balade pas en vacances avec ma bibliothèque et mon scan…
- olive-in-oilSage
Je pense avoir tout ce qu'il te faudrait, j'ai pas mal de bouquins sur la naissance de la photographie. Je dois aussi avoir quelques cours tapés avec des documents iconographiques.
Je vais te chercher ça dès que possible.
Je vais te chercher ça dès que possible.
- olive-in-oilSage
Je t'ai fait un petit doc rapide avec des citations et quelques images. Dis-moi si ça te va ou si tu veux que je te scanne quelques pages de mes bouquins.
- RuthvenGuide spirituel
Il y a eu une expo. en 2004 avec un catalogue publié chez Gallimard, Le troisième oeil :
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Livres-d-Art/Le-Troisieme-oeil
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Livres-d-Art/Le-Troisieme-oeil
- MauvetteÉrudit
Wahou ! Merci Olive, ton doc est très très intéressant. Je vais tenter d'en extraire la substantifique moelle...
Et merci également Ruthven, je vais voir si ce document ne serait pas dispo dans une des bibliothèque du secteur.
Et merci également Ruthven, je vais voir si ce document ne serait pas dispo dans une des bibliothèque du secteur.
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Je vais bien, ne t'en fais pas
- MauvetteÉrudit
Abraxas a écrit:Ah, il ne faut pas trop m'en demander : je ne me balade pas en vacances avec ma bibliothèque et mon scan…
Sans blague ?
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Je vais bien, ne t'en fais pas
- dorémyExpert spécialisé
Il y avait aussi l'expo l'ange du bizarre au Musée d'Orsay où quelques photos d'inspiration fantastique étaient présentes :
" L'univers libertin de Sade, mêlant souffrance et sensualité, reprend vie à travers les dessins de Masson mais aussi dans la poupée de Hans Bellmer qui expérimente à l'infini les ambiguïtés de l'automate cassé, violenté, fétichisé, photographié non pas dans les caves voûtées d'un château gothique, mais dans les recoins sordides et quotidiens d'un appartement moderne.
Armés d'un appareil photographique ou d'un pinceau à lavis, les surréalistes sont à la quête du merveilleux moderne qui hante villes et objets usuels, tel Brassaï capturant les masques hurlants grattés sur les murs ; reproduisant les expériences quasi médiumniques des dessins d'Hugo, Bellmer fait émerger des visages muets d'un nuage d'encre, tandis que Painlevé retrouve un monstre grotesque et hilare en approchant son objectif à quelques centimètres d'une pince de homard : partout la force magique de l'art romantise l'univers, peuple le quotidien de créatures fantastiques, anime l'inerte de vies étranges et cachées.
Le lieu imaginaire le plus excitant reste le château gothique, encore perceptible à travers le motif acéré et séquestrant des grillages, herses et ferronneries qui forment la trame de certaines oeuvres de Klee ; mais la prison la plus inquiétante, parce que naturelle, demeure la forêt.
"Sentiments mitigés lorsque, pour la première fois, il pénètre dans la forêt : ravissement, oppression […] dehors et dedans tout à la fois. Libre et prisonnier". Tels sont les mots avec lesquels Max Ernst décrit son expérience de la forêt, convoquant la tradition romantique allemande : le lieu mythique des origines est aussi un tombeau silencieux hérissé de barreaux."
Plus d'info ici : http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/expositions/au-musee-dorsay/presentation-detaillee/page/5/article/lange-du-bizarre-35087.html?cHash=4319b86396
" L'univers libertin de Sade, mêlant souffrance et sensualité, reprend vie à travers les dessins de Masson mais aussi dans la poupée de Hans Bellmer qui expérimente à l'infini les ambiguïtés de l'automate cassé, violenté, fétichisé, photographié non pas dans les caves voûtées d'un château gothique, mais dans les recoins sordides et quotidiens d'un appartement moderne.
Armés d'un appareil photographique ou d'un pinceau à lavis, les surréalistes sont à la quête du merveilleux moderne qui hante villes et objets usuels, tel Brassaï capturant les masques hurlants grattés sur les murs ; reproduisant les expériences quasi médiumniques des dessins d'Hugo, Bellmer fait émerger des visages muets d'un nuage d'encre, tandis que Painlevé retrouve un monstre grotesque et hilare en approchant son objectif à quelques centimètres d'une pince de homard : partout la force magique de l'art romantise l'univers, peuple le quotidien de créatures fantastiques, anime l'inerte de vies étranges et cachées.
Le lieu imaginaire le plus excitant reste le château gothique, encore perceptible à travers le motif acéré et séquestrant des grillages, herses et ferronneries qui forment la trame de certaines oeuvres de Klee ; mais la prison la plus inquiétante, parce que naturelle, demeure la forêt.
"Sentiments mitigés lorsque, pour la première fois, il pénètre dans la forêt : ravissement, oppression […] dehors et dedans tout à la fois. Libre et prisonnier". Tels sont les mots avec lesquels Max Ernst décrit son expérience de la forêt, convoquant la tradition romantique allemande : le lieu mythique des origines est aussi un tombeau silencieux hérissé de barreaux."
Plus d'info ici : http://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/expositions/au-musee-dorsay/presentation-detaillee/page/5/article/lange-du-bizarre-35087.html?cHash=4319b86396
- dorémyExpert spécialisé
olive-in-oil a écrit:Je t'ai fait un petit doc rapide avec des citations et quelques images. Dis-moi si ça te va ou si tu veux que je te scanne quelques pages de mes bouquins.
Même si c'est indiqué "pour Mauvette" on peut y jeter un coup d'oeil et s'en servir ? où il faut te verser des droits d'auteurs ?
- AmaliahEmpereur
Moi aussi, Olive, j'aimerais bien voir ton document si c'est possible, ce sujet m'intéresse beaucoup.
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